‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 159 sur 195 · Minute aux Affaires étrangères, Espagne, 12i, f · texte numérisé non relu

Minute aux Affaires étrangères, Espagne, 12i, f

2. D'après l'original. — Communication de M. de Montbron. — Marcellus [Politique de la Betlauralion, p. 3SI) nous donne, en date du IS juillet, une lettre qui n'est qu'un développement fantaisiste de celle-ci.

» Paris, 15 juillet 1823.

u Un courrier russe part pour Londres; j'en profite pour tous «Tertir que le prince de Mettemich va ourrir une espèce de négociation pour engager l'Angleterre à rentrer dans l'alliance continentale. C'est dans une de mes causeries avec M. le baron de Vincent que M. de Mettemich a puisé cette pensée. J'avais dit à cet ambassadeur ce que je vous ér^ris depuis deut mois: a Voila pour l'Angleterre une belle occasion de se tirer du mauvais pas où elle s'est jetée ; » et là-dessus le prince, qui veut jouer uD pen Corrtêpondinee de Chateaubriand. T. IV. 91

H9S IS et 13 juiUet 1823.

An Comte de La Feironays.

12 juillet 1823.

Je reçois des dépêches de Vienne. Causant un jour avec M. le Baron Vincent du parti qu'avait pris Sir William A'Court de ne pas suivre le Roi déchu à Cadix, je lui dis : « Voilà une belle occasion pour l'Âng'leterre de se tirer du mauvais pas où elle s'est mise et de contribuer à obtenir par son influence la délivrance de Ferdinand. » Il paraît que M. Vincent a rendu compte de ce propoâ de conversation au Prince de Metlernich, qui, prenant aussitôt acte de ce que j'avais dit de fort raisonnable, a cru devoir ouvrir une sorte de négociation avec l'Angleterre pour l'inviter à entrer dans l'Alliance et demander son intervention pour la délivrance du Roi. Sans doute il serait fort à désirer que l'Angleterre changeât de système et qu'elle voulût avec l'Alliance combattre la révolution. Que le Roi Ferdinand obtienne la liberté délinitive n'importe par qui, nous en serons charmés ; mais de faire d'une chose désirable une négociation formelle, j'avoue que je n'aurais jamais songé à cela. Montrer tant d'empressement et un si vif désir de se rapprocher de l'Angleterre, c'est faire penser à cette puissance naturellement si oi^eilleuse que nous avons besoin d'elle, et que l'Alliance se défie de ses propres moyens.' Or, ce n'est point làassurément la position des alliés et celle^de la France; nous sommes très suffisants pour achever la guerre d'Espagne ou toute autre guerre que les alliés

plu8 que son rôle, a imagioé ceci. Ce sont de biens bonnes intentions ; Dieu veuille qu'elles soient remplies !

« M. de PolL^nsc se met demain en route pouraller vous rejoindre. Avant son arrivée, je veux vous dire que vous svez mené nos afTairea b Londres à la grande satisfaction de votre pays, de votre roi et de vos chefs.

a Chats* usni AMD. »

1. Ce dernier membre de phrase est supprimé dans le Congre» de Vérone.

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