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REQUISITION DES COMMISSAIRES AUX ADMINISTRATEURS DU DISTRICT D'AGBN

Nous, commissaires de la Gonvcntion nationale à l'armée des Pyrénées, requérons les citoyens administrateurs du district d'Agen de cesser d'acquitter, à compter du 1 3 du présent mois, le montant de la pension viagère accordée par l'Etat à Marie -Anne Fontfrède, Marie Fontfrède, Jeanne Deyrcs et xMarie Lamartine, ci-devant religieuses Garmélites à Agen, auxquelles, par principe d'humanité et de tolérance pour leurs opinions religieuses, nous n'avons pas cru devoir refuser la facilité d'un passeport qui, sur notre réquisition, leur a été expédié, selon leur vœu, par la municipalité de Bayonne, pour passer la frontière d'Espagne par la route de Saint-Sébastien.

A Bayonne, le 1 5 octobre 1799, l'an i* de la République.

Les commissaires de la Convention nationale à l'armée des Pyrénées,

Garnot, F. Lamarque.

(Arcb. do Lot-el-Garonnc , L, i-cg. coté provisoireoienl 3 16, fol. ho v'.)

204 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i5 oct. 179a.]

BAYONNE, l5 OCTOBRE 179a.

L'ADJCDANT GÉNéRAL LAGUés AU MINISTRE DE LA GUERRE.

Rayonne, ie i5 octobre 1799 , Tan 1 de la République.

Citoyen ministre,

Conforméinent aux ordres qui m'ont été donnes par Joseph Servan , je me suis rendu ici, où je suis depuis trois jours. Tai trouve déjà arrive le citoyen Duvignau, dii*ecteur du gënie, auquel je suis adjoint pour la visite des Pyrénées depuis la mer jusqu'au delà de Perpignan.

Depuis le moment de notre réunion , la ville et [la] citadelle de Rayonne ont occupé tous nos moments; nous nous rendrons sous trois jours sur les bords de la Ridassoa que nous parcourrons avec une attention scrupuleuse : nous nous rendrons ensuite à Saint-Jean-Pied-de-Port, et nous continuerons notre opération avec l'activité que les circonstances exigent, mais aussi avec laltention qu'elles demandent. Comme la saison 011 nous entrons ne nous permettra peut-être point de pénétrer dans tous les points qu'il serait important de reconnaître, comme nous sommes instruits qu'il a déjà été fait plusieurs reconnaissances de cette partie de nos frontières, et notamment une très détaillée par le feu maréchal de Muy ^'\ je vous prie, citoyen, de vouloir bien ordonner qu'il m'en soit adressé sous le plus court délai une copie exacte. Vous connaissez assez le zèle et les talents du citoyen Duvignau , j'ose croire que vous connaissez assez mon activité pour élre convaincu que le secours que je vous demande ne diminuera point nos efforts pour remplir notre mission : 0 ne fera que la rendre plus facile et plus sûre. Si vous connaissez , citoyen ministre, quelques détails meilleurs que ceux du maréchal de Muy, je vous prie de vouloir bien nous les adresser à Tarbes oii nous serons incessamment.

Nous aurons l'honneur de vous rendre compte , sous un très petit nombre de jours, du commencement de nos travaux.

L'adjudant général de l'armée des Pyrénées,

J.-O. LacdiSb.

(Orjg. auU , Arcb. de la guerre, armée des Pyrénéet. )

RAYONNE, l5 OCTOBRE 179^' L'ADJUDANT GiSniSrAL LAGUNE AU MINISTRE DE LA GUERRE.

Rayonne, le 16 octobre 1799, Tan i de la République. Citoyen ministre,

J ai l'honneur de vous adresser une copie d'un ordre que viennent de me donner les commissaires de la Convention nationale et d'une lettre que j'ai écrite en vertu de cet ordre aux administrateurs du département du Gers; vous verrez, citoyen,

^'î Louis-Nicolas-Viclor de Félix , comte 5 juin 1 77 4 , maréchal de France le a4 mare duMuy, néà Marseille en 1711, lieutenant i77^« "'<)rt à Paris le 10 octobre 1775. général en 17^18, ministre- de la guerre le II a laissé dHmportanls manuscrits.

[i6ocT. 1799.] MISSION À BAYONISE ET DANS LES PYRÉNÉES. 205

que cet ordre prescrit h des chevaux destinés à la l^ion du Midi , mais levés dans Tarmée des Pyrénées, de i^ester provisoirement à Auch. Je sens bien, citoyen, que la division en armées ne peut autoriser à garder dans le territoire de Tune ce qui était destiné pour Tautre; aussi les commissaires n'ont-ils point voulu déGnitiveroent juger. Pour vous mettre h portée de rendre une décision juste, je dois vous dire: 1* que dans Taimée des Pyrénées il n'y a qu'un seul régiment de cavalerie, et qu'il y en a plusieurs dans le Midi; a* que Ton va lever dans les Pyrénées une légion de 600 chevaux et que le pays aura de la peine h les fournir; 3* que les légionnaii^es ont la ressource <lu Limousin où. ils ont formé des dépôts depuis longtemps, tandis que la légion des Pyrénées n'a aucun établissement de ce genre.

D'après ces considérations, je vous prierai de vouloir bien me transmettre vos ordres h cet égard, car il est instant de décider déûnitivement si cette remonte de cent chevaux appartiendra h la légion du Midi ou à celle des Pyrénées.

L'ADJUDANT GENERAL COLONEL DE L'ARMEE DES PYR^N^BS. (Arch. de la gnerre, armée des Pyrénées, reg. de corr. de Lacuée.)

BAYONNE, l5 OCTOBRE I799.

L'ADJUDANT gIniSrAL LACUNE AU MINISTRE DE LA GUERRE.

Rayonne Je i5 octobre 1793, Tan 1 de la République.

Citoyen ministre.

J'ai l'honneur de vous adresser Texlrait d'une lettre que les commissaires de la Convention nationale auprès de l'armée des Pyrénées m'ont envoyée alin d en assurer l'exécution; vous y verrez qu'ils ont changé les ordres que vous aviez donnés et connaîtrez par cet extrait les motifs des changements qu'ils ont ordonnés.

D'après ces ordres les trois bataillons des Hautes-Pyrénées seront placés ainsi qu'il suit ; le premier h Pau, le deuxième à Mont-Louis, Prades, le troisième à Tarbes. Vous verrez encore dans cet extrait que les commissaires ont provisoirement suspendu la \ente de la maison des ci-devant religieuses de Tarbes et des capucins de la mt^mc ville. Si Ton avait formé le projet de rassembler lartillerie a Tarl)es, ainsi que Pont mandé des déput(% h la Convention nationale, peut-être serait-il utile de suspendre aussi celle des Carmes et peut-^tre m^me de l'évôché. J'aurai l'honneur de vous rendre compte de cet objet, après que j'aurai reçu vos ordres ultérieurs.

L'ADJUDANT GÉNÉRAL COLONEL DE L'ARHËE DES PYRÉNKES. (Arch. de la ijuerpc, amiée dos Pyrénéens, rcg. de Lacuée.)

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