LE G^N^BAL BBDNE AU COMITE DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Bordeaux est régénéré; le gouvernement y est provisoirement militaire; on en tirera bientôt des hommes et des chevaux.
(Arch. de ia gaerre, aoalyae, eorr. gén. )
1770 , lieutenant en a* le 1 1 juin 1 776 el en 1*' le 8 avril 1 77g , capitaine le i*' mai 1788, chevalier de Saint-Louis le la décembre 1790, aide de camp du général Valence le lo mars 1799 , chef dWadron au 1*' carabiniers le k avril 179a, chef de brigade le 3o septembre 1793* générai de brigade le 3o juin 1793, réformé ie a 5 pluviôse an V (i3 février 1797)1 inspecteur général des remontes des i5* el 17* divi-
sions militaires en vendémiaire an vi (octobre 1797)1 commandant de la Légion d*honneur le i5 juin 180&, retraité le a8 mars 1807, mort k Lavit le 17 février 1891. Le général Baget avait fait les campagnes d^AQemagne de 1769 k 1769.
li avait été blessé de deux coups de sabre à la bataille d^Arlon ie 9 juin 1793.
(') Cf. A. Ghuquet, Wisiembaurg, p. 99& et suiv.
[33 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 373
106. paris; 2 3 OCTOBRE 1798^^^ INSTRUCTIONS DU COMITE DE SALUT PUBLIC AU GÉNÉRAL JOURDAN.
Les représentants du peuple composant le Comité de salut public , considérant combien il est essentiel de profiter de la victoire qui vient d'être remportée par l'armée du Nord et de l'abattement qu'elle a dû jeter parmi les despotes coalisés ;
Considérant que renvoyer à la campagne prochaine leur expulsion , c'est terminer celle-ci d'une manière désavantageuse, leur laisser les moyens de commencer la suivante et prolonger les malheurs de là guerre;
Que le seul moyen d'imprimer une énergie nouvelle à l'esprit public , comme de jeter le découragement chez les ennemis et de leur ôter tout espoir de succès pour la suite, est de les ramener au même point où ils étaient en commençant;
Considérant qu'il est impossible à un peuple libre de consentir à aucune trêve ou à prendre aucun repos tant que son ennemi occupe une portion quelconque de son territoire, que des raisons d'économie et de politique exigent que nous vivions à ses dépens, et qu'enfin la saison est trop avancée pour qu'une défaite même, en supposant qu'elle eût lieu , pût compromettre le salut de la frontière ;
Arrêtent ce qui suit :
1*" Le général en chef de l'armée combinée du Nord et des Ardennes réunira toutes les forces qui sont à sa disposition pour frapper un coup décisif et chasser entièrement dans cette campagne l'ennemi du territoire de la République.
9"* A cet effet il passera la Sambre, soit au-dessus, soit au-dessous de Maubeuge, soit à Maubeuge même; il cernera l'ennemi, il l'enveloppera, il l'enfermera dans la portion du territoire qu'il a envahie, lui coupera les communications avec son propre pays et le séparera de ses magasins, qu'il brûlera, s'il ne peut s'en emparer.
y Néanmoins, l'armée française ne s'engagera qu'avec prudence en terre étrangère; elle côtoyera les frontières le plus près que faire se pourra et maintiendra toujours ses communications assurées avec
(*) Carnot est présent au Gomitë. il rédige rarrété confiant k Hoche le commandement de raimëe de la Moselle. (Cf. Aulard, VII, 56/ï.)
il à CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [39 oct. 1793.]
les places ; elle fera , autant que possible , une guerre de postes ; elle engagera une affaire générale aussitôt que l'occasion soffirira de combattre avec avantage et de mettre Tannée ennemie en déroute complète.
/i"* Le général fera son possible pour tromper l'ennemi sur ses projets; il lui persuadera qu'il a des forces immenses; il pourra tenter un coup de main sur Namur , et , s'il ne peut prendre cette forteresse , il tâchera du moins d'isoler le château en coupant le pont qui conununique en pays ennemi; il tâchera également d'enlever le Quesnoy, soit par surprise , soit en le faisant sommer, s'il est instruit que la garnison est faible.
5® Le général tiendra ses forces en masse et donnera à l'ennemi de la jalousie sur plusieurs points pour l'engager à diviser les siennes ; il tirera des garnisons tout ce qui n'est pas absolument nécessaire à leur sûreté, en remplaçant les vieilles troupes par celles de la réquisition.
6"* En même temps qu'une division agira ainsi du côté de Mons, l'autre pressera l'ennemi du côté de Cysoing, Maulde et Tournai, et tâchera d'opérer sa jonction avec la première, soit en enveloppant Mons et Tournai, soit en passant entre ces villes et la frontière.
(Minute aat. deCarnot, Areh. nat., AP u 9&&. — Expéditûm signés par Bifland-Varenne, Garnot , Hérault , C.-A. Prieur, Robespierre, Barère et Collot-d*Herbois, Areh. de la guerre, armée du Nord.) ^