‹ Correspondance générale de CarnotChapitre 48 sur 207 · AUX MAIRE, BOURGMESTRE ET CONSEIL DE LA VILLE ET REPUBLIQUE DE BIENNE · texte numérisé non relu

AUX MAIRE, BOURGMESTRE ET CONSEIL DE LA VILLE ET REPUBLIQUE DE BIENNE

Messieurs ,

A Delémonl, le a6 août i799<

Le général Ferrier nous a communiqué la lettre que vous avez envoyée par un député pour lui faire part de vos inquiétudes sur la nécessité où il pourrait se trouver de porter ses troupes en avant pour couvrir le pays qu'il est chargé de défendre. La nation française, Messieurs, n'oubliera jamais les égards qu elle doit à un peuple ami et allié. L'Assemblée nationale nous a envoyés sur les frontières pour combiner avec les généraux les mesures qui seront reconnues propres à concilier la sûreté de l'empire français avec les considérations que prescrit le

^*) Le 96, en effet, une députalion des fédérés vint déclarer à l'Assemblée qu'ayant appris qu'on voulait enlever les criminels d'Orléans ils avaient résolu de s'y opposer, mais qu'ayant eu connaissance du décret reodo la veille, ils étaient déterminés à en aUendre l'eflel. Le 5 septembre 1799 les prisonniers furent transférés d'Orléans à Paris, ils ne dépassèrent pas Versailles; à peine arrivés dans cette ville, le dimancbe 9 septembre, ils furent massacrés par la populace.

(» François Chabot, né à Saint-Geniez (Aveyron) le 99 octobre 1759, capucin, vicaire de l'évéque Grégoire, député du département de Loir-et-Cher à l'Assemblée législative et à la Convention, décapité à Paris le 5 avril 179^*

^^^ C'est dans la séance du vendredi soir 17 août 1799 que Chabot 6t cette motion, qui fut renvoyée à la commission extraordinaire. (Cf. Procèê-verbal , p. 369 , Journal dê$ DébaU, n" 896, p. 9^6, et le Patriote franeaiê, n" du 19 août, p. 198.)

96 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [37 août 179».]

bon voisinage. En conséquence nous désirerions infiniment nous concerter avec vos députés en présence du général Ferrier. Si notre roule ne nous était pas tracée par TAssemblée nationale, nous nous empresserions d'aller nous-mêmes auprès de vous à Bienne, mais nous pensons que le désir de prendre des mesures conciliatoires avec un peuple ami et allié vous engagera à envoyer de nouveau vos députés à Delémont pour prendre de concert les moyens de pourvoir à la sûreté conmiune^^l Nous avons Thonneur de vous prévenir que nous sommes obligés de partir demain.

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