LE G^N^RAL LESTRADE^'^ AU GOMIT^ DE SALUT PUBLIC
Atudifse. — Il explique qu'il a dA refiiser, k cause de ses infirmités, le commandement de Tannée de Lyon que lui avaient ofiert les représentants Dubois- Grancé et Gauthier.
(Orig. , Areh. de le guerre , eorreepondanee géntoile. )
<*^ Le général Béni écrivit du camp de la Madeleine, le 8 octobre 1793, à Jourdan et à Bouchotte, que Tétat de sa santé ne lui permettait plos de rester en activité. Le 9 octobre, Boucholte prévint Joardan que lo Conseil exécutif suspendait Béru. (Arch. de la guerre, armée du Nord.)
(*) Cf. A. Ghuquet , WUttmbowg, p. 1 88 et 189.
(') Glaude-Amable-Vincent de Roqueplant de Lestrade, né au Puy (Haute- Loire) le 6 avril 1799, cadet au régiment de Lyonnais en 1766, lieutenant en second le 9 novembre 1 767 et en premier le 6 mai 17A8, réformé en 17A9, enseigne le
a6 juillet 1759, lieutenant le t** avril 1754, lieutenant de grenadien le 6 février 1766, capitaine le 7 février 1767, chevalier de Saint-Louia le 19 février 1763, capitaine de grenadien le i*' juillet 1 77 A 1 passé au régiment du Maine le 96 avril 1776, capitaine commandant de chasseurs le 6 juin 1776, lieutenant-colond du régiment de GAtinais le 19 août 1777, brigadier le 5 décembre 1781, maréchal de camp le 9 mars 1788, employé dans la Haute-Loire le 7 mai 1 799 , lieutenant général le 1 9 juillet 1799, commandant les troupes destinées à soumettre Lyon par arrêté des représentants Duboia-Grancé et
ÙJ SEPTEMBRE 1793.
LES G^N^RAUX GHAPUY, ^LIE, BBYSSER ET BOUCHARD AU GOIIIT^ DE SALUT PUBLIC.
Analyse, — i* Lo gênerai Ghapuy écrit de Cambrai pour adresser lo tableau de la situation de Bouchain en approvisionnements de tout genre, et marque les besoins de cette place , ainsi que de celle de Cambrai. ( Analyse , Arcb. de la guerre , reg. du Comité de salut public, C, fol. 53o.) — a* Le général aie écrit de Givet pour envoyer un plan de campagne. 11 propose de former près de cette ville un corps de 30,000 hommes d'infanterie et 3,ooo de cavalerie, pourvu d*artillerie. H signe : Le tans-eulolte général de division Elie, (Orig., Arcb. de la guerre, armée du Nord.) — 3* Le général Beysser écrit de Paris pour demander h être présent lors de Touverture de son portefeuille , qui contient des pièces importantes. (Analyse, Arcb. de la guerre, corr. gén.) — &* Le général Houcbard annonce son arrivée h Paris avec le général Bertbelmy et demande à être entendu. (Analyse, Arcb. de la guerre, corr. gén.)
CABNOT AUX OFFIGIEBS MUNICIPAUX DE DDNKEBQUE.
Paris, le (') septembre 1798, Tan 11 delà République française.
LAZARE CARNOT, BBPRÉSB19TANT DV PEUPLE, AUX OFFICIERS MUNICIPAUX DE LA VILLE DE DUNKEBQUB.
Je reçois en ce moment, à mon retour du quartier général de l'armée du Nord^^), votre lettre du 9 5 de ce mois relative aux besoins d'babiliement des bataillons; je mettrai au plus tôt sous les yeux du Comité votre demande tendant à obtenir la sortie de 700 aulnes de drap.
Gauthier \e 90 septembre 1793, refuse ces ronctîoiis« retraite le 93 vendémiaire an n (t3 octobre 1793), mort à Perpignan le 3 décembre 1819. Le général de Lestrade srait Tait les campagnes d* Allemagne en 1761 et 1769, et d* Amérique de 1777 à 1783. Il avait conquis son grade de brigadier an siège d*York-Town.
^^) La date est en blanc
^ Garaoi avait été envoyé à Tarmée du
Nord par arrêté du 93 septembre 1793.
(Cf. p. 197.) — Il était de retour à Paris le 98 et il s'empressa, le même jour, de renvoyer à Tadministration des voitures et selleries de la République la diligence qui avait été mise à sa disposition pour se rendre à Tannée du Nord. (Cf. le reçu de Tadministration dans les archives de la famille Gamot) Il écririt aussi deux arrêtés. (Gf.Aulard, VI, 100.)
21 'i CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aSsBfT. 1798.]
Quant aux nouveaux fonds dont vous avez besoin pour continuer les travaux de votre comité militaire, ils peuvent être mis à votre disposition par nos collègues TruUard et Berlier; c'est à eux qu'il convient de vous adresser, et je ne doute pas qu'ils ne s'empressent de vous seconder de toutes leurs forces dès qu'ils auront reconnu par eux-mêmes le zèle et la pureté des membres qui composent le comité militaire. Il est certain que nos troupes sont dans le dénuement le plus absolu et ont le plus grand besoin de secours.
Vous avez pu remarquer, citoyens, que le Comité de salut public n'a pas perdu un moment à faire droit sur votre réclamation concernant les 9 0,000 livres que, par la loi du 1 1 mai, la commune devait payer ^^\ Par cet acte de prompte justice, le Comité a voulu donner à nos braves frères de Dunkerque un témoignage de la satisfaction que lui a fait éprouver la belle conduite qu'ils ont tenue pendant le siège qu'ils ont essuyé; mais je ne vous dissimulerai pas, citoyens officiers municipaux, que nous avons été péniblement affectés d'apprendre que ces mêmes hommes, qui venaient de se couvrir de gloire, sollicitaient une exception pour ne point sortir de chez eux, au moment où tous les autres citoyens de la République s'empressent d'abandonner tout ce qu'ils ont de plus cher pour se réunir aux armées actives. Sans doute, si une exception devait avoir lieu , ce devrait être pour les citoyens de Dunkerque, mais cette distinction serait humiliante et donnerait un exemple funeste; car déjà nombre de communes nous adressent de sem-
(') Les repréflentants Tnillard et Berlier avaient transmiB, le ao septembre 1793, au Comité ane protestation de la ville de Dunkerque contre un décret de la Convention, en date du 11 mai 1793, accordant un secours provisoire de 90,000 livres au citoyen School comme indemnité d'un pillage commis dans cette cité en 1791. Voici un passage de cette lettre (Orig., Arch. nat, AFii 169) :
trVous ne manquerex pas de convenir avec nous qu'il est dur de faire payer k une commune le dommage pour lequel toute action lui était déniée contre ceux qui l'avaient causé, et cette seule raison devrait déterminer le rapport du décret, parce que la justice est blessée. Il y a dans les circonstances un motif de plus : c'est une marque
de gratitude envers les habitants de Dunkerque pour la bonne conduite qu^ils ont tenue pendant le siège. Enfin nous regardons cette mesure comme politique et pressante. Les derniers mouvements de l'ennemi peuvent bien rapprocher l'ennemi de ces murs et Ton s'attache les hommes par les bienfaits, et surtout par les réparations des griefs. Ceci est, plus qu'on ne pensera d'abord, une mesure de sûr^ générale.»
Le 95 septembre 1793, le Comité de salut public avait fait droit aux justes réclamations des Dunkerquois et, sur les conclusions de Barère, rapporté le décret du 11 mai précédent et ordonné que les 90,000 livres seraient à la charge du Trésor national. (Cf. Momtêur du 9^ septembre, XVII, 766.)
blables réclamations, fondées sur ce même exemple et sous prétexte de vouloir défendre leurs foyers , de sorte que la levée extraordinaire , sur laquelle nous fondons notre espoir, s'évanouirait en entier, si vous ne décidiez vos concitoyens à ce nécessaire et glorieux sacrifice. Nous ne doutons pas qu'ils ne s'empressent à se réunir à leurs frères d'armes, et nous écrivons à nos collègues TruUard et Berlier pour qu'ils veuillent bien se concerter avec vous sur -cet objet important ^^K
Salut et fraternité.
Garnot.
aux officiers municipaux de la ville dr dunkerque^^v
(Orig., areh. mon. de Dankerque, A 34, pièce n* 64.)
GAVRELLE» q8 SEPTEMBRE 1798.