POUR LA RÉIMON DE MAMUR ET AUTRES VILLES DE BELGIQUE A LA REPUBLIQUE
DECHET POVR LA REVMOy DE NAUÊVB , CaARLBS-^VIt-^ÂMBBB , BTC^^K
Article premier. La Convention nationale, après avoir entendu le l'apport de son romitc^ diplomatique, déclare, au nom du peuple français, qireile accepte le vœu librement émis par les peuples souverains des villes et banlieues de Namur, Ham-sur-Sambre, Charles-sur- Sambre^^\ Fleurus et Wasseignes, dans leurs assemblées primaires pour leur réunion à la France, et, en conséquence, décrète que les villes et banlieues de Namur, Ilam-sur-Sambre, Gharles-sur-Sambre, Fleurus et Wasseignes font partie intégrante du territoire de la Republi(|ue.
Art. 2. Les commissaires de la Convention nationale près des armées
dei droite du citoyen, propoiée par L. Carnot, député du département du Pat-de-Calaii y imprimée par ordre de la Convention nationale. 10 mare i'j()3,Van a de la Bépublique; Paris, 1793, in-8", de la pagos.
^'^ Le 9 iiiai's 1793 ia Convention avait déjà dcrrété la réunion de Namur. Voici le récit du Journal de» Débat» :
(?l)eux Iiahitants de Namur se sont pitf- (K^ntés de>ant la Convention nationale. Vuu dVux a dit : Tandis que les tyrans réunissent leurs elForls pour enlever aux enfant^ de la liberté leui-s conquêtes et détruire le bonheur du monde, la commune de Namur a clM)i«i deux Français pour \ous apjorler le vœu qu'elle a librement émis de se réunir à la France. II était utile que Namur fût lente à se prononcer, aPui d'attester aux t\rans que ses habitants avaient mûrement réfléchi, el que les peuples ne se donnent pas légèrement. Les Nanuirois avaient crnint pour la religion qu'ils pn»fcssenl, mais bientôt éclaii^és sur les \rais motifs de la Convention nationale, el reconnaissant <|ac' le libre exercice des cultes était établi par la déclaration des droits de rboiiHMn,ils sont venus a\ec enthfMisiasme
inscrire leurs noms sur un registre contenant leur renonciation de toot prirOège, leur adhésion aux décrets des i5, 17 et 99 décembre, et leur vmi pour la réunion à la France. Les repousseriei-vous de votre sein? — Non, non, s*écrie toute rassemUëe.
ff Lacroix lui atteste Tauthenticitë du procès -verbal qu^on lui présente; il demande qu*cllc prononce à Tinstant même la réunion de Namur, et qu^ensuite les deux députés reçoivent le baiser fraternel pour le reporter à leurs frères.
<r L'assemblée prononce la réunion « l'unanimité, et, au milieu des plus vifs applaudissements , les deux députés reçoivent du président le Kaiser fraternel.
(T Voici le décret de réunion :
«rLa Convention nationale décrète que la ville et banlieue de Namur font partie intégrante de la République française, renvoie au comité diplomatique pour présenter le mode d^incorporation , et ordonne l'impression de Tadrcssc lue par les députés de la ville et banlieue de Namur. t»
<*J Le procès-verbal de rassemblée primaire de Charles-snr-Sambre est du 10 février 1793 (Orig., Arcb. nat., F'fiSgS.)