‹ Correspondance générale de Carnot (volume 3)Chapitre 82 sur 181 · LE CHEF DE BRIGADE DUFRESSE ^^^ COMMANDANT DE LA VILLE · texte numérisé non relu

LE CHEF DE BRIGADE DUFRESSE ^^^ COMMANDANT DE LA VILLE

AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Analyse, — Compte rendu d'une expédition qu'il a faite du côté de Messines et de Neuve -Église, par ordre des représentants Isoré et CbAlcs, et an cours de

(*) Simon-Camlile Dufresse , né à )a Rochelle (Charente -Inférieure) )e a mars 1 763 , fib d*un négociant , juré au tribunal du 1 7 août 1 799 , capitaine au 9* bataillon des fédérés nationaux le 16 septembre 1799 , blessé de deux coups de sabre à la bataille de Neerwinden le 18 mars 1793, adjudant général chef de bataillon le 10 mai suivant, commandant temporaire à Ulle le 90 juillet 1 793 , adjudant général chef de brigade le 6 septembre 1793, général de brigade provisoire le 1 6 brumaire an n (4 novembre 1793) et confirmé le 99 (19 novembre), mis en arrestation le 99 Primaire an u (19 décembre 1793), relâché le 93 floréal an u (19 mai 179^), suspendu et arrêté le 1 9 thermidor an 11 (6 août 1796)* traduit devant le tribunal révolutionnaire et acquitté le 9 germinal an m (99 mars 1796), employé à Tarmée des Alpes et dltdie le 95 prairial an m (1 3 juin 1795), à Tannée de l'intérieur le

3 brumaire an iv (96 octobre 1796) et à l'armée de Rhin-ei-Moselle le 16 firimaire an IV (7 décembre 1796), commandant de Phalsbourg le 97 ventôse an iv (17 mars 1796), disponible le 98 germinal au iv (17 avril 1796), employé à Tannée des Alpes le 7 messidor an iv (aS juin 1796), à Tarmée d'Itdie en pluvite au v (janvier 1797)1 et à Tarmée de Naples en nivôse an vn (décembre 1798), arrêté et traduit devant un conseil de guerre avec le général Championnat le 16 germinal an vu (5 avril 1799)1 reoûs en activité et employé à Tannée de TOuest le 7 fructidor an vu (96 août 1799)1 disponible le 1" ventôse an ix (90 févriec i8oi), envoyé à la 19* division militaire le 3 prairial an IX (93 mai 1801), employé au camp volant de la Vendée le 94 septembre i8o5, attaché au 8* corps de Tarmée d'Espagne le 9 novembre 1808 et au gouvernement de Valladolid en avril 1 809 ,

[4 ocT. 1793.]

laquelle il a enlevé tous les bestiaox et chevaux qui s'y trouvaient. Il fiiit Tëloge de ses soldats et du chef de brigade Osten ^^\ dont le civisme ne s'est jamais démenti et qui est le seul entre les chefs des Belges qui n'ait jamais suivi les étendards des Van der Noot et des Béthune-Charost. «r J'ai cru assez gai et pas hors de propos de donner à ceux qui sur le terrain ennemi réclamaient le payement de leurs bétes un bon sur Monsieur l'Empereur des bestiaux pris dans ses États par le service de l'armée de la République française. »

(Orig., Areb. de la gaerre, arm^ do Nord.)

B0I]RG-SA1NT-M\URICE, 4 OCTOBnE 1798. LE G^N^RAL KELLERMANN AU GOMITé DE SALUT PUBLIC.

Dà quartier général da Bourg Sainl-Mauriee, an pied da petit Saiol-Bernard , le 4 octobre, t*aD n de la République uoe et indivisible <**.

LE GÂniRÀL D'ÀBMKES DBS ALPES ET D'ITALIE AUX REPnisBNTANTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMITE DE SALUT PUBLIC.

Citoyens représentants,

J'ai promis à la Convention nationale de lui donner de mes nouvelles lorsque j'aurab quelque chose d'intéressant à lui mander. Je crois que l'expidsion entière

commandant le département des Deux- Sèvres le 95 juillet 181 1, mis À la tète de la 8* brigade des gardes nationales le 1**^ juillet 1819, commandant de Stettin le 99 juillet 1819, prisonnier de guerre par suite de la reddition de cette place le 5 décembre 181 3, rentré de caplirité le 1 3 juin 1816, commandant le département des Deux-Sèvres le 3o décembre 181 4, mis à la disposition du maréchal Sachet le 91 mai 181 5 et employé dans le Midi, commandant le département de la Loîrehiférieure le 1*' septembre 181 5, mis en non-activité le 9 décembre 181 5, retraité le 1*' décembre 1896 , admis dans le cadre de réserve le 99 mars i83i, mort k Paris le 97 février i833. (Cf. A. Ghuquet, Vakmnêtmêê, 9i3, et Mémoirei du général Thiébauh,\\,liofi,)

^•î Pierre -Jacques Osten, né à Menin (Belgique) le A avril 1769, sous-lieutenant au i*' régiment des chasseurs de

Namur le 91 novembre 1789, capitaine le i*' avril 1790, lieutenant -colonel des chasseurs belges au service de France le 3 août 1799, chef du i*' bataillon des chasseurs de Gand le 95 octobre 1799, colonel commandant en chef les troupes de Flandre le 1*' janrier 1793, général de brigade provisoire à Tarmée du Nord le 1 6 octobre 1 793 , confirmé le 1 7 novembre 1793, employé dans les troupes stationnées en Hollande le 95 octobre 1 797 et en Batarie le tk octobre 1801, commandant provisoire à Flessmgue le 90 novembre 1 806 , blessé dans Tlle de Wilherosbourg le 97 février 181 4, mort de sa blessure à Hambourg en mars 1816.

('• Dans la séance de la Convention nationale du 10 octobre 1793, on donna communication d*une lettre écrite par Kellermann le même jour au président de TAssemblée, mais dans des termes plus concis. (MoniUur, XYIU, 93.)

254 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [4 oct. 1798.]

des Piëmoniais du dëpartement du Mont-Rlanc est une nouvelle qui mëritera de fixer un moment son attention et la vôtre. Ci-joint je vous envoie la relation des événements et attaques qui ont amené cet avantage ^^\

Citoyens représentants, on m'a soupçonné, on m*a accusé, on a versé sur moi le poison de la calomnie : il a fait effet. La Convention a lancé contre moi un décret de destitution , mais ce n'est encore que par les papiers publics que j'en ai été instruit; il ne m'a pas été notifié officiellement On me trouve donc coupable. Eh bien I le Mont-Blanc est reconquis , Lyon a perdu l'espoir d'être secouru par Turin; la frontière de la République, dont la défense m'est confiée, est entière de Nice à Genève. Voilà la réponse que je fais h mes accusateurs ^*\ Je vous avoue

(^) A cette lettre est joint un document de sept pages signé par Kciiermann et par le représentant Dumaz et intitulé : tr Rapport des opérations militaires dans le département du Mont-Blanc, depuis le 17 septembre jusqu^au 3 octobre, l'an n do la République ane et indivisible, n On «trouve aussi aux archives de la guerre (armée des Alpes), à la date du 10 octobre 1798, un mémoire signé de Kellermann et intitulé : «r Précis raisonné de la campagne de 1798 sur la frontière des Alpes, par le général Kellermann. 7)

W Le 7 octobre, les représentants Dubois-Crancé et Gauthier écrivirent la lettre suivante à. Kellermann (Orig., dans ma collection révolutionnaire) :

«Aa quartier général de la Pape , le 7 octobre 1793, l'an n de la République.

ffLcB représentants du peuple y envoyés près Vannée des Alpes, au général Kellei*mann.

tr Général, . «rVous avez bien répondu à vos détracteurs, et nous Tattendions de vous. Les Piémontais ont fait une assez triste campagne pour ne pas en essayer une troisième. Les E^agnob aussi repassent les monts; il ne nous restera bientôt plus sur les bras que les Autrichiens, et cela ne sera pas long, car toute la République est sous les armes.

9 Généra] , vous avez mal compris ce que Ton vous disait en pariant de Marat et de Chalier, et nous aussi ne faisons nulle acception des personnes, mais en matière

politique ce sont les personnes qui sont les choses. Souvent la pièce ne vaut que par les acteurs, ou plutôt par Tesprit qui les dirige, et sans doute l'individu qui aurait dit '.J'aime la Révolution, mais j'abhorre Marat et j'estime Maury, aurait menti à sa propre conscience. Ceci s'applique à tous les personnages avec lesquels on roule dans le cercle d'une révolution. Nous citons Marat et Maury comme pièces de charge; mais, en principe, tous les individus en France suivent Tun ou Tautre système, et ceux qui corrompent l'esprit public en parlant sans cesse des exagérations prétendues des patriotes sont de perfides hypocrites.

«Suivez , général, dans leur carrière tous ceux qui disaient, en pariant des patriotes : Je n'aime pas les exagérations, et vous verrez que presque tous ont trahi la République. Il n'y a point d'exagération dans la sévérité de la vertu contre le crime, il n'y a point d'exagération dans Topposilion des principes contre les abus. Le rice a Tavantage de pouvoir se déguiser, tandis que la vérité austère reste nue. Voilà la différence , et voilà pour beaucoup d'hommes le motif de leurs erreurs.

«Les conspirateurs de Lyon , réduits aux abois, construisent force redoutes pour occuper le peuple et ne songent qu'à se sauver. Prenez des mesures pour leur couper toute retraite en Suisse. Que ces coquins n'aillent pas encore infecter le Chablais. Nous faisons bien ici tous les préparatifs pour leur couper la retraite , mais il est bon, général, que vous preniez aussi de sages précautions et que vous portiez

[4 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 255

que j'ai été ëtonaë du mot destitution. Je n'avais pas lieu de m'y attendre , et j'espère de votre justice que vous engagerez la Convention à rapporter un décret que, sans doute , elle n'eût pas rendu si elle m'eût bien connu. Je suis prêt & lui rendre compte de ma conduite; lorsqu'elle l'aura approfondie et que je serai justifie, je vous prierai de me faire obtenir une honorable retraite. Au reste, quel que soit le traitement que je dois éprouver, je m'y soumets avec fermeté. C'est le propre d'une Ame républicaine de recevoir les faveurs et les disgrâces de la fortune avec la même égalité d'âme. Je vous prie de me mander le plus tût possible ce qui est décidé à mon égacd et de me faire savoir si je dois voler au secours de l'armée d'Italie ou remettre mon commandement entre les mains d'un successeur ^^\

Kblleriiann.

P. S, Le général Mercy d'Argenteau , qui commandait les Piémontais , a été tué d'un édat d'obus à la canonnade de ce matin. C'est le rapport d'un déserteur qui arrive à l'instant ^*^

Krllbrmafin.

(Orig., Âreh. de la guerre, armée des Alpes.)

des forces importantes vers Carouge, ce qui remplira deux objets k la fois jusqu^après la réduction de Lyon. Vous avez quatre mille hommes des réquisitions de risère, qu'il convient de mettre en garnison dans le Mont-Blanc pour s'y former et garder celte frontière. Envoyez -nous en échange des bataillons vieux, parce que la Convention est décidée et m'a déjà écrit pour porter sur Toulon le plus de forces possibles. Vous savez que nous n'avons ici que douze bataillons et dix -huit cents bommes de Valendennes ; tout cela se réduit de sept à huit mille hommes; il en faudra laisser au moins quatre mille à Lyon. Vous voyez que notre puissante armée , tant promise et tant vantée dans le Midi, ne sera qu'une poignée. D'ailleurs nos hommes de réquisition s'ennuient; ils vont tous décamper. Ainsi, dans tous les cas, [il faut que vous nous dépéchiez devant Lyon six bataillons et des chevaux d'artillerie, tout ce qu'il sera possible, avec des effets de campement

<r Enfin nous pensons et nous vous prions de concerter cette mesure avec nos collègues, qu'il faut faire filer vers Toulon tout ce que nous avons de vieilles troupes et garnir la frontière, que les neiges vont ga-

rantir, de nos nouvelles réquisitions qui es formeront pendant l'hiver.

<r Salut et fraternité.

«DcBois-GaARcé.

«Pour adhésion, Gaotbiir.?)

Cette remarquable lettre , à la fois politique et militaire, rédigée par Dubois- Grancé, était restée jusqu'ici inédite.

^'ï Le 6 octobre 1793, le Comité de salut public écrivit aux représenlants Maignet et Chàteauneuf-Randon à l'armée des Alpes devant Lyon : trLa Convention a vu avec le même étonnement que vous avez balance à faire exécuter la destitution de Kellermann , prononcée par un de ses décrets. Qu'importe un succès momentané et tardif sur les Piémontais? L'exemple de Montesquiou doit nous prouver que les succès ne servent qu'à cacher plus adroitement une trahison. L'Assemblée nous a chargés de vous rappeler 8ur4e-champ l'exécution de ce décret et nous espérons que vous nous en donnerez l'assurance par le premier courrier. t> (Cf. Aulard , VU , a 55.) Le 19 octobre le Comité de salut public arrêta que Kellermann serait mis sur-le-champ en état d'arrestation et amené à Paris. (Cf. Aulard, Vil, 373.)

<') C'était une fausse nouvelle.

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [5 oct. 1798.]

LK GOMlTlS DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DR LA GUERRE BOUCHOTTE.

Analyse. — Envoi d'une lettre du général Vialle, demandant son remplacement, et d'une lettre adressée par les représentants Delacroix, Legendre et Louchet, qui réclament que le ministère de la guerre s'occupe promptement du choix d'un général actif ^^l

(Mioatet Arcb. nat., A F 11 968.)

LE COMITE DE SALUT PUBLIC

À DUBOIS-CRANG^ ET GAUTHIER, REPRlis ENTANTS A LURIflÎE DEVANT LYON ^^K

Paris, le 6 octobre 1793.

LES REPRisBNTÀltTS DU PEUPLE COMPOSANT LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC,

La situation de la République, citoyens collègues, exige plus que jamais le développement de toute l'énergie des patriotes. Toulon livré aux Anglais attend des forces pour être réduit h rentrer dans le devoir; Garteaux marche vers cette ville rebelle, mais son armée est peu nombreuse. La Convention nationale comptait sur la prompte humiliation de Lyon et la destruction de ce repaire d'aristocratie. C'est avec surprise qu'elle voit se prolonger le siège qui ne lui paraissait devoir être qu'une expédition prompte et facile. Hâtez-vous, citoyens collègues, de répondre au vœu de la Convention. Nulle considération ne doit ralentir vos efforts. Le moment est passé où il doit être permis d'user de ménageinent; mais, quand il faut sauver la patrie au prix de quelques sacrifices, il n'y a pas à balancer.

(^) Camot est présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VII, 939.)

'*) La lettre des représentants est datée du Havre, 37 septembre 1793. (Cf. Aulard, VII, 86.)

(*) Camot n*est pas présent à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VII, a/io.)

<*) Cette lettre a été imprimée dans le recueil Aulard, Vli, s 53. Je la reproduis

parce qu'elle me parait avoir été rédi(;éc par Camot. En effet , les deux autres signataires, C.-A. Prieur et Prieur de la Marne, n'avaient pas Thabitude de rédiger les corre^ndances de cette nature. D'autre part, cette lettre nous permet de constater combien le Comité et Camot en particulier se préoccupaient des opérations militaires devant Lyon.

[6 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ, ' 257

On nous assure que vous avez déjà reçu une grande quantité de munitions, et néanmoins nous venons de nous concerter avec le ministre de la guerre pour en faire passer encore; ainsi, vous pouvez agir avec vigueur et compter que la Convention nationale ne fléchira pas ^^\

Ijes membres du Comité de salut public,

Laz. Carwot, C.-A. Prieur,

Prieur, député de la Marne.

P. S. Depuis que notre lettre est écrite , un de nos collègues , membre de la Convention, a fait une sortie sur les affaires du Midi, qu'il a prétendu négligées; nous vous engageons de nous donner des nouvelles par chaque courrier.

(Impr. dans la B^^orue de Duboiê-Craneé mix ineu^atUm$, p. a63. — Areb. nat. , AP ii a53.)

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUGHOTTB AU GOMITlî DE SALUT PUBLIC.

Analyteê. -^ Deux lettres : i** Envoi d'une copie de la lettre des membres composant le conseil de guerre tena à Avesnes le 98 septembre, par laquelle ils annoncent que Tennemi a passé la Sambre au-dessus et au-dessous de Maubeuge. ir Avesnes a des moyens de défense qui doivent le mettre en état de résister pour le temps où Ton pourra encore tenir la campagne, si les habitants joignent surtout leurs efforts à ceux de la garnison ^^, » (Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.) — a"" Il propose de ne plus exclure du service les soldats ou sous-officiers, qui , ayant été attachés à Capet , seraient redemandés par leurs corps ^*\ ( Analyse , Arch. de la guerre, corr. gén.)

(*) Le même jour la Convention rappelait dans son sein les représentants Gaothier et Dubois-Crancë, dont Ténergie lui paraissait insuffisante. (Cf. Aulard, VII, 959, et Th. lung, Dubm-Crancé, l: II.) Geux-d n'en entrèrent pas moins dans Lyon le 9 octobre (cf. Aulard, Vil, 35o), mais furent décrétés d^arrestation par le Comité de salut public le 1 a du même mois et roDÛs en liberté le 19 {%d,, 376).

(') Le même jour Jourdeuil, adjoint au ministre de la guerre, écrit au Comité que le ministre a donné des ordres an com-

lU.

mandant de Tarmée des Ardennes pour renforcer la garnison de Verdun et à celui de Tarmée des Cêtes de Brest pour faire provisoirement remplacer à Saint-Malo les trois bataillons qui en ont été retirés par le représentant Carrier. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)

(>) Par un décret du 5 septembre 1793 la Convention nationale avait enjoint à toute personne qui aurait été dans les cidevant maisons militaires de Louis XVI ou de ses frères, de se retirer dans sa municipalité.

UrtlMIUI aiTIORAU.

CORRESPONDAMCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [6 oct. 1793.J

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