PAEI8, 6 SBPTBUBBJB i
Ll GOllITi Dl SALUT PUBLIC AU MIlflSTEB DB LA 6UBREB BOUGHOTTB.
Analyse. — Deux lettres : 1^ Envoi de deux lettres qu'il a reçues, le 35 août, de Petiet^^^ commissaire ordomiateur en chef de l'armée des Côtes de Brest f^l (Minute, Arch. nat., AFu 967.) — a* Il le prévient que l'ordonnateur général ayant presque dépourvu Cambrai de subsistances , il importe d'envoyer dans cette ville les approvisionnements nécessaires. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. R, fol. t9&.)
6 SBPTBUBRB 1798. LBS 6<If<RAUX LANDRBMOIIT BT LA BOURDONIfATB
AU COUni DB SALUT PUBLIC
Analyêê. — Le général Landremont écrit de Wissembouiy pour exposer que son année n*est composée que de 1 8,000 hommes, et qu*ii n*a que 3,ooo hommes de cavalerie, tandis que Tennemi en a 19,000. Il annonce que le roi de Prusse parait ennuyé de la guerre. (Analyse, Arch. de la guerre, r^. du Comité de salut public, C, fol. 676.) — a* Le général La Bourdonnaye présente des observations sur remploi des vingt ou trente mille hommes qu*on destine à défendre les frontières du Nord et des Ardennes. (Analyse, Arch. de la guerre, idem, fol. &80.)
(^} Claude-Louis Petlet, né à Ghâtillonsur-Seine (G6le-d^0r) le 9 février 1749, subdélégué de Tintendance de Bretagne en 1774, commissaire ordonnateur des guerres A Tannée des Côtes de Brest, député dHlleet-Vilaine au Conseil des Anciens le 9 5 vendémiaire an i?(i7 octobre 1796), ministre de la guerre du 19 pluviôse an iv (8 février 1796) au 1 6 messidor an v (il juillet 1797)1 député de la Seine au Conseil des Cinq Cents le 95 germinal an vu (i& avril 1799), conseiller d^État le U nivôse an vin (95 décembre 1 799 ) « mort à Paris le 9 5 mai
(') Le même jour, le Comité de salut public accusa réception au commissaire ordonnateur en chef des guerres Petiet de
ses deux lettres. (Minute, Arch. nat., AF u 967.) ~ Cf. dansAulard, VI,3i3, une lettre des représentants Reubell, Gillet et Ruelle, en date du 6 septembre 1793, où ils ëvaluent i 18 millions les fonds nécessaires pendant huit mois h Tannée des Côtes de Brest et à celle de Mayence, et demandent que le ministre de la guorre verse h millions pour les premiers besoins. Le Comité de salut puUic leur répondit qu^il avait transmis cette demande ao ministre de la guerre afin que la somme nécessaire fût envoyée sans retard. «Noos serons attentifs, ajoutait le Comité, à seconder de tout notre pouvoir le lèle qui vous anime ppur le salut de la République.» (Arch. nat, AF u 967.)
[7aFT. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ.
LE COUni DE SALUT PUBLIC A PHILIPPEAUX , REPRESENTANT BU PEUPLE
PRÈS LURMEe des côtes DE LA ROCHELLE.
Paris, 7 septembre 1793.
Citoyen collègue ,
Lorsque ramour de la République règle tous les mouvements des représentonts du peuple, les différentes vues ne sont que des moyens différents de servir la patrie. La confiance réciproque conduit à des développements qui l'affermissent, et bientôt l'unité de moyens est le fruit de l'unité de sentiments. En concourant avec vous au triomphe de la liberté, le Comité se persuade que vous y contribuerez beaucoup par votre zèle ^^\
(Minata, Areh. oat, AF a 167.)
37. PARIS, 7 SEPTEMBRE 1793^*^^ LE GOMITi DE SALUT PUBLIC AUX ADMINISTRATEURS DU DISTRICT DE BERGUES
ET AU GlfN^RAL GARRION.
Paris, le 7 septembre 1793, Tan 11 de la République française.
IMS BBPWisBMTANTS DU PMVPLB MEMBMB8 DV COMTri DB SÀLVT PVBLIC AVI àDMiKtSTRÀTEUES DV DISTRICT DB BBBBUB8 BT AO oiviBAl CARBIOlt ^*\
Nous avons reçu, citoyens, votre lettre du 38 août dernier et la pièce qui y était jointe ^^\ Nous applaudissons à la fermeté avec laquelle
(1) CL dans Avdard, YI, 163, la leUre de Philippeaiix au Comité de salut puUic, eo date de Sanmor, le 3 septembre 1793. Cette {Âèee porte cette annotation autopiphe de Ctmot : «Bépondre que noua atona reçu arec plaiair les explications qu*ii noos donne, que nous faisons des yobux pour le prompt succès de nos armes et que nous comptons qu*ii y cbntribuera beaucoup par son ièle.i»
^ CÛiïot est présent à la séance du Gomité. (CL Aulard, VI, 3a3.)
(') Cf. lettre de Boui^, commandant temporaire de Dunkerque, en date du 33 août, p. 37.
(^) Le ministre de la ^erre Boucbotte avait écrit au générai Carrion, le 9 5 août 1793 : «rBergues est fort intéressant pour la défense de nos départements maritimes; employez A le défendre tous les efforts de votre courage et de votre intelligence. Que Tamour de la patrie soit toujours le mobile de vos actions; songes à tout ce que vous devei A vos coacitoyens. Je ne peux me
96 CORRESPONDANCE GÉNÉRAIS DE CARNOT. [7 svt. 1793.]
vous avez accueilli les propositions de rennemi; nous vous invitons k continuer de développer le même courage, la même énergie. Quil sera doux , qu'il sera honorable pour votre cité d'avoir, par une généreuse résistance, contribué si efficacement an salut de la patrie! Elle vous offrira des couronnes civiques et elle s'empressera d'indemniser tous les citoyens qui auront essuyé des pertes de la part de l'ennemi ^'^
Le$ tnembrei du Camài de $ahu public chargii de la corre$p(mdanee,
B. BABias, Billaud-Vamniii, Cabhot, C.-A. Pbudb,
Pbibiib (de la Marne).
(Areh. adui. de la guerre, împr. dioi tt Rémmté «xpOÊUif ég Im nuimit rt99kimmtmir$ àê UmrUm'Jmi^FrÊmçm» Cmrrinm, vt'géiièrÊl if kfigmà», p. SA.)
PABIS, 7 SEPTEMBRE 1793.
LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTB AU COUni DE SALUT PUBLIC.
Anabfêe. — Il demande à ne pas appliquer Tarrétë du Comité en date da a8 août, qui prescrit Temploi des bœufs pour les transports et charrois militaires à Textérieur ^'^. Il propose de remplacer par des chevaux de trait les chevaux tirés des charrois pour la cavalerie.
(Orig., Arch. de la gacrre, rorreKpondance générale.)
défendre d*avoir en voua beaucoup de confiance Votre réponse au générai anglais est bonne et ferme.» (Cf. Réiumé expoiUif d§ la conduit» révolutionnaire de Marim'Jean'Fnmçoiê Ûnrion, p. 3o.)
t'} Bouchotie félicita, le i5 septembre, Carrîon d'avoir contribué à la défaite des Anglais. Le 6 octobre, le conseil général de la commune de Beiges délivra au générai un certificat relatant les services rendus par lui à la ville pendant qu'elle était cernée par l'ennemi. Enfin, le 1 1, le général en chef Jourdan , les généraux Favereau, Lemaire, Parant et Emouf constatèrent ofiiciellement leurs regrets de la re^
traite de Carrion , nécessitée par son origine noble, et déclarèrent que «sa conduite et ses sentiments sont irréprochables, que son opinion est celle d*un républicain décidé, qu'il a toujours montré un courage héroïque A défendre la République, une haine implacable aux tyrans, aux modérés et A tous ceux dont les sentiments et les actions n'ont pas pour but le bien et les intérêts de la République.» (Cf. Rhmné êxpooitif, p. Si, 36 et 37.)
W Cf. Aulard, VI, iht. — ^arrêté du Comité portait que les chevaux remplacés par iet hœufa devaient être envoyés inrle-ehamp à Tannée.
MONT-LIBRE, 7 SEPTEMBRE lygS.