LR COMITE DE 8ÀLUT PUBLIC A CHOUDIEU ^'^ ET RICHARD
REPRESENTANTS PRÈS LURM^B DES gÔTES DE LA ROCHELLE.
Paris, seplembre 179S.
LES MMPMdsSnTÀHTB DV PKVPLE MKMBBK8 DV COMiré DK 8ÀLVT POBUC
ÀVX cnOTSNS caoUDtMV ET UiCBÀMÙ,
nspuâBBinTÀnTS du pkvple pnis VABmiE des cAtes ùe la bocbelle.
Citoyens collègues ,
Le Comité de salut public vous annonce que le ministre de la guerre a été chargé de pourvoir incessamment aux besoins que vous exposez dans votre lettre du k de ce mois. Du reste, il se repose sur votre zèle et sur votre application à lever tous les obstacles que vous pourrez rencontrer pour le succès des opérations qui vous ont été confiées ^'^
Salut et fraternité,
Les membres du Comité de salut public
GHARGifs DE LA CORRESPONDANCE.
(Minote, Arcfa. nat, AP n 967.)
(*) Pierre-René Ghoudieu, né à Angers (Maine-etr-Loire) le 96 novembre 1761, substitut au préâdial de sa ville natale, député de Maine-et-Loire à TAssemblée légidative et à la Convention, proscrit en 1816, mort à Paris le 9 décembre i838. Ghoudieu , commissaire à l*année des Côtes de la Rochelle depuis le 3o avril 1798 (cf. Aulard, III, 5&o), avait envoyé de Tours au Comité de salut public, le 3i juillet 1793* un plan pour finir la guerre de la Vendée. Le 9 août 1793, le Comité arrêta de s*cn rapporter pour Texécution dudit plan à la sagesse des représentants (cf. Aulard, VI, 4&6). M. Ch.-L. Chassin a publié ce plan dans sa Vendée patriote, III, à.
(*) Joseph -Etienne Richard, né à la Flèche (Sarthe) le 98 septembre 1761,
avocat, député de la Sarthe à P Assemblée législative et à la Convention, préfet delà Haute-Garonne et de la Charente-Inférieure sous TEmpire, baron en 1810, mort A Saintes (Charente-Inférieure) le 17 août i83&. Richard avait été envoyé à Tarmée des Côtes de la Rochelle le 1 9 avril 1 793. (Cf. Aulard, III, 9i5.)
(') Les représentants Ghoudieu et Richard avaient écrit de Saumur, le h septembre 1793, au Comité pour lui exposer les besoins pressants de Tannée des Cotes de la Rochelle en fait d^artillerie. En maige de l'analyse de celte lettre, Gamot a écrit : (T Accuser la réception et prévenir nos collègues Ghoudieu et Richard que le ministre a été chai|^é de pourvoir aux besoins qu'ils exposent.))
[8 8BPT. 1793.] CORRESPONDANCE MlUTAIRE DU COMITÉ. 107
PABIS, 8 SEPTEMBRE 1793.
LE MINISTRE DE LÀ GUERRE BOUGHOTTE AU GOMITlf DE SALUT PUBLIC.
Anafyse. — En vertu de rarrété du Comité, en date du 98 aoùt^'\ il lui fait passer Tétat des emplacements désignés par lui pour les dépôts généraux de cavalerie dans chaque armée. Il fait observer qu*il n*est pas nécessaire de fixer quatre dëpAts par armée , parce qu*il est des armées où la cavalerie est peu nombreuse et d'autres où il n*y en a pas, telles que celles dltalie, des CAtes de Brest et de Cherbourg. D propose de donner aux inspecteurs 6,000 livres, et aux a^oints 3,ooo('\
(Orig., Areb. d« U gneiro, eorr. générale.)
DUNKBRQUE, 8 SEPTEMBRE 1793.
LES BBPRiSENTANTS TRULLARD ET BERLIER AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Dunkorqae, le S septembre Tan 11 de la République une et indiruiUe <*'.
TBULLÀBD ET BSBUEM, BEPBésBNTANTS DD PBVPLB , ENYOïds PBis l'AMiis DV BOBD, i LBDBS COLLiGOBS COMPOSANT LE COUÏti DE SALOT PUBLIC»
Citoyens nos collègues.
Nous vous avons rendu compte de nos sorties des 6 et 7 de ce mois ^*' ; nous en avons aujourd'hui tenté une que la btigue des troupes et le feu prodigieusement augmenté de Tennemi sur les dunes n'ont pas permis de pousser bien avant. Quoi qu*il en soit et avant la fin de ce combat, Ton a remarqué de la tour que Tennemi pliait ses tentes et faisait prendre à ses vivres et munitions le chemin de Fumes. Cet événement se lie sans doute avec les succès du général Houchard; ils sont considérables sans doute, car plusieurs rapports nous font connaître qu'on a pris dans ce point son artillerie, beaucoup de drapeaux, et qu'on a conduit à Bergues un grand nombre de prisonniers anglais et autrichiens.
On a aajourd'hui soir exécuté à Bergues un prêtre réfractaire et un émigré
(') Cet arrêté chai^eait le ministre de (*) Le 16 septembre 1798, Bouchottc,
k guerre du soin de déterminer, pour n'ayant pas reçu de réponse, renouvela sa
diaque année de la République , quatre ar- demande au Comité. (Orig., Arch. de la
rondiasements principaux où seraient réunis guerre , corr. gén. )
tous les dépôts particuliers des troupes à ^^^ Cette lettre n'a été qu'analysée dans
cheval de ces années, et portait qu'il serait le recueil Aulard.
nommé, par arrondiawment principal, un <*) Cf. cette lettre dans le recueil Aulard ,
inspecteur et deux secrétaires. VI, 335.
108 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [9 sept. 1793.]
arrêtés les arnies à la main. C*est ce qu*on peut appeler prompte et bonne justice. Nous regardons Dunkerque comme sauve et nous comptons demain nous mettre à la suite de Tennemi.
Salut et fraternité.
Trullaro, t. Bbrlibr.
P.- S, N'oubliez pas nos diverses demandes, surtout des habits et des souliers. Nous sommes ici absolument dénués de tout ce qui appartient à Téquipement ^'K
(Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)