‹ Correspondance générale de Carnot (volume 2)Chapitre 64 sur 147 · LE GÏN^RAL REY ^^^ AU COMITE DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

LE GÏN^RAL REY ^^^ AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Analyse, — Il ùli part d'un avantage qu'il a remporté, le 16 seplembi^e, à Tbouars sur les insurgés. L*ennemi vint attaquer Thouars, mais il fut repoussé

(*) Jacques-Gilies-Henri Goguet,né vers 1766, médecin de TUniversiië de Montpellier, garde national de cette ville en 1789, volontaire au i*' bataillon de THérault le s6 juin 1 799 , commandant de ce bataillon en août 1799, a un cheval tué sons lui à la bataille de Jemappes le 6 novembre 1799 « avertit, le 97 mars 1793, le représentant Delacroix de la trahison de Dnmouriei, fâicîté par la Convention le 6 avril 1 793 , général de brigade à Tarmée des C^les de Cherbourg le i5 mai 1793. employé à Tannée des Pyrénées orientales le 3o juin 1793 et à celle du Nord le 16 nivôse an u (5 janvier 1794), général de division le 16 pluviôse an n (h février 1796), commandant de Tarmée intermédiaire à Guise, assassiné par un de ses soldats près de Maubeuge (Nord) le 9 floféal an 11 (ai avril 179Û). — Cf. Jean Lombard, Un vidontairê de fjga (le

générai Mireur), et, sur la mort du général Goguet, une lettre du général Alexis Dubois, du 9 floréal (Arch. de la guerre, armée du Nord, reg. XXVinfcu), et lettre de Pichegru, du h floréal, dans le Mon- Uur, XX, 391.

<*} Gabrid-Venance Rey, né à Milhau (Aveyron) le s 6 juillet 1763, fils d'un marchand , engagé au régiment Royal-Cavalerie le 3 juin 1783 , brigadier le 36 novembre 1789, adjudant-major au 5* bataillon du Calvados le i*' novembre 1799, adjudant général provisoire le 1 3 mai 1 793 , général en chef de Tarmée réunie à Chinon le 17 juillet 1793, par arrêté du représentant Philippeaux; confirmé général de division A Tannée des Gôles de la Rochelle le 3o juiUet 1793, suspendu le 3o septembre suivant, relevé de sa suspension et employé à Tarmée des Côtes de Brest le G septembre 179^, commandant

206 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [ai sept. 179.3.]

après trois heures de combat. «Tout le monde fît si bien son devoir qu'ils plièrent au même instant de toutes parts, et, au moment qu'ils commencèrent à prendre la fuite, jp les fis chaîner avec tant de vigueur qu'il me serait difficile de juger quel est celui des nôtres qui voulait courir le plus vite dessus, de manière que, de cinq pièces de canon qu'as avaient, nous leur en pHmes deux, l'avant-train d'un autre et deux caissons de munitions; et, s'ils n'avaient pas eu la précaution de couper le pont de Vrine à la fin de leur retraite, je finissais par tous les exterminer, n □ a perdu quatre hommes tués, dont le citoyen Oswdd ^^\ commandant du 1 U' bataillon de Paris, et quinze blessés, dont deux braves officiers des bataillons de la Mayenne et de la Sarihe. Il recommande le brave Oswald, qui avait deux enfants. L'ennemi a laissé sur le champ de bataille cent morts , dont deux femmes et un prêtre.

( Orig. , Areb. de la gnarre , armée des Côtes de Breat ^*'.)

BAYONNE, 3& SEPTEMBRE lyQS.

L'ADJUDANT G^N JRAL CHEF DE BRIGADE LAROCHE AU GOMITlE DE SALUT PUBLIC.

Analjfse. — 11 mande que «ria ville de Bayonne, qui était en contre-révolution il y a quinze jours, est aujourd'hui une nouvelle Athènes. On s'y dispute l'honneur de marcher k l'ennemi, on y soulage le pauvre, on y honore la vieillesse, on y suit la loi , on y respecte les propriétés et on commence à y chérir la liberté. C'est k qui fera des dénonciations utiles, des actions importantes et civiques, enfin, à qui mieux mieux. On n'y trouve plus un maire perfide, un maire accapareur, monopoleur, agioteur; on n'y trouve plus des sociétés giroucartes (?) , il n'y a plus des conciliabules nocturnes; on ne voit qu'une ville en état de siège et qui n'a besoin , pour se défendre , que des sans-culottes qui y sont. On entend partout ce cri de ralliement : La liberté ou la mort, vive la République, vive la montagne!.. Il budra bien faire reluire ici les jours de l'antique Lacédémone et établir un banquet où tous les sans-culottes se trouveront. . . n

(Orig. aat, Areh. de la guerre, année dea Pyrénées occidentales. )

ia 19' division militaire le 10 juillet 1799 et de la 16' le 93 du même mois, retraité le 97 aoiU i8o3, rappelé à Tactivité le 19 mat 1816, commandeur de la Légion d'honneur le 96 août iSiA, commandant le département de la Haute-Loire le 1 9 octobre 181Ù et la 19* division militaire le 96 janvier 1816, baron le 18 juin 1817, chevalier de Saint-Louis le 90 octobre 189a, retraité le t9 novembre 1896, inspecteur extraordinaire dans le 1*' arron-

dissement le 8 août i83o, retraité le 11 juin i839, mort k Bourg-lès-Valence (Dr6me)le 90 avril i836.

(') Jean Oswald , d'origine anglaise , chef du 1*' bataillon des piquiers à oiganiserè Paris le i** septembre 1799, chef du ih* bataillon de Paris, tué k raffaire de Thouare le 16 septembre 1793.

(*) On trouve aux Archives nationales, DXLII , 3 , une copie de cette même lettre , avec la date du 1*' octobre.

\^^s»n. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 207

SACMUR, S 5 SBPTBMBRB lygS.

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