LB OÉN^RAL ROSSIOROL AU COMITE DB SALUT PUBLIC
Aa qnartiar général à Samniir, la 16 Mptambra 179a, Tan II de la Répnbltqne française une et indivisible.
AUX CtTOrËNS COMPOSÂIfT LE COMtTi DB SALVT WBUC.
Les vrais républicains doivent se soutenir pour déconcerter les projets deH rebeBes. J*ai bit tout mon possible pour que cette guerre soit finie , mais les ambitieux ont fait tous leurs efforts pour q[ue la fin en soit retardée; car, d'après rintention de tons les généraux qoi ont bit la guerre dans le pays, il serait aisé de prouver q[u*dle serait finie demain 17 ou qu'elle n'aurait pas passé le a o du mois, si on avait adopté nos pians ^'^ Le général Menou ^^^ vous démontrera, la carte
^ Gamot est présent A la séance du Comité. (Cf. Aulard, YI, 5i 1.) Il écrit un arrêté ordonnant de suraeoif A la vente de la batterie de cuisine du citoyen Égalité.
(» Le 6 septembre 1 798 , le représentant Royer, préaident du comité de surveiHance des marchés, avait envoyé au Comité cette lettre du citoyen Mabile et, le i5 , le Comité faii avait répondu que le ministre de la guerre était chargé de prendre les meaurea néceasairea.
^ Le même jour il écrivit dans des termes analogues à Bourhotte. (Arch. de la guerre, armée des Côtes de la Rochelle.)
^*) Jacques-François, baron de Menou, né i Bouasay (Indre-et-Loire) le 3 septembre 1760, fils de René-François, maréchal de camp, volontaire au riment des carabiniers du comte de Provence le 1" janvier 1766, rang de sous-lieutenanl sans appointements le ao avril 1768, souslieutenant dWanterie dans la légion de Flandre le la novembre 1770, sous-lieutenant de dragons le 17 mai 1773, rang de capitaine au régiment de Lorraine-Dragons le 19 mai 1776* employé le i'^ mai 1 778 , aide-maréchal des logis dans le corps d*état-major, avec rang de capitaine, le
153 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [i6»rT. 1793.]
sur ia table, tont le mal qai pouvait en rësalter et qui peat en résulter eneore, sans rintrëpidité de tous nos soldats, qoi se sont glorieusement battus, qui sont détermina à le faire eneore et qui les ont empêchés de bire une trouée jusqn*^ présent dans I*intérieur. Le général Menou vous donnera d*autres détails. Je vous prie de lier une conversation avec InL Personne mieux que lui ne peut vous dcmner des détails plus justes de la Vendée. TauFais désiré, pour le bien de la R^m* blique, que ce brave général fût resté avec moi jusqu'à la fin de cette guerre, qui ne peut durer plus de huit à dix jours. Je ne connais à ce général d*antre tort que d'être né dans une classe privilégiée, mais je dois vous dire qu*3 s'est toujours montré, depuis que je suis dans la Vendée, en vrai républicain ^^\
(Orig., Areh. nat.« DXLII, carton 3.)
Le général em dief,
ROSSIGMOL.
1 3 juin 1783, rang de major le 1" janvier 1784 et de lieutenant-colonel le 9 décembre 1787, chevalier de Sainl-Louis le 9 décembre 1 787, rang de colonel le 1 6 novembre 1788, député de la nobleaM du bailliage de Touraine aux Étala généraux le 99 mars 1789, réformé avec le corps d*état<-roajor le 99 octobre 1790, adjudant général colonel le 1*' avril 1791 , colonel du 19' chaMeuTB à cheval le ai octobre 1791 , maréchal de camp le 8 mai 1799, employé i Tarmée du Nord le 16 du même moia, commandant les volontaires nationaux raaBembléa i SoÎMona le 17 juillet 1799, commandant la 17' division militaire (Paria) du 19 août au 8 septembre 1799, employé à Tarmée de réserve le H mars 1793, chef d*état-major général le 6 mai 1793, général de division te i5 mai 1793, mandé à Paris le is septembre 1793, autorisé à prendre sa retraite le 19 septembre fj^à^ employé à Tannée des Alpes le 5 mars 1796, commandant la force armée à Amiens le 5 avril 1795, commandant militaire à Lyon le 1 1 mai 1 795 , commandant la 1 7* division militaire (Paris) le 90 mai 1795, général en chef de Tarmée de rintérieur le ta juillet 1795, destitué le .5 octobre 1795, décrété d*accusatîon le a 9 et acquitté le 97 octobre 1795, réformé le 19 mai 1797, employé à Tarmée d^Orient le 6 mai 1 798 , com-
mandant des trois provinces d* Alexandrie, Rosette et Bakirrh le 99 août 1799, général en chef provisoire de rarmée d'Orient le 1 5 juin 1 800, confinné le 6 s^tembre 1800, rentré en France en 1809, membre du Tribuiiat le 17 mai 1809, administrateur générai du Piémont le 1" décembre
1809, membre de la L^pon d*honiieur le 11 décembre i8o3 et grand olBcier le ih juin 180 à, commandant général des départements au delà des Alpes le 1 & mai i8o5 , chevalier de Tordre de la Couronne de fer le a3 décembre 1807, gouvo-neur général de la Toscane du 17 mai 1808 au 7 avril 1809, gouverneur de Venise le 98 septembre 1809, autorisé k entrer en France le a3 juillet 1810, mort i la villa Comeso, près de Mesire (Italie), le i3 août
1810. Le général Menou avait reçu trois coupe de feu à la prise de Saumur le 10 juin 1793 , et sept blessures au débarquement d^Alexandrie le 9 juillet 1799.
— Les biographies, notamment le DictionnéUrê an ParUmentairÉi, renfennent de nombreuses erreurs sur la carrière militaire de Menou.
(^) Le générai Menou arriva en effet à Paris le a 1 septembre, i midi, et alla aussitôt présenter au Comité de salut public la lettre de Rossignol. (Cf., à la date du 91 septembre 1793, la lettre de Menou au 0>mité.)
[i6 8iFT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITl^ 153
SARBBBBUGK, l6 SEPTEHBBB I793.
LE GliNÉRAL BALTHAZAB SCHADBNfiUBG AD COMITE DE SALUT PUBLIC.
Au quartier général A Saarbmck, le 16 eeptombre 1793, Tan i*' de la RépubUqoe fraDçaiae one et indif iûUe.
IB GininAL DE DIVISIOK SCUAVENBVRQ , COMMANDANT PBOfiSOlNE DE LUMMÉE DE LA MOSELLE, AUX CJTOJENS HEPEiSENTANTS DU PSVPLE COMPOSANT LE COMiri DE SALUT POELJC.
Citoyens représentants,
J*ai à vous rendre compte que le i3 , à huit heures du soir, j*ai reçu un courrier des représentants du peuple^'', qui se trouvaient à Hombach, quartier général du corps des Vosges, qui était porteur d*une demande des représentants (diaprés Tavis du eonseii de guerre tenu à cet effet) consistant à envoyer sur-le-champ trois bataillons pour renforcer ce corps destiné à attaquer, le i& à la pointe du jour, le camp de Pirmasens. Cette même lettre portait invitation à ce que je fasse laire une diversion par les avant-postes, depuis Hombach jusqu'à une lieue audessous de Sarrelibre. Tous les ordres ont été expédiés sur-le-champ, n'ayant laissé ici au corps de bataiBe que trois bataillons et trois escadrons. Le 1 & , à la pointe du jour, Tavant-garde a attaqué, repoussé les ennemis à plus d'une lieue et demie. Le combat a duré jusqu'à onze heures et a coûté trois cents hommes tués aux ennemis. Nous y avons eu deux hommes tués et un cheval, et deux perdus dans un marais et dix-huit hommes blessés. Les troupes se sont conduites avec une valeur distinguée.
Le poste de Dudweiler s'est porté à une lieue en avant, pourchassant les ennemis. Ce combat nous coâte une pièce de à , tombée dans un ravin très profond. Cette chute a été occasionnée par une roue cassée et l'inhabileté des charretiers , qui ne sont que des enfants. Nous y avons encore perdu un officier et trois soldats tués et dix blessés; les ennemis ont perdu à ce combat passé deux cents hommes. Nos troupes s'y sont également bien conduites.
Le poste de Kichenbach a attaqué à la même heure, a repoussé les ennemis, leur a tué une trentaine d'hommes et n'a eu qu'un chasseur de tué et quelques cavaliers de blessés.
Les troupes aux ordres du général Villionne ont attaqué conjointement avec une sortie de la ville de Sarrdibre. Ces troupes ont tué quelques hussards, brûlé un petit magasin de foin, pris des effets aux ennemis en fuite et ramené huit prisonniers.
L'avant-garde a fait quelques prisonniers et ramené six chevaux, Dudweiler /•gaiement; somme totale, chacun à cette journée a fait son devoir et les ennemis
{*) Ln représentants Ehrmann, Rîcbaud et Soubrany. (Cf. A. Ghnquet, Wiiêêmbourg , p. 160.)
154 CORRESPONDANCE GÉNÉRAUI DE GARNOT. [16 sbft. 1793.]
ont ewuyë, dans les parcs du prince de Nassau ei de k Leyen, une chasse républicaine.
Ce que je vais vous dire, citoyens représentants, du corps des Vosges, vous affligera autant que moi. Hier, h sept heures du soir, est arrivé un dâ^é des représentants du peuple près cette année, me dire que la division des Vosges s'était portée, le i&, à la pointe du jour, sur trois colonnes et avec toute la bavoure possible sur le camp de Pirmasens, qu*^e avait essuyé pendant douze minutes le feu de quarante canons, qu'elle était au moment de mettre le pied dans les retranchements des ennemis, qu'elle s'était vu enlever une victoire, méritée par la fermeté avec laquée elle s'était approchée à une portée de fnsd des retranchements; mais qu'un développement inattendu de la colonne de droite dans une gorge y avait entraîné les deux autres colonnes, d'où il avait été impossible de les tirer; que la cavalerie, qui était sur la gauche, se voyant abandonnée, avait suivi le m&ne mouvement; que les troupes étaient rentrées en déroute au camp de Hombach, qu'une grande partie des pièces de bataillon était au pouvoir des ennemis, ainsi que quatre pièces de position; que la perte connue en hommes pouvait s'évaluer à 800 hommes, tant tués qu'^arés, que cqiendant il rentrait encore du monde à chaque instant ^^K
J'ai reçu une lettre sommaire du générd Moreaux; comme die ne portait aucun détail de ses dispositions, ni de l'affaire, je lui ai répondu sur-le-champ deme faire un rapport fidèle et signé, afin que je puisse vous l'adresser.
Comme la partie d'Hombach peut se trouver très compromise , je laisse les trois bataillons de supplément. J'ai expédié les ordres nécessaires pour prendre de la garnison de Thionville une demi-brigade, de c^e de Longwy deux bataillons, et de Sarrelibre un, afin d'avoir six bataillons frais pour remplacer six de ceux qui auront le plus souffert à Hombach. Le chef de l'état-major a rangé le mouvement, de manière à ce qu'il ne se trouve aucune lacune sur ces places fit>ntières. J'ai prié les représentants du peuple près cette armée de requénr le district de Metz pour se porter à Hornbach, afin de |)ouvoir placer celui de Sarreguemines dans les gorges de Bitche pour lier la droite et la gauche des deux armées d'une manière plus solide encore. Toutes ces mesures, citoyens représentants, pourront devenir utiles, si les ennemis en donnent le temps. Je me propose d'aller au camp d'Hombach demain, si les circonstances me le permettent.
Balthasar Schaukrbobo.
(Orig., Areh. de la guerre, année de la Moeelie.)
(*) En effet, les Français, au nombre de masens; mois, par ses habiles dispositions,
i4,ood, sous les ordres du général Mo- le duc de Brunswick les avait repousses
reaux, avaient, dans la nuit du i3 au et mis en déroute. (Cf. A. Chuquet, Wia-
là septembre, quitté le camp de Horn- seinftomy, 166.) Les opérations de Schauen-
bach. Us avaient aUaqué, dans la matinée burg avaient empêché Hohenlohe de cou-
du 1 6 , les Prussiens qui occupaient Pir- per la retraite de Moreaux.
[i7 mr. 1793.] CORRESPONDANCE MIUTAIRB DO COMITÉ.
Btf0HlOll-8tJB-OI8R (oUISr), i6 SRPTRVBIIE I793. LE G^RiERAL BEAURGARD AU COUTti DR SALUT PUBLIC.
AtuUjfêe. — B mande q[u*fl est entre au Cateau, mais qa*il n*a pas ose aller plus loin, n'ayant pas de troupp pour assurer sa retraite. Mesures prises pour la levée en masse du département de TAisne. Il s'engage à préserver ce département des incursions de Tennemi.
(Orig., Areh. de !• guerre, •muée da Nord.)
LE COMITE DE SALUT PURLIG AUt REPRisBRTANTS ROV^RE ^^^ ET POULTIER ^\
* Parie, le 17 eeptembre 1793, Tan n de la République.
lE» MEPUisKlITÀinS DU PKUPLK , MKMBMB8 DV COMITE DB SÀLVT PUBLIC, àUI CiTOTBBS BOfiBB BT POULTiBB, BBPMisBBTABTS DU PBUPLB DÀN8 IB8 DiPABTBMBBTS MBB!^ DÎOBAUX.
Citoyens collègues ,
Il importe à la République de voir multiplier les manufactures d'armes. Votre zèle doit tendre à favoriser cet établissement et vos pouvoirs sont suffisants pour faire sous cautionnement une avance de 90,000 livres.
Le Comité désire qu*il n*y ait pas en ce genre des régies auxquelles trop d'inconvénients sont attachés. Les simples entreprises , en donnant
t^) Camot est présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VI, 533.)
^> Stanida»Joaaph»Françoi»'Xa»ier Ro- Tère,iié i Boooieux (Vauciuae)le 16 juillat 17&B, capitaine commandant des gBidM4uiaeea à Avignon, député de Vaudiiae à rAaMmblée légiilalire (aô juillet i7gt) et dee Boucbee-du-Rh6ne à la Convention, membre du Comité de sûreté générale, député de Vauduse au Conseil des Aodeos le 99 vendémiaire an it (16 00tolve 179S), proscrit après le 18 fructidor et déporté i la Guyane , mort à Sin* namary (Guyane) le 11 septembre 1798.
Rovère avait été envoyé'daos les Boucbes-
du-Rli6ne le 9 à juin 1793. (Cf. Aulard, V, 70).
(^) François-Martin Poultier d'Ebnotte, né i Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) le 3 1 décembre 1753, bénédictin , député du Nord à la Convention et au Conseil des Anciens, député du Pas-de-Calais au Conseil des Cinq -Cents le 95 germinal an vu (16 avril 1799)* colonel et commandant d*armes i Montreuil-sur-Mer sous TEmpire, député du Pa»-de-Calais le i3 mai i8i5, proscrit en 1816, mort i Tournai (Belgicpie) le 16 février 1896. Poultier avait été envoyé dans tes Boucbe»>du-Rbdne le 97 juin 1793. (Cf. Aulard, V, 101.)
156 C0RRBSP01SDANGE GÉNÉRALE DE CARNOT. [17 an. 1793.]
le même résultat, sont plus avantageuses à la République. Vous calculerez toujours ses plus grands intérêts ; vos lumières nous répondent que vous choisirez les meilleurs moyens pour la servir utilement.
Lbs mbmbbzs du Coviri db salut public chab6& db la gobbbspondargb ,
Cabnot.
(Miante sig. par CartioC, Areh. nat., AF 11 36, doMÎer n* 993.)