‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 174 sur 195 · Archives de ta famille de Poli(;Dac · texte numérisé non relu

Archives de ta famille de Poli(;Dac

en Catalogoe. Si, d'un autre côté, nous sommes entrés à La Corogne, comme le disent des lettres venues de Londres, Bourke pourra entrer dans le royaume de Léon et vous mettre en repos à Madrid. Allons ! voilà de belles espérances ; paissent-elles s'accomplir ! Si le roi est délivré, vous aurez d'abord à Madrid le général Pozzo, qui a de pleins pouvoirs pour cela, et ensuite un ambassadeur. Bulgari ne vous restera pas.

Dites-moi ce que l'on pense à Madrid de notre consul de Valence, Brochant d'Andilly, qui a été vice-consul à Madrid après le départ de M. de La Garde. Mais prenez garde aux exagérations des abiolutistes, dans ce qu'on vous en dira. Mon dessein est de le renvoyer pour exercer le consulat par intérim h Madrid, si vous pensez qu'il n'y a pas d'inconvénients. Château BAI AND. '

Au comte de la Feironays.

11 août 1823.

Je suis entré, dans ma lettre du 3 de ce mois, dans de si longs raisonnements politiques sur l'état des choses en Espagne, que je n'ai plus aujourd'hui qu'à vous parler des nouvelles. Tout a bien avancé depuis ma dernière lettre, et il est raisonnable de croire à un prompt dénouement si rien ne vient contrarier le mouvement général. Ballesteros battu et reconnaissant la Régence doit augmenter les troubles et les divisions dans Cadix et doit amener la défection de quelques généraux moins compromis que lui : Milans et Loberas en Catalogne avaient déjà écouté des propositions, et l'exemple de Ballesteros doit puissamment influer sur leur résolution. Au milieu de ces

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