‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 34 sur 181 · PT · texte numérisé non relu

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soins et notre pénurie h cet égard; il n'y a donc pas à hésiter, si ia chose n'est pas absolument impossible, et il parait que loin de là elle est très praticable.

Quant au mode d'exécution , nous l'abandonnons h votre prudence et nous vous recommandons de vous concerter à cet égard avec le citoyen Viger^^^, porteur de cette lettre, qui a des connaissances locales infiniment précieuses et qui s'est chargé de vous donner beaucoup de renseignements essentiels.

(Registre de Carnot, Areh. de la fomille Carnot.)

. LE œurri de salut purlig au ministre de la guerre boughotte. Analyse. — Envoi d'un mémoire de Girardot^*^, second lieutenant-

(*) Philippe Viger avait été nommé commÎBMiire du pouvoir exécutif près Tarmée du Nord le 98 mai 1793. (Cf. Aulard, IV, 355.)

(*• Michel Girardot, né à Aubepierre (Haute-Marne) le 93 mars 1769, soldat au régiment du roi le 93 mars 1779, congédié le 1 8 juillet 1 789 , sous-lieutenant au 1 9* bataillon de Paris le 1 1 septembre 1799, second lieutenant-colonel le 93 du même mois, avait été su^ndu de ses fonctions àTaffaire d'Arlon le 9 juin 1793 par le' général Beaurgard. Il vint alors è Paris et expliqua son affaire au ministre de la guerre par une lettre du 9 A aoât 1 793 , en marge de laquelle Bouchotte mit cette annotation : «r Écrivez-lui que la Convention peut seule lever la suspension des rqirésentants. Qu'il s'adresse au Comité militaire, au citoyen Guillemardet ou à tel autre bon patriote. Il pourra s'employer pour faire &iir son affaire.» Girardot envoya alors, le 3o août 1793, un mémoire justificatif au Comité de salut public, qui transmit le document ati ministre de la guerre et insista, le 1 0 septembre, sur la

solution à donner à cette affaire. (Cf. à la page 191.) Girardot récidiva le 93 nivôse an II (19 janvier 179&) et, le i*' pluviôse (90 janvier), le Comité de sidut public le déclara bon patriote et arrêta que le ministre de la guerre le rétablirait dans son grade. (Cf. Arch. nat., AF 11 3o&, dossier de pluviôse an 11.) En conséquence il obtint enfin, le 8 messidor an 11 (96 juin 1796), la place de centurion instructeur d'infanterie à l'école de Mars. U fiit rappelé à l'activité, le 17 germinal an m (6 avril 1 795), comme capitaine au 7* bataillon du Bas-Rhin. Il fut blessé au siège de Kehl le 9* jour complémentaire an iv (18 septembre 1796). Passé a la 68* demi-brigade, il tomba, te 17 floréal an fin (7 avril 1800), au pouvoir des Autrichiens et ne rentra en France que le 3* jour complémentaire an viii (90 septembre 1800). Admis à l'hôpitsd militaire de Nice, Girardot succomba, le 10 brumaire an ix (1" novembre 1800), aux suites des mauvais traitements subis pendant sa captivité. (Renseignements fournis par M. Léon Hennet.)

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