Congràt de Vérone
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4119 2Sjmn[1823|.
A ViUèle.
Paris, ce mardi matin 25 juin.
Tout va bien, mon cher ami, à Madrid et à Lisbonne. A Madrid l'amni&tie est publiée, à Lisbonne le Roi a repris son autorité. Je vous donnerai les détails à la Cbambre. Tout à vous, moo cher ami.
Chateaubriand ^
WS 26 juin 1823.
A M. de Talara.
Paris, ce 26 juin 1823.
J'ai reçu votre lettre de Bayonne, mon cber ami ; nous savons ici tonte l'histoire de M. Ward. Quant à M. Brunetti, nous nous y attendions ; et vous saurez par M. de Caux que j'en ai fait prévenir la Régence. Je vous engage à ne pas vous laisser étourdir au premier moment de tout ce que vous entendrez de contradictoire. Les uns vous diront que la Régence exagère, qu'elle perd tout, qu'elle est folle ; les autres vous soutiendront qu'elle ne fait rien pour venger les royalistes et la cause royale. Le fait est que cette Régence n'est pas composée d'hommes forts ; mais, vous le savez, il n'y a pas d'hommes en Espagne. C'est là le côté fâcheux ; mais il faut aller comme on peut. En se plaignant et s'effrayant de tout, on ne finirait pas. Votre rôle sera diffîcile entre les partis français et \es partis espagnols : vous en trouverez de toutes les sortes. Souvenez- vous de vos instructions ; ayez des conférences avec vos collègues, aux termes de votre protocole; mais évitez toujours qu'elles soient trop fréquentes et