‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 37 sur 195 · En marge : ■ Par M. de Bois le Comte · texte numérisé non relu

En marge : ■ Par M. de Bois le Comte

dernière dépêche de M, de la Garde, et celle d'une lettre que je viens d'écrire à M, le duc de San Lorenzo. Ces pièces établissent de la manière la plus précise notre situation politique.

L'honneur et la dignité de la France ne lui permettaient pas de continuer ses relations avec le gouvernement espagnol, et Sa Majesté a dû rappeler de Madrid M. de la Garde, et donner par celte démarche un nouveau gage de son attachement aux principes de l'Alliance. Elle est prête à soutenir la guerre, si elle doit résulter de celle de ses relations avec l'Espagne (sic). Mais Elle n'en est pas moins disposée à continuer de faire ce qui dépendra d'Ëlle pour éviter une rupture. Je dois vous dire, Monsieur le Comte, que d'après Ses ordres, j'avais joint à ma dernière dépêche i M. de la Garde une lettre confidentielle qui contenait l'exposé des moyens que l'Espagne avait encore pour prévenir une guerre, et qui se trouvent indiqués dans le discours du Roi. M. de La Garde a eu l'ordre de communiquer cette lettre à tous ceux des membres du Ministère, du Conseil d'État et des Cortès qu'il jugerait disposés à entendre encore ta voix de la raison.

La résolution du Roi, noblement annoncée dans son discours, était de nature à faire une heureuse et forte impression sur t'esprit d'une Chambre franchement royaliste. Elle a excité un grand enthousiasme, et les paroles de Sa Majesté ont été accueillies par de nombreuses acclamations. Ces acclamations, dictées par le sentiment de l'honneur et par l'attachement à nos Rois, retentissent dans toute la France : elles sont d'un heureux présage pour la session qui s'ouvre aujourd'hui,

Vous voudrez bien, M. le Comte, communiquer au ministère prussien ces détails et les pièces que je vous transmets. Nous ne doutons pas qu'il ne donne une approbation complète aux déterminations du Roi, et qu'il ne les trouve entièrement conformes au système qui a réglé les démarches de ses alliés et auquel il sera constamment fidèle,

M. Canning avait cru devoir répliquer par une Note à celle que M, de Montmorency lui avait adressée pour annoncer que la

France ne pouvait accepter ta médiation de l'Ang'leterre entr'Elle et l'Espagne. Sa Majesté m'a ordonné de répondre à cette Note ; et j'ai l'honneur de vous adresser copie de ces deux pièces, dont vous pourrez donner communication an ministère prussien.

Recevez, etc.

P. -S. — Je ne crois pas que vous ayez eu connaissance de la première Note de lord Wellington sur la médiation et la réponse de M. de Montmorency. Je vous en envoie la copie. '

N»3 Par courrier du département .

Monsieur le Marquis, J'ai rbonneur de vous adresser..,.

28 janvier 1833.

Au marquis de Caraman.

Paris, 28 janvier 1823.

9SS 28 janvier 1823.

An comte de Serre. ^

Paris, 28 janvier 1823.

Monsieur l'Ambassadeur.

J'ai riionneur de vous envoyer le discours que le Roi vient de prononcer à l'ouverture de la session des deux Chambres. Ce dis-

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