PARIS, 1 ' SEPTEMBRE
LA COMMISSION DE CORRESPONDANCE DE L'ASSEMBLEE AUX COMMISSAIRES
MM. les commissaires près Tarmée du Rhin , à Belfort.
Messieurs et chers collègues , nous recevons h l'instant toutes vos dépêches , quoique de différentes dates. Nous allons en donner connaissance à l'Assemblée nationale.
(*) Le maréchal de camp Ferrier ayant envoyé de Porrenlruy, le 3o août 1 793 , au directoire du département du Doubs un paquet de dépêches pour les commissaires de TAssemblée nationale, celui-ci répondit que le paquet n*était parvenu que le 3i à minuit et ajouta : «Ces messieurs étant partis à une heure après midi du 3i pour
se rendre à DôIe et de là à Auionne, nous leur avons expédié , deux heures après la réception de votre lettre, un gendarme national pour suivre leur marche et leur remettre ce paquet. 7) (Arch. du Doubs, administration départementale, reg. de correspondance du bureau de la guerre, coté L i/i3, fol. 37.)
lii CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i" sept. 1793.]
Nous ne doulonf: pas qiiVlic n'npplaudissn, ainsi que nous l^avons fait, aux mesures de sagesse et de patriotisme que vous avez prises el a Tactivitc^ que vous mettez dans ^otre mission. Elle ost remplie d'une manière très utile h la natiou, et nous nous félicitons d*ôtre en ce moment les pn'niiers organes de la i*econiiais8aDce publique, lies journaux vous donneront mnnuissance de IVtat iK>]itiqne de la capitale.
P, S. — Nous venons de communiquer vos dëpc^hes particulières h la commission extraordinaire. Elle a trouvé les mesures prises excellentes et dictées par la prudence et Thabileté. Vos considérations sur Tétat actuel de la Suisse dans ses rapports politiques avec nous serviront sûrement de base a la conduite de notre gouvernement à son égard. Nous allons faire passer copie de cette partie de vos dépêches au ministre des aiïuires étrangères, ainsi qu'au ministre de la guerre tout ce qui concerne la défense de la partie de frontière que vous parcourez.
(Arcb. nal.,DXLil8,n'47.)
DELIÎMONT, l'" SEPTEMBRE 1792. LE GÉNÉRAL FERRIER AUX GOMUISSAIRBS.
Delémootf le 1" septembre 1799, Tan nr* de la liberté.
Messieurs,
Je m'empresse de vous envoyer ci -jointes les copies de la lettre qui m'a ët^ écrite par MM. les maire, bourgmesti^e et conseil de la ville et république de Bienne^'^ et de la réponse que j ai faite à cette lettre ''^ jugeant qu'il était très important que vous fussiez informés de leur contenu.
Le maréchal de camp commandant les troupes françaises dans le pays de Porrentruy,
Ferrier.
(Orig.,Arch. nat, G 16&, n'SSG.)
î*) Voici le texte de la lettre des maire ot bourgmestre de Bienne. (Arcb. naU, C 16/i, 1^386):
«Monsieur le général,
vPour ne pas vous laisser des inquiétudes, que notre lettre d'bier pourrait vous avoir causées, au sujet du séjour des troupes bernoises sur notre terri loira, nous nous empressons à vous mander que notre députe n*a pas trouvé d'obstacles à leur rappel, qui doit être décidé aujourd^bui par ^ le souverain Conseil, qui avait donné ordre au commandant de s^y transporter, de quoi nous vous aviserons aussitôt.
(tAu surplus nous pouvons vous assurer.
Monsieur le général, que la déclaration de MM. les commissaires, que nous avons rendue aussi pidiliqae que possible, a produit la
sensation la plus favorable chez nos voîsiiis pour le maintien de la paix et bonne harmonie avec la France.
(tNous sommes, avec les sentîmenlt que vous connaissez. Monsieur le général,
(tVos afiectionnés à vous servir,
(tLes Maibe, BouMMism it Consm.
DR LA TILLI M Bimil.
«Donné ce 3i d*aoât 1799.9 ('> Voici le texte de la réponse da général Ferrier (Arcb. nat, G 16&, n* 386): (r Messieurs, trj'ai reçu la lettre que vont m^avei Sut rbonneur de m*écrire aajoard^biiL Les démarches que vous me mandez avoir failei présentent de nouvelles prcnves de la persistance de vos sentiments eoven la natiiNi française et vous acqoièrent de fMomtma