‹ Correspondance généraleChapitre 86 sur 122 · À ALPHONSE DE GALONNE · texte numérisé non relu

À ALPHONSE DE GALONNE

Honfleur, 24 février 1839.

Mon cher Directeur,

Voilà pour vous indemniser de votre article, qui n'est pas fini ^^l Je suis parti en promettant, hélas ! des articles à bien d'autres qu'à vous. Vous voyez que la Muse de la Mer me convient. D'ailleurs, j'obéis à Madame de Calonne. Ne m'a-t-elle pas dit : Faites-nous des vers surtout ^2)

Ch. Baudelaire.

2^ février [1859].

(Date à jamais mémorable et qui doit être chère à un vieux faubourien comme vous)^^\

... Voici un poëme dont vous ne parlerez pas à Du Camp. Je vais le lui expédier., .^^l

Vous voyez que l'air de la mer me profite.

Tout à vous. P^^

('^ II est évident qu'un exemplaire du placard d'Honfleur accompagnait ce billet. — L'article non fini, l'Opium.

'"^) Il semble que le mari de M"° de Calonne n'ait pas partagé cette préférence. Le 11 mars (voir Les Paradis ARTIFI- CIELS, p. 297), il fera remarquer à Baudelaire que, du train Si'il va, le lecteur aura oublié son Haschisch quand viendra son jtium.

('*) Eugène Crépet [Œuvres posthumes, p. 182) relate que Poulet-Malassis avait annoté cette lettre, écrivant notamment : «Ce qui fait que Baudelaire m'appelle vieux faubourien [...], c'est que j'ai publié en i8.j8 un journal populaire sous le titre

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