‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 42 sur 147 · REPRESENTANTS DANS LA SEINE-INFERIEURE · texte numérisé non relu

REPRESENTANTS DANS LA SEINE-INFERIEURE

La découverte que vous avez faite, citoyens collègues, d'une fonderie près de Rouen est des plus intéressantes^^); vous êtes autorisés à lui donner toute l'activité possible et à favoriser rétablissement de la manufacture des fusils ; nous vous invitons de ne pas négliger ces grands moyens de défense. Nous vous observons seulement deux choses : la première, c'est que, voulant établir une grande manufacture d'armes à Paris, il faut que les mesures que vous pourrez prendre ne contrarient point cet établissement; la seconde, c'est que nous pensons qu'il ne faut point de régie en ce genre, mais des entreprises. Il faut que l'entrepreneur soit sàr qu'on lui achètera toutes les armes qu'il pourra fournir, en quelque nombre qu'elles soient, au prix courant, lorsqu'elles auront subi les épreuves convenables; mais point de privilèges, ni de conseils d'administration, qui ne sont que des moyens de gaspillage. Cependant, s'il était nécessaire de simples avances faites sans cautionnement, nous pensons que cela n'aurait aucun inconvénient. Nous vous le répétons, la loi du s 3 août vous donne à cet égard toute latitude possible de pouvoirs, et vous êtes investis de la con- Gance.

(Minate aat. de Carnot , Arch. nat. , AF ii 4i t.)

(*) Cette pièce n*est pas datée, mais eomme elle répond à une lettre reçue par le Comité de sdut public le 7 septembre , j^ai cru pouvoir la classer au 8 septembre,

(^ Louis Lottchet, né à Longpré (Somme) le 91 janvier 1763, professeur au collège de Rodei, député de TAveyron à la Convention.

0) Louis Legendre, né à Versailles le a a mai 1759, marchand boucher, député de Paris à la Convention, membre du Conseil des Cinq-Cents, mort à Paris le i3 décembre 1797.

(*) Legendre et Louchet avaient été envoyés, le i5 août 1793, en mission dans le département de la Seine-Inférieure pour rechercher les causes de la disette des subsistances. Delacroix (d*Eure-et-Loir) leur fut adjoint le 99 du même mois. (Cf. Aulard, VI, 1 et 170.)

(') Delacroix, Louchet et Legendre avaient annoncé au Comité de salut public, par une lettre datée de Rouen, le 6 septembre 1793, qu'ils avaient découvert à Rouen une excellente fonderie de canons. (Cf. Aulard, VI, 3 06.)

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [Smr. 1793.]

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