‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 138 sur 195 · Minute aux AfTairea étrau^reB, Espagne, 722, f · texte numérisé non relu

Minute aux AfTairea étrau^reB, Espagne, 722, f

2. Original autographe. Affaires étrangères, Prusse, 263, pièce 70.

enverrai, moi ou Pozzo, un courrier dans deux ou trois jours et que j'ai reçu vos dépêches et vos lettres des 18 et 19 mai.

Tout va bien ici. Naples est venu se mêler de l'affaire et a pensé occasionner un retard bien préjudiciable aux affiiires de l'Alliance par ses singulières interventions. Tout a été arrangé, et nos envoyés partent cette semaine même pour Madrid.

Une colonne de notre armée marche sur Séville, une autre sur Badajoz. L'affaire touche au dénouement.

Nous avons secouru la Régence d'Espagne : le courrier espagnol porte les communications de cette Régence à l'Empereur qui reconnaîtra comme nous cette puissance royaliste, née de l'AIUance elle-même et de la nécessité. Tâchez de lire ce griffonage, j'écris i la h&te.

Vous connaissez mon dévouement.

Chateaubwand. '

1U7 [Juin 1823.]

A Hadame Récamier.

5 heures.

J'ai passé trois quarts d'heure seul dans la petite cellule, vous espérant, vous appelant, et pourtant heureux de me trouver au milieu de vos livres, de vos fleurs et de tout ce qui vit avec vous ! 11 faut pourtant arranger notre vie autrement, car je ne sais que devenir sans vous. Si on avait laissé ce malheureux ministère rue du Bac, je serais & votre porte. Tâchez de m'écrire un petit mot. Comment avez-vous pu sortir à notre heure? Ne pouviezvous m'attendre un peu? 11 vous est bien facile de vous passer de moi. Moi, j'avais tout quitté pour venir à vous. "

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