Minute aux Affaires Etrangères, Autriche 404, f> ISS
Au baron de Rayneval.
Dépêche relative à la Junte d'Espagne.
(Voyez celle adressée à M. le Marquis de Caraman & Vienne sous le n" 12.) '
i094 26 avril 182[3]. a
Monsieur, Je m'empresse de vous accuser réception de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 21 de ce mois en réponse à mes deux dépèches du 17.
En vous félicitant, Monsieur, de la conduite à la fois ferme et prudente que vous avez tenue à l'égard de M. le comte de Revilla Gigedo, je ne puis que vous remercier des bons procédés dont vous avez accompagné l'expédition des ordres qui vous étaient prescrits.
Agréez,. , *
1. Telle est la note des Affaires étrangères, Prusse, 263, n» 40. C'est de la dépêche précédente dont il s'agit . Le texte est le même, sauf que H. de Bernstortr remplace M, de Metternicb, et qu'à la lia il y a cette phrase en plus ; a Je me propose de voua expédier M. de Bourgoing du 1" au 5 de mai. » Ces indications se trouvent sur la minute même de la dépêche h M. de Caraman : Autriche, 404, ^ ISS.
a. Je lis un 4 sur la minute, et la lettre est placée à sa date en 1823.
3. Conseiller de Préfecture, Préfet par intérim du département de la Gironde.
i. Minute aux Affaires Étrangères, Espagne, 721, ^ 24S.
1095 28 avril [1823].
Au vicomte de HarcelliiB.
Je vous ai envoyé ce matin, d'après le désir de Sir Charies Stuart, une dépêche télé^aphique : je doute qu'elle soit arrivée assez tôt pour que M, Canning en ait fait usage. Les nouvelles d'Espagne sont toujours excellentes : Molttor était le 22 à Tudela, et devait être le 25 à Saragosse où il n'y a qu'une faible garnison. 11 paraît qu'on ne trouve ni Mina, ni Ballesteros : tout cela fuit et la population entière vient à nous.
Voilà la neutralité de l'Angleterre hors de doute ; et je m'y attendais. Soyez tranquille sur M. de Cases, je vais le rappeler.
Ne vous fiez pas aux cajoleries de M. Canning. Quant à moi je ne récriminerai jamais avec les Anglais ; je ne leur répondrai jeudi à la Chambre des Pairs que par des politesses ; mais leurs lAches insultes m'ont donné la mesure de la capacité et de l'honneur de ces hommes ; et j'ai fini avec eux.
Tout à vous.
Chateaubriand.
Lundi, 28 avril. '
i096 [30 avril 1823.]
A Madame de Guetine.
Je suis désolé de vos chagrins. — Je suis fort content des affaires d'Espagne, et vous voyez que je n'ai pas besoin de consolations excepté des vôtres quand vous êtes malheureuse. J'irai vous voir bientôt.
Mercredi.
Madame de Cusline. ^