Le roi de France
i. Le roi d'Espct^rne.
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Le Gouvememeat français ayant fait au désir d'éviter la guerre tous les genres de sacrifices, ayant peut-être trop longtemps lutté contre l'opinion publique soulevée par les provocations de l'Espagne, le Gouvernement français est arrivé à cette dernière limite des concessions qu'aucun pouvoir qui se respecte ne peut impunément dépasser. Blessée dans ses intérêts essentiels, la France ne peut plus fermer les yeux sur les dangers qui la menacent. Sans cesser de faire les vœux les plus ardents pour la paix, Elle a déjà pris et continuera de prendre les mesures propres à mettre (in à un état d'incertitude qui compromet à la fois sa sûreté, son honneur et sa dignité.
Quel que soit l'événement, la France aimera toujours à compter sur les bons oQices dont le Gouvernement anglais veut bien lui renouveler la proposition. Elle mettra elle-même tous ses soins à resserrer les liens qui unissent si heureusement les deux Monarques et les deux peuples.
Le Soussigné saisit, &c., Sec. Paris, le 23 janvier i 823.
Chateaubriand.
27 janvier 1823.
A Gai
Paris, ce 27 janvier 1823.
Si quelque chose, mon honorable ami, pouvait me faire changer d'opinion sur ta politique que la France doit suivre, ce serait certainement votre lettre du 21 ; je ne connais rien de plus pressant et de plus éloquent, mais elle laisse subsister la difiiculté tout entière.
Nous convenons d'abord tous les deux que la constitution espa-