AvBSNBs, 16 OGTOBRB lygS
CARNOT BT DUQUBSNOY AU GOMlTi^ DB SALUT PUBLIC.
Avesnes, le 5' jour de la 3' décade, an u de la République une et indivisible.
JUS MBPÈdsENTÀHTS DU PÉVPLE PJlis l'ÀBUdE DO NOM BT DES ÀEDENEES AUX REPàisEETÀNTS DO PEOPIE COltPOSÀET LE COMlfi DE 8ÀL0T POBUC,
Nos succès, chers collègues, n*ont pas été aussi grands que nous l'espérions. Cependant nous avons gagné deux lieues sur le terrain de Tennemi. Notre aile droite, commandée par le général Duquesnoy,
▼rier 1796 , agent civil et militaire à Saintr- Domingue le 16 messidor an v (& juillet 1797), général en chef de Tannée d^ Angleterre en fructidor an vu (août t799)« chef d^état-major de Tarmée de TOuesi le 99 nivdse an vni (19 janvier 1800), inspecteur général d^infanterie le 5 thermidor an IX (9/1 juillet 1801), ministre plénipotentiaire en Russie du 90 pluvil^
an XI au 9 à floréal an xii (9 février i8o3 au i4 mai 180&), grand-ofiicier de la Légion d^honneur le 96 prairial an xii (16 juin i8o4), sénateur le 1*' février i8o5, retraité le i5 août 1807, comte de TEmpire le 3 juin 1808, pair de France et chevalier de Saint-Louis le â juin 1 8i4, mort à Brétigny (Seine-et-Oise) le 3o mars
[i6 OCT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 307
s'est emparée d'un de ses camps près de Wattignies. L'aile gauche n'a pu faire les mêmes progrès, à cause des batteries que l'ennemi avait au delà de la Sambre et de la force considérable qu'il avait dirigée de ce côté. Le centre, par cette raison, n'a pu se maintenir dans la position avancée d'où il avait chassé l'ennemi, de peur d'être tourné par son flanc gauche. Aujourd'hui nous allons recommencer et, si nous n'entrons pas dans Maubeuge, nous n'en irons probablement pas loin. Demain nous vous donnerons plus de détails, si nous avons le temps.
Garnot, Dcquesnoy.
(Orig. , Arch. nat.« AP ii 939, n* s&i.)
LE GiNÏRAL JOURDAll AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUGHOTTB.
Aa quartier général d* Avesoes , le 16 octobre 1798 , l'an n de la Répnbliciae une et indiviaibie.
LE einiRÂi ew chef de LunuiE dv noed au cnoTEN ministre de la gveeee.
Les républicains ont attaqué hier les esdaves. Le combat a commencé à dix hem^ du matin; il n*a cessé qu'à la nuit. La division de droite aux ordres du général Dnquesnoy a bit merveille. La division de gaache n*a pas pu bire tout ce que nous désirions. Je pars pour recommencer et j'espère demain pouvoir vous donner des beureuses nouvelles. Les républicains se sont battus avec un courage héroïque ^*\
Salut et fraternité.
(Orig. , Arch. de la la guerre, année da Nord.)
JOUBDAN.
(^) Le mimatre de la guerre Bouchotte traosmit, le 16 octobre, cette lettre au préndent de la Convention nationale dans les termes suivants : «Citoyen représentant, je vous envoie copie de la lettre du général Jourdan en date du 16 octobre. Nos braves frères d^armes ont déjà assailli les ennemis de la liberté avec un courage digne d*une si befle cause. Le général annonce qu'il va
se livrer à de nouvelles opérations, dont il s'empressera d'envoyer le résultat. Je vous prie de vouloir bien donner connaissance de cette lettre à la Convention nationale. » — On Ht en tête de cette lettre : «Renvoyé au Comité de salut public le 96** jour de 1*' mois de l'an 11 de la République française une et indivisible. Pons (de Verdun ), secrétaire.»
ARRitT^ DE GARNOT ET DE DUQUESNOY.
Nous, représentants du peuple près l'armée du Nord et des Ardennes, considérant que le citoyen Gratien^^\ général de brigade, a refusé d'exécuter les ordres du général de division Duquesnoy en ordonnant la retraite aux troupes confiées à son commandement lorsque le général Duquesnoy lui avait ordonné de chasser l'ennemi ^^^^ ; arrêtons que le citoyen Gratien est destitué, de ses fonctions et qu'il sera mis
(*) Pierre-Guiliaume Gratien, né à Paris le i*" janvier 176/1, fils d'un marchand, cavalier au régiment de Dragons-Dauphin le 91 janvier 17 87, congédié le i*' octobre 1789, capitaine dans la garde nationale parisienne le s juillet 1790, capitaine au •i* bataillon de Paris le 90 juillet 179I1 élu capitaine de la 1" compagnie le 96 septembre suivant, lieutenant- colonel en second le 8 janvier 1799, général de brigade à Tarmée du Nord le 3 septembre 1 793 , arrêté par ordre des représentants Camot et Duquesnoy le 16 octobre 1793, absous par jugement du tribunal du Pasde-Calais le 10 germinal an 11 (3o mars 179a), réintégré le 95 prairial an m (i3 juin 1795) et envoyé à Tarmée de rOuest, suspendu le 7 brumaire an iv (99 octobre 1796), rappelé à l'activité le 11 nivôse an iv (1" janvier 1796), réformé le 1" vendémiaire an v (99 septembre 1796), passé à l'armée de Sambreel-Meuse le 7 germinal an v (97 mars 1797), suspendu le i5 thermidor an vu (9 août 1 799 ) pour avoir désobéi aux ordres de son chef, employé à Tarmée de TOuest le 9 frimaire anviii(3o novembre 1799)1 envoyé à l'armée de Batavie le 10 fructidor an X (98 août 1809), membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an xii (11 décembre i8o3), mis en disponibilité le 1 1 ventôse an xii (9 mars 1 80/1), maintenu en activité le 1*' germinal (99 mars i8oâ), commandant de la Lé-
gion d*honneur le 95 prairial an m (i& juiki i8oâ), attaché i Tamiée du Nord le 96 novembre i8o5 , passé au service du roi de Hollande le i5 novembre
1806, lieutenant général le i5 février
1807, rentré au service comme génénd de brigade à l'armée d'Espagne le 3 1 octobre 1 809 , appelé à Tannée d'Allemagne le i3 juillet 1811, baron de l'Empire le 6 septembre 181 1, général de divison le 93 septembre 1819, commandant de la 3* division de l'armée de réserve d'Italie le 1*' janvier 181 & , mort à IHaisance (Italie) le 9/1 avril 1816.
(*) Le 93 octobre 1793 le général Jourdan écrivit d'Avesnes au ministre de la guerre pour lui fournir son témoignage personnel sur la conduite du général Gratien, qui attendait dans la prison d'Ams sa mise en jugement : «Lorsque le 16 j'arrivai à la division du général Duquesnoy, je lui témoignai ma surprise de voir son aile gauche aussi en arrière. Le général Duquesnoy me répondit, en présence des représentants du peuple éfamot et Duquesnoy, qu'il avait donné l'ordre au générai Gratien de se porter en avant et que, bien loin d'exécuter son ordre, il s'était retiré dans la position où je le voyais. Les représentants du peuple se présentèrent de suite à la brigade du général Gratien, destituèrent et firent arrêter ce générai, qui est dans ce moment à Arras.» (Orig., Arch.
de la guerre, armée du Nord.)
[lôocT. 1793.] CORRESPOND \NGE MILITAIRE DU COMITÉ. 309
sur-le-champ en état d'arrestation pour être jugé par une commission militaire, conformément à la loi ^^K
(*) Le 18 octobre 1793 le représentant Duquesnoy envoya le général Gratien aux représentants du peuple à Arras (cf. Legros, II, 393). La nouvelle de la destitution de cet officier parvint à la Convention dans la séance du 1 8 octobre par la lecture de la lettre de Jonrdan à Bouchotle (cf. p. 33 1). Les représentants Duhem et Gossuin réclamèrent aussitôt que le général Gratien fût jugé militairement et exécuté k la tête de Tannée. Albitte protesta contre cette mesure, qui prétait à Tarbitraire et à rinjustice, et proposa de livrer les généraux coupables aux tribunaux révolutionnaires à la suite des années. Alors Reubell déclara que, dans ces conditions, un général en chef pourrait faire fusiller tous les généraux subalternes qui lui déplairaient et il fit renvoyer la proposition au Comité de palut public (cf. Monitwr, XVIII, 159). Gratien, d'ailleurs, trouva d'ardents défenseurs dans la capitale, où il était né et ou il avait commandé le 9* bataillon de Paris. Le 9 1 octobre 1793 Bouchotte écrivit à ce sujet la lettre suivante à Jourdan (copie, Arch. nat., AF 11 a36) :
«tParit, le So da i" mois de l'an ii de la Aépobliqae aoe et iadivisible.
«Je VOUS préviens, général, que la nouvelle du délit imputé à Gratien, général de brigade, a fort excité Tatlention de ceux qui le connaissent. Des présomptions en faveur de sa moralité et de son courage existent dans sa section et parmi beaucoup de sansHïulottes éclairés. II importe donc, en cherchant à procurer à la République la satisfaction qu'elle a droit d'attendre, lorsque ses intérêts ont été lésés, de porter cependant dans l'examen de cette affaire une attention telle qu'il ne puisse rester aucun doute que le jugement aura été porté dans l'examen le plus scrupuleux et le plus approfondi.
«60DCBOTTK.9) Le 95 octobre Duqucsnoy crut devoir
justifier l'arrestation de Gratien auprès du Comité de salut public (orig. aut, Arch. de la guerre, armée du Nord) : <r Citoyens collègues, je viens d'apprendre que l'arrestation du ci-devant général Gratien faisait beaucoup de bruit dans Paris. Si ceux qui prennent sa défense étaient instruits des motifs qui nous l'ont fait arrêter, loin de blâmer notre conduite ils y applaudiraient. Notre collègue Camot peut vous donner à cet égard tous les renseignements nécessaires, et moi j'offi« de prouver quand on voudra que Gratien est ou un lâche ou un traître ou un homme inepte; mais, dans l'un comme dans les autres cas, je crois qu'il mériùiit d'être destitué et arrêté; aussi l'avons nous fait, Camot et moi. 9
Le 11 brumaire an 11 (1*' novembre 1793), Bouchotte donna à Duquesnoy les explications suivantes (minute aut., Arch. de la guerre, armée du Nord) : crMa lettre au général Jourdan n'avait pas pour but, ni de demander la cause de la destitution de Gratien , ni aucune inquiétude sur l'impartialité avec laquelle on devra prononcer sur son sort. Mais plusieurs bons citoyens et vieux sans-culottes, qui avaient connu antérieurement Gratien, avaient craint que cette affaire ne fût pas soumise à l'instruction ordinaire d'usage dans les armées, et c'est pour soulager leurs inquiétudes que j'ai écrit au général Jourdan. Ma lettre portait que s'il était juste de procurer à la République la satisfaction à laquelle elle a droit quand son intérêt a été lésé, il était aussi essentiel de porter dans cette affaire un examen suffisant, qui pût ûter tout motif de plainte à ceux qui avaient connu Gratien. £n deux mots, voilà ma lettre, et j'imagine que vous n'avez pas vji autre chose. 7)
Néanmoins le général Gratien, grâce à ses protecteurs, ne fut pas traduit devant le tribunal révolutionnaire, mais renvoyé devant le tribunal du Pas-de-Calais, qui
310 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [16 oct. 1798.]
Le général Gratien sera remplacé provisoirement par le citoyen Sorlus ^^\ chef du 9* bataillon de la Gironde ^^\
TacquitU le 10 genninal an 11 (3o mars 1796). En fructidor an 11 la commûnon de Torganisation des armées de terre fit un rapport au Comité de salut public pour eipoeer que le général Gratien, rentré au quartier général de Lille, après son acquittement, avait obtenu un congé de deui mois pour rétablir sa santé altérée par sa détention, et, à Teipiration de ce congé, demandait s*il devait retonnier à Tarmée du Nord ou rejoindre son ancienne brigade i Tannée de TOuest. La commission ajoutait qu^eile n^avait pas cru devoir prendre une décision avant de s^assurer du civisme du générai, qu^elle avait consulté Duquesnoy, lequd Tavait renvoyée à CamoL ( Arch. nat., AF 11 307). Sur le rapport Gamot écrivit cette note le 96 fructidor an 11 (19 septembre 179^): «H est impossible de réintégrer Gratien diaprés la conduite qu'il a tenue à la bataille de Wattignies. Ca.bhot.1» En effet Gratien ne fut réintégré que Tannée suivante, le 95 prairial an ni (i3 juin 1795). Il fut suspendu enoort plusieurs fois, notamment pour insubordination, mais ii se réhabilita par son courage et mourut général de division et baron de TEmpire.
(^) Nicolas de Sorlus, né à Bordeaux le i5 février 17&3, ffls d'un avocat, lieutenant au bataillon de gamÙK>n de Uboume le 17 février 1766, capitaine garde-côtes de la compagnie détachée de Saint-Gervais le 3o avril 1769, lieutenant au régiment des recrues de Bordeaux le 1" octobre 1763, réformé avec ce corps le 3i décembre 1766, capitaine de la compagnie des canonniers d'Audemos le i*' mars 1779, commandant de la compagnie des canonniers de Saint-André-de- Gubsacje 99 novembre 1789, lieutenantcolonel en second du 9* bataillon des volontaires de la Gironde le 97 septembre 1791 et en premier le 90 juillet 1793, général de brigade provisoire sur le champ de bataille de Wattignies le 16 pctobre
1793, suspendu le 3 thermidor an m (91 juillet 179&), autorisé a prendre sa retraite le 95 brumaire an m (i5 novembre 1 7 9& ) , retraité le 90 pluvidae an iv (9 février 1796), mort à Gesac (Gironde) le h janvier 181 3. U signait pendant la Révolution Tkomoê SaHm.
t*) Le 18 vendénudre an vi (9 octidire 1797) le générai Sorius soHicita sa mise en activité de service et rB|^)da son r61e à la bataille de Wattignies. «Dans Taffaire du 1 5 le bataillon du générai Sorius (îit de la réserve et ven les quatre heures du soir il eut Tordre de traverser le champ de bataille pour soutenir les tirailleurs et ensuite les renforcer, ce qu^il fil avec succès. Le lendemain la colonne dont son bataillon £ûsait partie fut renforcer celle qui attaquait Wattignies. Ge fut en arrivant et au commencement de Tattaque que le 9* Jmtaillon de la Gironde fîit |dacé entre les villages de Dimechaux et de Wattignies.
A peine le bataillon iiit-il posté qu'il eut ordre de tourner les hauteurs par une goq^ , ce qu'il exécuta au pas de charge. L'ennemi évacua aussitôt le terrain qu'il occupait Ge fut dans ce moment de gloire pour les troupes républicaines que le représentant Duquesnoy et le général de ce nom firent appeler le citoyen Sorius et, après avoir demandé à son bataillon si cet officier s'était bien conduit, sur la réponse affinnative, ils le proclamèrent général de brigade en remplacement de celui qu'on venait de destituer, i» (Orig. auL, Arch. adm. de la guerre, dossier Sorius.) — Le générai Jourdan apostille cette pétition en ces termes : «Je certifie que le citoyen Thomas Sorius a été nommé général de brigade sur le champ de bataille de Wattignies et qu'il a rempli les fonctions de son grade avec zèle, exactitude et intdligence , pendant tout le temps qu'il a servi sous mes ordres. Paris, le 6 brumaire an vi de la République. Le représentant du peuple, JoDiDAN (de la Haute-Vienne). 1
[t« ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 311
Le général Ernouf , chef de rétat-major, est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Fait à Avesnes le 16 octobre 1793, Tan 11 de la République.
CàRNOT, DUQDESNOT.
(Copie, Arcb. nat., AF n 938.)
LE G^N^RAL JOURDAIf AU PRESIDENT DE LA CONVENTION NATIONALE.
Au quartier général à Avesnea « le 5* jour de la 3* décadede Tan n de la Répabliqne.
LB GisBRÀL Bfi CHEF DB LURUiB DU NORD àU PRésiDBNT DB LÀ CONVENTION NATION ALB.
Citoyen ,
Les républicains français ont livré une bataille sang^nte aux vils esdaves des despotes. Ib ont laissé sor le champ de bataille six mille morts. Gobourg et son armée ont repassé précipitamment la Sambre^ nous les poursuivons. On fait à chaque instant des prisonniers. Notre perte se monte à deux cents morts et douze cents blessés. La valeur de nos soldats me présage d'autres succès pour les armes de la République, et bientôt la terre de la liberté ne sera plus infectée par ces brigands. La bataille a duré deux jours; elle s'est donnée entre Avesnes et Maubeuge. Cette ville est libre; sa communication est entièrement rétablie. Tout retentit des cris de nos soldats : tr Vive la République I » Son triomphe est certain , malgré les traîtres et les lâches. La terreur s'est emparée de nos ennemis, et je crois qu'il sera impossible à ces esclaves de soutenir les efforts courageux de nos braves républicains.
Sahit et fraternité (*>.
(Orig., Areh. de la gaerre, année da Nord.)
(*) Le même jour, 1 6 octobre , le général D'A vaine écrivit de Gassel au ministre de la guerre Bouchotte. Il lui indiqua d'abord des abus dans les corps belges et les moyens de les réprimer; puis il annonça qu'il avait assemblé, le i3 octobre, un conseil de guerre é Bergues et envoyé son plan d'attaque aux représentants du peuple et à
JoURDAN.
Jourdan. «Je n'attends plus, disaitril, que Tordre d'exécution pour travailler de concert avec le général Jourdan... Soyei assuré, citoyen ministre, que nous ferons tous nos efforts pour nous rendre dignes et mériter de la patrie le nom glorieux de destructeurs des tyrans.» (Orig., Arcb. de la guerre, armée du Nord.)
312 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [16 oct. 1798.]
AYBSNBS, 16 OCTOBRE 1798.
GBLLIBZ, VARIN BT BBRTON, AGBNTS DU GOlfSBIL BXlicUTIF,
AD MINISTRE BB LA 6UBRRB BODCHOTTE.
Au quartier général d* A YesDM, le 16 octobre, l'an 11 de la République une et indiviÂble.
CULLIBZ, Va Mit ET BBRTON, ÂGBSTS DU C0N8B1L BIBCDTIF 1 L'ÀBMBB DO SORD,
L*année a donné aujourd'hui de toutes parts; l'ennemi a perdu du terrain presque partout, quoiqu'il ait offert dans tous les points une vigoureuse résistance à nos braves républicains. La colonne gauche a cependant eu un succès moins marqué que les autres; mais celle de droite a gagné considérablement de terrain et s'est arrêtée ce soir à environ une lieue et demie ou deux lieues tout au plus de Maubeuge. La colonne du centre s'est emparée du village de Saint-Aubin et d'une partie de la hauteur, jusque près du bois; si cela continue demain comme aujourd'hui, l'ennemi sera obligé de se retirer, trop heureux encore s'il le peut, et nos braves guerriers porteront, nous l'espérons, leurs armes triomphantes jusque dans les murs de Maubeuge. C'est au moins notre espoir, c'est celui de tous ceux qui ont été témoins de la journée d'aujourd'hui. Aussitôt que nos vœux seront réalisés, nous nous empresserons de vous en instruire.
Les agents du Conseil exécutif â l'armée du Nord, P. Celltez, M.-T. Bbrtopï, Vahïn.
(Orig., Areh. de la guerre, année do Nord.)
l5 BT 16 OGTOBRB lyQS.