Ce post-scriptum est d'une autre main
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n'ont pas été plus heureux que vous », la minute porte : « ne seront pas plus heureux, etc. » La lettre envoyée à M . le comte de La Garde était chiffrée, y a-t-il eu erreur dans le déchiffrement, ce qui arrive ; a-t-on mis le passé pour le futur ; ou bien l'erreur vient-elle des coptes infidèles que l'on a répandues de cette lettre? C'est ce qu'on ne peut savoir aujourd'hui, mais il reste prouvé que ce document tel qu'il a été présenté au Parlement Britannique n'est point authentique et n'a aucun caractère officiel. Une lettre confidentielle transmise à un ambassadeur de France à Madrid, une lettre tronquée dont on n'a point l'original, une lettre dont la copie altérée n'a pas même été transmise par le gouvernement Espagnol ne peut être reconnue ni par celui qui a écrit l'original, ni par le gouvernement français. *
1. Communication de M. de Montbron. — Avec le post-scriptum et le billet du 8 mai Marcellus a fait la lettre suivante [Politique de la Reilaaration, p. 224-5):
H Paris, 4 mai 1823.
I' Que me veutdoncM.Canningavec ses chicanes presque grammaticales? La dépêche au comte de la Garde, dout il argumente, n'est pas exacte. Au lieu de ces mots; Lord Filz-Roy Somenet et tir W. A'Courl n'ont paa été plus heareux, la minute porte ne ieront pas ptua heureux. Cette lettre élait chilTrée ; y a-l-il eu erreur dans le décliiflrement? a-l-on mis le passé pour le futur? ou bien l'erreur vient-elle des copies infidèles répandues? C'est ce qu'on ne peut savoir aujourd'hui ; mais il reste prouvé que ce document tel qu'il a été présenté au parlemeut britannique, n'est point authentique, et n'a aucun caractère ofllciel. Une lettre confidentielle, transmise à un ambassadeur de France à Madrid, une lettre tronquée, dont on n'a point l'original, une lettre dont la copte altérée n'a pas même été livrée par le gouvernement espagnol, ne peut être reconnue, ni par le ministre qui a écrit, ni par le gouvernement français qui a dicté. — En vérité, cela est trop petit, et je ne répondrai pas autrement ni ailleurs à ce point traité dans une de vos dernières dépêches officielles.
n Mandez-moi, je vous prie, quand s'assemble la société poursecourir les hommes de lettres ; je veux lui écrire. J'avais parlé de 20 livres sterling ; doublez la somme, en donnant ma lettre.
1' Nous serons le 25 !i Madrid. Mina fuit comme le reste; on ne peut parvenir à joindre cette espèce de lièvre et de renard, qui met toute la meute en défaut. CHAreAUBRiANn. »
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109S 26 avril 1823.
An marquis de Garaman.
NM2 A chiffrer Paris, 26 avril 1823,
Monsieur le Marquis,
Je crois devoir vous transmettre ie plutôt possible quelques explications sur un fait qui pourrait i être mal compris et mal interprété.
La Junte administrative d'Espagne, qui a été reconnue par M^ le duc d'Angouléme uniquement dans la vue de faciliter le succès des opérations de l'armée et de servir de point de ralliement au parti royaliste, s'est crue autorisée h agir comme un pouvoir politique. Elle a écrit aux Puissances étrangères pour les engager à nommer près d'EIle des agents diplomatiques ^, et elle a cru pouvoir nommer de son côté des agents consulaires. La Junte, à qui l'on doit de la considération pour le zèle dont elle fait preuve et l'utilité dont elle doit être, a cependant ici outrepassé ses pouvoirs, Mgr le duc d'Angouléme l'a reconnue, et a voulu lui donner de la consistance, parce qu'il ne veut point agir directement et au nom de la France sur l'administration de l'Espagne, et que les parties du royaume oit nous pénétrons doivent être régies uniquement par des autorités espagnoles royalistes : mais cette junte n'a pas le pouvoir de gouverner ni de diriger la politique extérieure, et tant que le Boi est prisonnier, nulle autorité ne peut exercer la puissance, jusqu'au moment où, Madrid étant occupé, les Cours alliées pourront établir un gouvernement provisoire, dont les pouvoirs s'étendront autant que les circonstances pourront l'exiger.
1. Cliateaubriand a barré ici : n donner lieu à des malentendus <i.
2. Ces deux derniers mots ajoutés par Chateaubriand, h ta plac ce Ambassadeurs n, qu'il barre.
' Nous pensons que les Cours alliées, auxquelles la Junte ' a demandé des Ambassadeurs et ofTert les siens, peuvent se dispenser de lui répondre. Ce ^rait peut-être la blesser et la décourager que de lui faire parvenir, par chacun des Cabinets alliés, des observations fort justes, qui repoussent ses prétentions. Le silence paraît être ce qu'il y a de mieux, d'autant plus qu'il ne s'agit pour cette Junte que de l'existence d'un mois, c'est-à-dire jusqu'à notre arrivée à Madrid qui aura lieu du 25 au 30 de mai. ^
Je vous prie, Monsieur le Marquis, de faire immédiatement part de ces détails ^ à M. de Metternich : nous ne doutons pas qu'il ne partage notre opinion.
Le corps d'armée de M. le maréchal Moncey est entré en Espagne : il sera bientôt en ligne avec Mgr le duc d'Angouléme. Les insurrections royalistes éclatent dans la plus grande partie des provinces d'Espagne. On espère que ,1e résultat de ce mouvement sera la mise en liberté du Roi. Il paraît qu'à Saragosse on s'occupe peu de se défendre, car des voyageurs partis depuis peu de cette ville ont annoncé qu'on n'y savait point encore l'entrée de nos troupes en Espagne.
Agréez, . . ^ .
1. Chateaubriand supprime ici ; s Nous avoDS fait part de ces obs< tionai la Junte et ».