‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 169 sur 195 · Un d«s romans de la duchesse de Duras · texte numérisé non relu

Un d«s romans de la duchesse de Duras

4. Pailbès La duchesie de Duras, p. 242. — Collationné sur l'original autographe.

mS 23 juillet 1823.

An marquis de Talaru.

Paris, le 23 juillet 1823.

Je réponds confidentiellement, mon cher ami, à votre dépêche NM7.

Tous vos raisonnements sur les avantages et les inconvénients des conférences sont justes. La diKiculté a été de n'accepter de secours de personne et de se mettre en garde contre l'empiétement des alliés dans les conférences. Il est certain que les quatre grandes puissances continentales, s' entendant ensemble à Madrid, offrent quelque chose de moins dur h la Régence que la volonté de la France, exprimée seule par l'organe de ses soldats. Tout dépend donc de votre habileté.

Votre tableau de l'Espagne est celui que tout le monde fait. Il n'y a remède à ces maux que la délivrance du roi. On ne fera peut-être que changer de mal, mais du moins nous n'en serons pas responsables.

Je vais parler pour qu'on accepte au moins les secours de Portugal par mer. Les Portugais ne sont pas dans la position des Russes, des Autrichiens et des Prussiens, ils ne passeront pas sur notre territoire ; ils sont comme nous menacés par la révolution espagnole, et comme nous ils ont le droit de prendre les armes contre elle. S'ils déclaraient la guerre à l'Espagne, pourrionsnous les en empêcher ? Si on ne veut pas précisément dire qu'on accepte leurs propositions, ne peut-on faire comme on a fait pour le comte d'Amarante, les laisser agir en Espagne comme ils voudront? S'ils veulent bloquer Badajoz et Ciudad-Rodrigo, bien libre à eux, sans doute. Parlez à M'' le duc d'Angouléme dans ce sens ; ne lui présentez pas la chose comme un parti pris ou à prendre, mais comme une idée qui mérite d'être pesée, surtout pour le service de mer. Nous pouvons tirer un immense parti de la marine portugaise et du matériel qu'elle peut nous fournir. Si

nous triomphons avec nos seuls moyens, c'est bien beau ; mais si nous ne triomphons pas, les faits dominent tout. 11 faut avoir Ferdinand, n'importe à quel prix, car il y va du salut ou de la perte de la France. Dites à Guilleminot mes idées sur tout ceci. Chateaubrund. *

1W9 [Juillet 1823.]

A la duchesse de Duras.

Dimanche matin Chère sœur, j'ai à dix heures des ambassadeurs qui vont me manger ma matinée. Je craindrais donc de vous faire partir trop tard. Je ne sais, mais j'espère vous voir vers la fin de cette semaine àAndilly. Cadix sera peut-être tombé, et vous me lirez le Moine. '

WO 23 juUlet 1823.

Aux ambassadeurs et ministres des puissances maritimes, accrédités près la cour de France. ^

Monsieur l'ambassadeur, Le Gouvernement français, fidèle aux principes de générosité qu'il a manifestés en ne délivrant pas de lettres de marque et en laissant passer librement tous les bâtiments de commerce, avait cru qu'il n'avait pas besoin de signifier le blocus effectif des ports d'Espagne devant lesquels il a établi des croisières. 11 avait pensé

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