‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 172 sur 195 · Archives de La Ferronays · texte numérisé non relu

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2. Congre» de Vérone: « dit-on >i est supprimé ; et « nous traitoas avec les Cortès i> est souligna.

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membres des Cortës qui procureraient la délivrance de Ferdinand. C'est cela que la malveillance des uns et la crédulité des autres a transformé en négociation avec les Cortès. Vous conviendrez que si on avait pu obtenir de Valdès, ou de tels autres, ce qu'on obtient de Morillo, on aurait abrégé l'ouvrage * ; nous traiterons donc avec les individus, nous traiterons avec le Roi, nous nous adresserons à lui toutes les fois qu'il pourra faire quelque chose par lui-même ; mais ne croyez pas que nous détournons notre cause de celle des alliés par d'indignes compositions avec un pouvoir révolutionnaire."

La Régence à Madrid a commis bien des fautes, son dernier décret sur les milices est déplorable : elle multiplie ses ennemis et les difficultés que nous avons & vaincre. Je lui ai fait faire les représentations les plus sérieuses par M. de Talaru, il sera secondé par les agents diplomatiques des cours alliées. Les conférences entre eux à Madrid vont maintenant très bien, et il faut que sans blesser l'orgueil espagnol, en y mettant beaucoup de réserve et de mesure, ils parviennent néanmoins à empêcher la Régence de multiplier des actes imprudents qui la perdraient et compromettraient notre armée. ^ Il faut dire pourtant, & son excuse, qu'elle a été obligée de faire des sacri6ces aux opinions de la masse populaire qui la pousse. En Espagne, tout est noir ou blanc ; on est pour les Cortès ou pour le Roi, et vous ne ferez pas comprendre à ces deux parUa, qu'ils peuventuser l'un envers l'autre de bienveillance et de ménagement. Ils ne tendent pas moins qu'à s'exterminer mutuellement. Un gouvernement qui veut être sage est bien embarrassé à trouver la route à travers tant de passions.

Voilà, Monsieur le Comte, l'état des choses. J'ose croire que

1. La quatrième, la cinquième, et la sixième phrase jusqu'ici sont su p primés dans le Congre* de Vérone.

2. Congre» de Vérone, n ne croyez pas que nous deabonoriona dos armes, notre cause par d'indignes compoaitions ,i>

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