‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 51 sur 147 · LE G^N^RAL EN CHEF ROSSIGNOL AU COMITE DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

LE G^N^RAL EN CHEF ROSSIGNOL AU COMITE DE SALUT PUBLIC

▲n quarCiar général de Stamor, I0 lA Mptambra 1793, l'an n de U Répohiiqae firtn^tiae une et

H0SS!6N0L, ^illànÂl BN CBEW DES ÀMMigS DBS cttBS ÙB LA BOCBBLIB , ÀVX BBPBisBMTABTS DO PBVPLB COMPOSANT LB COMITÉ DB 8AUJT FOBUC,

Vous apprendrez, avec la mAme satisfaction que nous, que Tëchec éprouve le 5 par ramiée stationnée à Chantonnay n*est pas , à beaucoup pràs, aussi oonmdërable qu on l*avait cru d*abord. U parait qu'il n'aura d'autre suite que d'inspirer aux troupes qui composent cette division le désir d'une prompte et terrible vengeance. Le général Chalbos ^^^ écrit qu'elle est plus que jamais en état d^agir et que les opérations qui ont été concertées ne seront pas un moment ralenties ^'^.

Les rebelles, pressés dans tous les sens et partout repoussés, commencent à sentir enfin tout l'embarras de leur position. On îious assure que la terreur se répand parmi eux. On ne leur donnera point un moment de relAche; toutes les divisions de l'armée sont en mouvement, et nous allons bientôt leur porter les

(') Alexis Chalbos, né i Gubières (Lozère) le 6 mars 1736, enrôlé volontaire au régiment de Normandie-Infanterie ie 1*' avril 1 761 , congédie par gréce le 6 juillet 1755, volontaire au régiment du Roi-Cavalerie le 99 septembre 1756, fourrier en 1 769 , maréchal des logis le 1 5 mars 1 768, porte-étendard le 3i juillet 1767, rang de lieutenant le 17 juin 1770, lieutenant d'une compagnie le 93 août 1779, lieutenant en second à la formation du 16 juin 1 776 , premier lieutenant le 9 septembre 1778, passé au 9* régiment de chevaulégers le 99 mai 1779» chevalier de Saint- Louis le i3 janvier 1788, passé au régiment de chasseurs de Guyenne le ) 5 mai 1788, capitaine le 7 juin 1789, adjudant général chef de bataillon à Tarmée de l'intérieur le 9 septembre 1799 et chef de brigade à Tarmée de la Vendée le 8 mars 1793, employé à Tarmée des Côtes de la Rochelle le 3o avril 1 793 , général de brigade le 6 mai 1793 et de division le 93

du même mois, employé i Tannée de rOuesl le 6 octobre 1793, commandant provisoire de cette armée le 98 du même mois, prend un coqgé le i4 novembre

1 793 , employé i Tarmée du Rhin le 5 avril

1794, non compris dans Toi^ganisalion du 1 3 juin 1 795 , employé à Tarmée des Côtes de Brest le 99 juillet 1795, admu à la retraite le 1" janvier 1796, remis en actirité le 10 avril 1796, commandant temporaire de la place de Metz le 1 5 décembre 1 799, commandant la 95* division militaire le 1" juillet 1800, admis à la retraite le 8 février 1801, commandant d*armes i Mayence le 6 juin 1801 , mort à Mayence le 17 mars 1 8o3. Le général Chalboe avait fait les campagnes d'Allemagne de 1 787 k

(*) Le i& septembre, le général Alexis Chalbos partit pour la Châtaigneraie. (Cf. Mémoires inédits de Mercier du Rocher, cités par Ch.-L. Chassin, dans La Vendée patriote, III, 58.)

[f 5 SBPT. 1793.J CORRESPONDANCE MIUTAIRE DU COMITÉ. 1&9

derniers coups. Nous aurons sans doute demain encore de nouveaux ëvénenients; tout nous fait espérer (pi*ils seront heureux pour la République ^^K

Le général en ch^.

Rossignol.

(Orig., Areh. ds la goerre, armée eu Côtes de la Rochelle.)

DUNKBRQUB, 1 5 SEPTEMBRE i'J^'i^^K LBS REPRESENTANTS TRULLARD, BERLIBR, HERTZ RT DUQUE8N0Y

AU GOHITlf DE SALUT PUBLIC.

LK8 MMnisBHTÀNTS DU PEUPLE EUfOYÂS PEÈS L'iEMÛE m! EOED À DUNEEEQUE

ào comité de salut pueuc.

Nous avons nonunë provisoirement le citoyen Carrion commandant de Tannée qui est devant Dnnkerque. Le citoyen Duquesnoy vient de nous donner sur cet homme des renseignements qui nous font bien changer d'opinion sur son compte ^'\

1* Nous apprenons que c*est un ci-devant noble ^^K

9* C'est on intrigant; des intrigants Tenvironnent. Q a vexé un patriote de

(') Le même jour, le représentant Richard éciivit de Saumur i la Convention dans des termes analogues (cf. Aulard, VI, 68 A), et Rossignol écrivit au président de la Convention (orig., Arch. nat., C 970) et fit un rapport A Bouchotte sur les affaires du 11 et du 19. (Cf. Chassin, La Venddê pairiatê, llhkh.)

^ Camot est présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VI, 687.)

^ Le même jour, Berlier et Trullard avaient écrit au Comité que Tordre était rétabli depuis que le général Carrion commandait le camp entre Fumes et Dunkerque. (Ct Aulard, VI, 699.)

(*} Le 98 septembre 1793 le général Carrion écririt A ce sujet du camp de Ro- «eodael au ministre de la guerre (orig. ant, Arch. adm. de la guerre, dossier Carrioo) : «L^on m*assare qu'un décret expulse les ex-nobles des armées de la Républiquo. i*ai la réputation de Tétre, quoique mes parents n'aient jamais joui des prérogatives autrefois attachées A la noblesse. Il y a

près de trois cents ans qu'ik exercent Thonorable métier de cultivateur et ils ont formé depuis ce temps des alliances avec cette classe que Ton traitait jadis si insolemment de roturière. Cependant Topinion publique doit être respectée; on veut que je sois noble : eh bien je vous prie d'accepter ma démission. C'est im sacrifice bien grand pour moi d'être obligé de me refuser A servir la République que j'aime tant. La volonté du peuple est prononcée, je vais y obéir, espérant que quelque jour, fort de mes vertus, je rentrerai dans cette grande et courageuse société, triomphante d'un vain préjugé qui n'existerait plus sans la scélératesse de la grande majorité des ex-nobles, qui ne sont restés dans les armées de la République que pour mieux la trahir, n — On lit en tête de ce curieux document ces mots, de la main du ministre de la guerre Bouchotte : «Si la lettre de destitution n'est pas partie, il suffira de lui écrire que le Conseil accepte sa démission.»

150 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [i5 on. 1793.]

Bergues; il Taviit fidt emprisonner et 3 ne loi a donne n liberté qoe sur des ordres exprès des citoyens Hents et Doqœsnoy, Tnn de nons« B a gardé à eM de lui, contre les ordres précis de nos mêmes collègues, un nommé Foucault, intrigant, vagabond , officier de ligne , qui n'était pas à son corps et qui se dissit envoyé pour une mission secrète de Houcbard, qu*il ne remplissait pas^'^

3* En dénonçant Landrin, il 8*est mis en quelque façon en avant pour avoir sa place; il rejetait loin les autres officiers qu*on proposait (*'.

&* Après avoir eu une parole aussi vague de nous, il a pr6né qu*il était cboisi général, et puis il est venu nous £ûre dire et nous dire à nous-mêmes que tout Bergues et Dunkerque étaient pleins de sa nomination , tandis qu'il savait qu*dle n'était que vaguement en projet, de sorte qu*il nous a en quelque façon forêésde le nommer. B y a ]dus : sur les observations et les répugnances que Tun de nous a montrées de le nommer en la place de Thomme qu*3 dénonçait, 3 a insisté en mendiant en qudque iaçon sa nomination.

5* B est ràulté d'une dénonciation, qui nous est parvenue aujourdliui contre lui, qu'H a dit que les gendarmes nationaux, qui se sont si bien montrés, sont des motionneurs et qu'il serait ftcbé d*en avoir dans son armée*

Finalement le citoyen Duquesnoy, au bon sens et aux connaissances de qm nous ajoutons fin, nous assure que c'est un bomme qui n'est avancé que par intrigue.

Ces considérations nous déterminent k vous presser de ne pas confirmer notre nomination provisoire, et même à la cbanger, si vous le juges convenaUe d'qirès les indications que nous vous adressons ^*K

TaoLLAso, T. BiSLua, Doqubsrot, Hum.

P.-5. Le citoyen Duquesnoy, qui connaît ici le locd et les bommes, pense que, si vous aviei besoin de nommer des généraux divisionnaires en cette année, vous pourries jeter les yeux sur le général de brigade Soubam et sur le citoyen Lépinay, capitaine du 3' riment de chasseurs ^^K

T. Biauia.

Le 16 septembre, l'an n de la République une et indivisible.

(Orif., àreh. sdai. de U (uerre, dossier GerrioD. — Analyse, Areh. nat., AF it a38.)

(0 ce nur Tadjudant général Foucault lo Béêumé txpoiUtf de la eotdmiê révolU'^ tMMMNrt de Mmrtm-Jifm-Prtmçaiê Carrùm, êX'gàtà^ de hrigadê, p. la.

(^ Les représentants Trullard, Berlier et Henti avaient suspendu le générai Lan* drin de ses fonctions le 1 3 septembre et lui avaient enjoint de remettre le commandement au général Carrion (cf. Bé- Buméêxponi^, p. Sa).

(^ Cette lettre n'est pas mentionnée dans le recueil de M. Aulard. — Voir à la date du 3o septembre la lettre du Comité de salut public renvoyant ladite lettre au ministre de la guerre.

(*) Ce poet-scriptum est de la main de Berlier. — La recommandation des représentants éteit superflue pour Soubam , qui avait été promu divisionnaire le i3 septembre.

[i6iin. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 151

AMURS, l5 SBPTBMBRR lygS.

LR G^RiRAL 0>VORAN AU COMITE l)B SALUT PUBLIC.

Analjfie. — Il rédame contre sa destitution et sa détention.

(AnalyM , Arrh. de la (pwrre, oormpondaoee générde.)

51. PARIS, 16 SBFtBMRRB ^']^i^^K LB COMITB DB SALUT PUBLIC AU MINISTRE DB LA 6UBRRE BOUGHOTTE.

Analyse. — Envoi d'une lettre du commissaire ordonnateur Mabile relative à des achats de couvertures pour les troupes (^).

(Minute, Areh. nat., AP n i38.)

Page 1