‹ Correspondance généraleChapitre 59 sur 122 · A ALPHONSE DE GALONNE · texte numérisé non relu

A ALPHONSE DE GALONNE

ly août 1858.

Cher monsieur,

Avant d'aller vous voir (car je ne veux vous voir qu'avec le paquet complet et prêt pour l'Imprimerie ('), demain ou après-demain soir) je veux vous dire que je me suis chargé d'une commission auprès de vous.

Vous verrez prochainement sans doute un de mes bons amis, M. Edouard Gardet^^)^ q^iJ désire faire un travail pour vous. Je ne sais pas en vérité quel besoin avait Gardet de se faire recommander, car il se recommande très bien lui-même. Vous verrez un homme instruit et plein d'esprit. Ancien élève de l'École des Chartes, il revient de Pétersbourg où il a consulté des masses de documents, ayant trait à l'histoire de France. C'est probablement de cela qu'il sera question '^^. 11 serait sans doute allé chez vous, si j'avais su lui donner votre numéro que je n'ai retrouvé que postérieurement. Quant à lui, je vous donne son adresse à tout hazard, bien qu'évidemment il vous la donnera lui-même.

Les matières historiques sont son affaire; mais à travers la conversation, il m'a beaucoup parlé de toutes les peintures françaises qui sont à ïHenrii-

(') II s'agit du Hascbiscb.

(^) Grand ami de Charles Asselineau qui devait le choisir pour son légataire universel.

(^) Nous n'avons rien trouvé de lui dans la collection de la Revue contemporaine. Au Catalogue de la Bibliothèque Nationale, il ne figure que pour Un courrier en 166^, lettres inédites de Mézeray (1859).

tage. II n'y a donc pas d'écrivain français qui les

ait vues? Car je n'en ai jamais lu de description.

Mille compliments.

Ch. Baudelaire.

Je viens de lire la note sur le Pym. Elle est excellente et, pour ainsi dire, caressante. Remerciez bien M. Hervé '^'.

Edouard Gardet, 6, rue de Provence.

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