‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 172 sur 207 · PROJET DB DECRET · texte numérisé non relu

PROJET DB DECRET

Art. I*'. Il sera levé quatre nouveaux bataillons pour former un corps d'infanterie légère qui portera le nom de Légion des montagnes.

Art. II. Chaque bataillon de la légion des montagnes sera composé et soldé sur le même pied et dans les mêmes formes que les bataillons de volontaires nationaux.

Art. III. Lors de la première élection, les officiers seront nommés par le conseil exécutif, sur la présentation du général de l'armée des Pyrénées.

Art. IV. Les soldats et sous-officiers de ce corps seront ou étrangers ou domiciliés à une lieue au plus du pied des Pyrénées.

Art. V. L'habillement, l'armement et l'équipement de ce corps sera arrêté par le ministre de la guerre, d'après les projets qui lui seront présentés par le général de l'armée des Pyrénées.

Art. VI. Les citoyens, soit Français, soit étrangers, qui entreront dans la légion des montagnes, recevront une somme de cinquante livres pour leur engagement; cet engagement n'obligera celui qui le contractera que pour trois ans au plus, et pour un temps moins long, si la République est en paix avant cette époque.

Art. VII. Les six compagnies de la légion des montagnes déjà levées feront partie de celle dont la formation est ordonnée par le présent décret.

Art. VIII. 11 sera mis par la trésorerie nationale, à la disposition du ministre do la guerre pour la levée de la légion des montagnes,

352 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [39 jarv. 1793.J

160,000 livres pour la levée des hommes, ci pareille somme de 1 60,000 livres pour son armement.

Art. IX. Il sera mis à la disposition du ministre de la guerre une somme de !ia/i,ooo livres pour rhabillement de la légion des mon* tagnes , laquelle somme sera réintégrée dans le trésor public, au moyen de la retenue de trois sols par jour, qu'on fera éprouver à chacun des individus qui composeront ladite légion.

Art. X. Il sera mis à la disposition du ministre de la guerre une somme de 160,000 livres pour subvenir aux frais du petit équipement, laquelle somme sera réintégrée dans le trésor public, au moyen d*une retenue de deux sols par jour, qu'on fera éprouver à chacun des membres de ce corps.

Art. XI. Les retenues relatives à la légion des montagnes seront exercées de la manière prescrite par la loi du 3 février 179a -» pour les bataillons des volontaires nationaux ^^K

(ImprJ*', Arch. nat. , ADxviii* i5.)

(') Dans la méinc séance du 99 janvier 1793 Camot lut le rapport de la mission à rarincc des PYrences et celui sur la levée d'une légion. Voici le compte rendu de ces faits d'après le Procès -verbal (p. 486) : trL'un des commissaires de la Convention députés dans le département des Pyrénées- Orientales fait le rapport de leur mission. La Convention nationale en décrète Timpression. L'autre commissaire dans ledit département fait un rapport sur la formation de trente-six compagnies de gardes nationales sous la dénomination de fAiquêleli. Il propose un projet de décret en plusieurs articles. Un membre demande l'impression de ce projet et Tajoumcmenl à trois jours fixes. Un autre propose de décréter dès à présent le principe qu'il y aura une légion sous le titre de Légion des montagnes des Pyrénées et de charger le comité de la guerre de présenter sous trois jours le plan d*organisation de cette légion et d'une distribution d'armes aux l^abitants des vallées limitrophes de l'Kspagne. Cett<»

proposition est décrétée. ?) Ce compte rendu ofliciel est très inexact : i** Il ne s^agit pM de la mission dans les Pyrénëes-Orientalefiv mais de celle de Bayonne; 9* II semble, d'après la rédaction, que deux des eommissaires aient pris la parole, tandis que c'est Camot qui lut les deux rapports dcmt la Convention vota l'impression après en avoir écouté seulement les préliminaires. — Voici, d'après le Journal deê DébalB (p. 387), en quels termes furent adoptées les propositions de Camot :

ffLa Convention nationale décrète qu^il y aura une légion des roonta^pes des Pyrénées sous le nom de Miqu^U.

ff La Convention nationale charge le oo~ mité militaire de présenter sous trots jours un projet d'organisation des compagnies de miqueiels et de distributions d'armes aux habitants des ^vallées limitrophes de TEs-^ pagne. *»

(*) L'imprimé a pour titre : «Rapport sur la levée d'une légion pour l'arma des Pyrénées, présenté, au nom du Comité de

[a9 JANv. 1793.] ACTES DE CARNOT À LA CONVENTION.

îjg JANVIER 1793. L'ADJCDANT GÉNÉRAL LACUEE À BOURGOING,

MINISTRE DE LA RjfPDBLIQCE FRANÇAISE A MADRID.

99 janvier 1793.

J'ai reçu par le même courrier, citoyen, vos deux lettres des 10 et i4; elles étaient toutes deux à la paix , car elles ne pariaient pas moins que de voir arriver l)ientôt le plénipotentiaire. J'imagine que la cour d'Espagne aura changé d'opinion d'après les événements du ao ^'^ ; mais est-ce que la nalion espagnole aura assez peu son véritable intérêt à cœur pour vouloir nous faire la guerre, parce que nous aurons bien ou mal jugé un homme qui nous trompait, qui avait violé tous ses serments et qui nous aurait tous fait égorger s'il en avait été le maître; et que diable cela fait-il ù un Andalous, h un Aragonais, qu'importe h un Castillan ou à un habitant de la Manche que nous ayons un roi ou que nous n'en ayons pas? que nous ayons fait tomber sa tête sous le glaive de la loi, ou que nous l'ayons tenu renfermé dans nos châteaux ? C'est véritablement plus ridicule que de se battre de la chape à l'évêque. Ce qui importe aux Espagnols, c'est que nous fassions avec eux un commerce qui leur donne ce qui leur manque et qui leur fournisse le moyen de se défaire de ce qu'ils ont de trop. Voilà en dernière analyse la véritable politique des nations entre elles; il n'y a absolument que celle-là. Quant à celle des rois , elle est bien différente ; mais il faut enfm leur apprendre que pareil sort les menace , s'ils persistent à vouloir être des tyrans. Ne sachant pas quel pourra être dans ce moment-ci le sort de ma lettre, je m'en tiens à ces courtes réflexions. Je vous conseille de les exposer avec beaucoup d'énergie au duc de la Alcudia ^*^; il est plus intéressé que personne à entendre cette vérité, car il ne peut pas se flatter que sa faveur survivra à la guerre.

J.-G. Lacuée.

( Arch. de la (juerre, armée des Pyrénées, reg. D, n* 58 1.)

l*"' FÉVRIER 1793.

DÉCRET RÉDIGÉ PAR CARNOT SUR LES ÉLÈVES DE L'ÉCOLE D(J GÉNIE DE MÉZIÈRES.

La Convention nationale décrète que le ministre de la guerre est autorisé provisoirement à porter jusqu'à trente le nombre des élèves du

défense gcnéraie, par L. Carnol, député du département du Pas-de-Calais, le 39 janvier 1793, Tan II de la République française. Imprimé par ordre de la Convention nationale, n

^'^ En effet la cour d'Espagne, qui était intervenue dans le procès de Louis XVI, avait pris le deuil à l'annonce de Tcxéculion du roi , et Godoï avait cessé les rela-

tions avec Bourgoing. (Cf. La guerre aux roii par A. Sorel, p. 966 et 999*)

(') Manuel de Godoï, duc de TAicudia, qui avait remplacé, le i5 novembre 1793, le comte d'Aranda comme premier ministre du roi Charles IV. ( Cf. leUre de Bourgoing à Le Brun du 17 novembre 1799, Arch.

des affaires étrangères, Espagne, 636, n»88.)

larainKaiB ■*Ti»«4ti.

354 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GABNOT. [i-rfv. lygS.J

corps du génie de Técole établie h Mézières, et à employer aux armées ou dans les garnisons ceux de ces élèves qui , au rapport de rexaminateur, se trouveraient sufiisamment instruits.

Paris, le i" février 1798, l'an ii* de la République.

Laz. Gaiiiiot.

(Orig. aut, Areh. nat., C 945.)

1^ P^VBIBR 1793. LUDJDDANT G^N^RAL LACUifs À CARHOT ^^K

DEMANDES FAITES ÀV CITOYEN CÂRNOT, PODR ÊTRE PRisENTÉES ÀV MINtSTME.

1** Le i*' bataillon du 70' régiment d'infanterie, dont nous avons le seeond;

a*" Le 1" bataillon du 61* régiment d'infanterie, dont nous avons le second;

3** Un régiment d'infanterie de ligne, celui qu*on voudra; il y en a d'inutSea dans Tarmée des Alpes et du Var;

/i*" Les deux escadrons de campagne du 5* régiment, dont nous avons le dëpAt;

5** Les deux escadrons de campagne du i5* régiment de dragons, dont nous avons le dépôt;

6*" Les bataillons des volontaires nationaux des départements de cette armëe, ce qui ferait a 4 bataillons : a de la Dordogne, 9 du Lot, 3 du Lot^-Garonne , 6 de la Gironde, 1 des Landes, à de la Haute-Garonne, 1 de TAude, 9 de TAri^ie, 1 des Pyrénées-Orientales, a de THérault, ceux de la Gorrèse et de TAveyron.

La demande que je fais de ces bataillons est fond^ : 1* sur ce que nous n^avons pas assez de monde pour une étroite défensive, car Tappel du 1*' du mois ne se porte en tout, comptant bon et mauvais, qu'à 39,000 hommes. Cette demande est fondée sur ce que les bataillons, s'ils ne sont pas ramenés dans cette contrée, ne seront jamais complets; a** sur ce que les bataillons étant loin de leur pays, leur famille ne leur envoie rien et par conséquent ils ne peuvent ni se ravitailler ni s'entretenir.

7° La cavalerie que le général Leigonyer ^*^ a assemblée à Angers ou Saumur. Comme nous n'en avons point assez cette demande est absolument nécessaire.

(*) Garnot entretint à celte époque une correspondance suivie avec Lacuée. J'ai été assez heureux pour retrouver plusieurs des lettres de ce dernier dans son registre de correspondance, mais celles de Garnot ont disparu dans Tautodafc que Lacuée iuiméme fit de ses papiers peu avant sa mort. (Gommunication de M*"* la comtesse de Gessac, belle-fille de Lacuée.)

W François Leigonyer, né le h décembre 17/10. fourrier au régiment Beauvillier

cavalerie en 1756, lieutenant en novembre 1761, aide-major le 5 avril 1 769 , capitaine le 8 juin 1 766 , lieutenant-colond du si* régiment de cavalerie le 9 juin 17911 ookmel du 11' régiment de cavalerie le 10 juin 1799, maréchal de camp le 1 ** septembre 1 799 , général de division le 8 octobre 1 799, retraité le i*' juin 1798. — En l'an ix il était membre du directoire des h^ptaux de Tarmée de TOuest. (Cf. dans ma collection révolutionnaire deux lettres de ce

|r' Fiv. 1793.] ACTES DE CARNOT À LA CONVENTION. 3o5

8"* Une partie de la l^on germanique h |)ied et h cheval ^'^ ;

9** La i^on des montagnes, cest4i-dire 6 bataillons de miquelets , dont le général aura la présentation, car si les chasseurs nommaient leurs officiers ou sous-officiers, leur choix serait mauvais, et si c'était le Conseil exécutif, il nous donnerait les premiers venus et nous avons besoin d'hommes qui connaissent le pays et en parient la langue ^*^ ;

10'' La légion des deux mers, pour y fondre la garde soldée de Toulouse et y incorporer les volontaires nationaux à cheval du pays;

1 1"* La liberté de Tofire faite par un homme du pays de lever un corps de Goo chevaux;

1 3** La permission de rassembler deux hommes par brigade de gendarmerie nationale du territoire de Tarmée. On observera que le général doit avoir la permission de nommer les officiers de ce corps, mais en l'astreignant h les prendre parmi les officiers de ces brigades, sur la présentation des départements.

iS** Que le ministre accorde et nomme sans délai les généraux, les adjudants, guides, etc. , demandés par le générai en chef de l'armée.

J'ai envoyé au ministre le tableau de l'artillerie dont nous avons besoin, mais je demande de plus :

1** A être autorisé k faire transporter ici quelques vieux cuivres qui sont àAlbi;

â** A acheter le cuivre rouge dont on aura besoin pour employer les vieux cuivres à un tiers par livre, quantité nécessaire pour l'alliage:

3** A acheter le cuivre rouge dont on aura besoin pour mettre le métal des cloches (pi'on voudra nous donner et la quantité du bronze, ce qui se porte k moitié;

^*' D'assurer les villes qui nous donneront des cloches que l'État leur donnera k la paix les canons qui en proviendront;

5** A faire fondre ici ces objets sous les yeux du commandant en chef de l'artillerie , le citoyen Lamartillière ^'', dont les talents sont si bien connus.

général datées de Paris , les 9 messidor et 1 o thermidor an i\. C^est d*après ces documents que j*ai rectifié I*orthographe du nom de Leigonyer, qui est écrit Lggonier par Lacuée et Leigonier dans les états de service.)

(') La légion germanique avait été créée par un décret de TAssemblée législative du 5 septembre 179s. Elle était à Fontainebleau au mois de janvier 1798 , et une note, insérée au Moniteur dui9(XV, 109), porte que ceux qui voudraient servir dans ce coq» sont invites à s'adresser au dépôt de ladite légion à Paris, rue Saint-Dominique, maison Valentinois, près de la barrière.

^*^ Camot avait, le 99 janvier 1793, fait

son rapport sur la levée de cette légion (voir p. 3^9 ), et il avait eu soin de spécifier dans Particle III du projet de décret que la nomination des oiliriers aurait lieu sur la présentation du général en chef de Tannée des Pyrénées.

(') Jean Fabre de Lamartillière, né à Nimes ((îard) le 10 mars 1739, sous-lieutenant d^artillerie le 1*' janvier 17S7, lieutenant en premier le i5 octobre 176S, capitaine en second le 1*' octobre 1779, capitaine en premier le 3 juin 1779, ayant rang de chef de brigade le 95 mai 1788, général de brigade le ih août 1 793 , général de division le 1 9 germinal an m ( 1 *' avril 1795), commandant Tartillerie de Tarmée

356 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [t^Hv. 1798.]

6° Quon nous fournisse , en attendant , de Lyon tous les canona provenant des ^9 milliers de cuivre;

7** Qu'on m'autorise h acheter tout le bois nécessaire h la confedioii des aSâts, chariots et caissons n<k;essaires à un parc d'artillerie. Nous le troaveroiiB dans le pays , mais h un haut prix , cependant il en fauL

8** Qu'on nous envoie du Creuzot, du Mont-Cenis ou d*aillears, et sans dâai, 5o ou 60 pièces de canon de fer dont nous avons besoin pour garnir nos o6les;

9** Qu'on nous en envoie une trentaine d'autres pour pouvoir tirer de nos places les canons de bronze qui y sont et qui pourraient Cèdre partie du pare;

1 G** Qu'on nous donne la main-levée de ce qui est à Ntmes en artillerie, dont nous avons besoin et qui est inutile là ;

1 1** Qu'on défende aux magasins h poudre de faire autre chose que de la poudre de guerre et qu'on leur ordonne de marcher avec la plus grande activité;

13** Que l'on paye tous les entrepreneurs qui sont tous en de très grandes avances, principalement ceux du génie, des casernes, etc.;

1 3** Qu'on fasse des fonds pour mettre en bon état les batteries des cMes;

1 &** Que l'administi'ateur de l'habillement qui est ici reçoive des ordres pour marcher avec célérité;

iB"" Que le ministre permette au général de former une brigade de tailleurs, cpii ira de garnison en garnison réparer les habits des volontaires nationaux; que l'administrateur de l'habillement soit autorisé à fournir les étoffes nécessaires;

16** Que le général soit autorisé k former une brigade d'armuriers, qui r^Mremnt les armes au fur et h mesure des besoins. Cette disposition est d*aatant pfais nécessaire que le ministre de la marine nous a fermé Tulle dont il a besoin.

1 j" Qu'on ordonne h Tulle de nous renvoyer les vieilles armes que nous y avons envoyées pour être réparées ;

18** Qu'on nous accorde la moitié du produit de la manufacture de Saint- Etienne, jus(]u'h ce que nous ayons les Âo,ooo fusils demandés. L*armëe des Alpes et celle du Var sont armées; Liège, Maubeuge, CharieviDe, eAc. peuvent suflire au nord.

19'' Qu'on nous envoie des pistolets pour la cavalerie et nos canonniers, objet dont nous manquons absolument;

30* Qu'on nous accorde des sabres de cavalerie;

Qi** Qu'on nous envoie 7 h 8,000 sabres des 98,000 qui sont h Lyon; presque tous nos bataillons en manquent;

Qs** Qu'on adresse ici 8 ou 10,000 équipements complets en gibernes, ceinturons, bretelles. Si nous sommes forcés de requérir, cela nous servira et nons compléterons ce qui man(}ue h nos bataillons.

aS*" Qu'on ne tire plus de souliers de ce pays; qu'on nous envoie les soumissions de ce genre, avec ordre de verser dans nos magasins;

dMlalie le 17 frimaire an ?iii (7 décembre ih juin 180&, comte le 11 juillet 18x0^

1799), sénateur le /{janvier 1809, retraite pair de France le k juin 1816, mort à

le 3^1 vendémiaire an xi (i5 octobre 1809), Paris le 97 mars 1819* Il a publié deux

grand -offirier de la légfion d'honneur le ouvrages sur Tartillerie.

[4 FÉv. 1793.] ACTES DE GARNOT A LA CONVENTION. 357

si** Qu'on nous autorise, vu la perte des assignats, à payer les souliers leur valeur;

aS** Qu on donne des ordres pour des chemises et qu'on nous autorise h traiter;

QÔ" Idem pour les sacs h toile et à peau, qui manquent absolument.

Qy*" Nous n avons pas besoin de bas, nous n'en voulons point; nous aimons mieux qu'on nous autorise h faire faire un grand pantalon en toile à chaque soldat Nous tenons beaucoup h cette mesure indiquée par le climat.

a 8** Nous n'avons pas le vingtième du fer coule dont nous avons besoin. Il faut absolument ou qu'on nous en envoie ou que Ton nous indique d'où nous pourrons en tirer et que l'on nous autorise à traiter pour des objets de première et indispensablenëcessitë.

atf Qu'on ajoute des tentes pour 30,000 hommes à celles qu'on nous a annoncées et cela sans délai , ou qu'on nous autorise à en faire faire.

30** Qu'on nous autorise à faire faire environ 6,000 demi-fournitures, dont nous avons le plus pressant besoin.

31" Pour les vivres que Ton ordonne des approvisionnements proportionnés aux besoins,

33** Des ordres pour qu'on nous livre de Saint-Etienne une grande quantité de pièces de rechange pour nos armes.

(Arch. de la guerre, armée des Pyrénées, reg. D, n" 8u.)

TOULOUSE, h FÉVRIER 1 ygS.

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