‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 54 sur 181 · AUX ADMINISTRATEURS DU DEPARTEMENT DE LA MEUSE · texte numérisé non relu

AUX ADMINISTRATEURS DU DEPARTEMENT DE LA MEUSE

Paris, le to septembre 1793, l'an 11 de la République.

LB8 RSPniaENTANTS DV PEUPLE, MEMBBES DU COMITÉ DE SALUT PUBLIC, AUX ADMINISTBATEUBS DU DéPABTEMEBT DE LA MEUSE.

Citoyens,

La loi du 93 août met tous les Français en état de réquisition; elle appelle aux frontières la première classe. La sollicitude de la Convention a dû se fixer sur les moyens d'armer les défenseurs de la patrie. Sans doute elle serait privée de ces moyens, si elle n'eût pourvu à ceux de conserver aux grandes forges et exploitations des mines de métaux toute leur activité. Ceux qui y sont employés doivent donc rester

(') On lit en tète cette annotation autograi^e de Bouchotte : «5* division. Copie de la lettre du procureur de Saînt-M do au général Caudaux , en hii recommandant de donner une sérieuse attention à cette

importante forteresse, et que les moyens qu'il a lui laissent la faculté de la pourvoir de ce dont elle a besoin.» — Cf. à la page 195 la lettre du général Veignes au Comité tor le même sujet.

[908BPT. 1793.]

à leurs ateliers. Les exceptions portées en l'article premier de la loi du s avril dernier sont maintenues, puisqu'elles ne sont pas révoquées par la loi du 9 3 août. Les préposés et ouvriers employés aux grandes usines sont aussi dans une sorte de réquisition dont il serait dangereux de changer Tobjet. Il suffit, citoyens, de vous avoir montré les besoins de la patrie et le vœu de la loi, pour être assuré que vous les seconderez de tout votre pouvoir.

Les MEBfBBEs DU Comité. DE salut public

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