Dans le Congre» de Vérone, suppression depuis « Talaru
l'Empereur trouvera dans cet exposé la loyauté d'un gouvernement qui ne se fait point illusion, qui dit tout, ne cache rien ; parce que, iidèle à ses principes, il espère trouver dans ses alliés la même confiance qu'il met en eux. Pour moi, vous pouvez être sûr que ma résolution est inébranlable. Si ma santé qui s'altère par l'excès du travail, ne m'abandonne pas tout à fait au milieu du chemin, je ferai bon marché de rester malade ayant vu le triomphe de la légitimité européenne sur les derniers événements de la révolution.
Tout è vous. Monsieur le Comte, bien sincèrement. Chateaubriand.
Mettez, je vous prie, mes profonds respects aux pieds de l'Empereur et offrez tous mes compliments à Monsieur le Comte de Nesselrode. '
Je ne vous parle plus de la prétention de Naples, L'affaire est enterrée, elle était passablement ridicule,
Vous savez sans doute la chute du pape, il va mieux, mais je ne crois pas qu'il vive longtemps. Je lui ai envoyé un lit mécanique pour se soulever. Un conclave était autrefois une grande affaire, aujourd'hui cela ne pourrait avoir d'importance que si un grand homme montait sur le trône pontifical. Borne n'est plus assez forte par elle-même pour influer sur le sort des peuples sans un pape de génie. Quelques intriguescommunesde quelques cardinaux obscurs seront inconnues hors des ruines de Rome, et l'on s'apercevra à peine que les clefs de S' Pierre ont changé de mains.
"J'ai envoyé ce matin même une lettre à M. Bei^sse et j'ai pris son fils dans mes bureaux. Remerciez l'Empereur de ce qu'il daigne fairepourM.de Cadore.
L'estafette de Madrid en date du 30 juillet est arrivée ce matin,
1. Les trois paragraphes précédents ainsi que la signature manquent dans le Congrèi de Vérone.
2. Les deux derniers paragraphes de la lettre, avant la signature, manquent dans le Congre» de Vérone,
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nous portant les nouvelles les plus satisfaisantes de la tranquillité de cette capitale. Deux jours après le départ de Monseigneur, B[ordesoulle] n'était point battu et obligé de lever le bloinis de la Cûrogne, comme le disaient les journaux anglais. ^
iS'êS [7 août 1823.]
A la duchesse de Duras.
Jeudi.
Je ne sais rien : Henri ^ en sait tout autant que moi. Nous en sommes toujours au Trocadéro et aux âneries. Voilà un beau temps qui me réjouit pour vous. Soignez votre santâ sans penser à autre chose, et marchez sur cette herbe qui vous fera parcourir des routes inconnues. 11 y a trop de sots ^t de fripons sur les chemins battus. ^
Au prince de Polignac.
■ . - - Paris, ce 7 août 1823.
Vous verrez, noble Prince, par les journaux que les nouvelles sont très bonnes aujourd'hui. Le reste de la dépêche télégraphique dont vous verrez le commencement dans le Moniteur porte : —
{ Voilà U dépêche toute entière.) * ' Rien de nouveau d'ailleurs. Je vous recommande la lettre ci-
1. Incomplètement publié dans le Congrét de Vérone. — Complét4 d'api^ l'origiiial des Archives de La Ferronays.
S. Le duc de Rauzan.
3. Peilhès La ducheue de Dura», p. 243. — CollatioDné sur l'original autographe.
i. Telle est la seule indication de l'originel.
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jointe pour Neaville ' ; elle est pressée et chiffrée. C'est pour lui dire d'acheter bombardes, boulets, etc., pour Cadix.
Veillez, je vous prie, à ce que notre déclaration nouvelle sur le blocus de la Corogne soit publiée officiellement en An^^leteire comme l'a été celle des blocus de Cadix, de Saint-Sébastien et de Santonna. N'oubliez pas de répondre ce que j'ai répondu si l'on vous parle de la conversation de Bordesoulle et de Ward : que les propos d'un militaire tenus dans une conversation secrète sont peu de chose en comparaison des outrages publics qu'on a prodigués en plein Parlement et dans tous les journaux à la France. Nous ne nous sommes pas plaints. De quel droit se plaindraiton ?
Je désire fort que vous ayez votre audience, mais Canning la retardera autant qu'il pourra.
Tout à vous, noble Prince.
Chateaubriand. '
/?97 10 août 1823.
An marquis de Talaru.
Paris, le 10 août 1823.
Une dépêche télégraphique, datée du quartier général de la Caroline, le 6 de ce mois, nous a appris hier au soir la capitulation de Ballesteros et sa reconnaissance de la Régence. Je m'applaudis de vous avoir prévenu, dans mes trois dernières lettres, d'interposer votre autorité alin que la Régence ne fasse pas l'énorme sottise de repousser Ballesteros. Je vous écris en conséquence une lettre officielle, dont vous ferez usage, s'il y a lieu, auprès de la régence. Cet événement peut amener la reddition de Cadix, et peut déterminer la défection de Milans et de Loberas
1. Hyde de Neuville, notre ambassadeur su Portugal : les correspoodances de France pour le Portugal paasaient par l'Angleterre.