‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 48 sur 195 · Minute eux AlTaircs Étrangères, Turquie, 23'', f · texte numérisé non relu

Minute eux AlTaircs Étrangères, Turquie, 23'', f

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969 31 janvier 1823.

Aa comte de Beaurepaire.

Levant

— 31 janvier 1823.

Monsieur )e Comte

J'ai cru devoir appeler l'attention du Ministre de la Marine sur la situation où les derniers événements de Constantinople pouvaient placernos consuls et les sujets du Roi dans le Levant : je l'ai prié d'examiner, si dans cet état de cKoses, il ne serait pas convenable d'augmenter la force de notre station navale dans l'Archipel.

M. le marquis de Clermont-Tonnerre me donne sur la composition de cette station des renseignements détaillés : aujourd'hui elle est formée de la frégate la Médée, la corvette l'Àriège, les bricks le Silène et !a Gazelle, la goélette l'Estafette, et les gabarres l'Active et le Loiret.

Incessamment la corvette la Salamandre ainsi que les goélettes la Levrette et l'Amarantbe seront expédiées de Toulon pour Smyme, Le Ministre de la marine fait observer qu'il lui serait impossible d'augmenter le nombre de ces bâtiments parce qu'il est urgent de pourvoir à d'autres services ; il pense, au reste, que dix bâtiments suffisent pour protéger les sujets du Roi et le commerce français dans le Levant.

M. le chevalier de Rigny, commandant de cette station, est invité à prendre des mesures pour que nos bâtiments paraissent fréquemment à Salonique, à La Canée, à Laroaca et sur les côtes de Syrie; le Ministre de la marine lui a recommandé aussi d'entretenir des relations suivies avec les Consuls de France et il compte sur le dévouement et l'expérience de cet officier pour le meilleur emploi des forces qui sont réunies sous ses ordres.

Agréez etc. *

i. Minute aux AfTairea Étran^res, Turquie 237, f" r>6.

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910 31 janvier (823.

Au comte Auguste de Talleyrand. *

' Paris, le 31 janvier 1823, N«5

Monsieur le Comte,

Vous avez eu connaissance des premières explications données par le Ministre de la Guerre sur la partie de nos règlements militaires qui attribue le commandement des troupes du Roi aux officiers français, lors même que des officiers étrangers concourant avec eux, se trouveraient plus anciennement pourvus d'un grade semblable.

Depuis cette communication, M. le secrétaire général des Suisses a fait parvenir au Ministre de la guerre de nouvelles observations en faveur des prétentions élevées par les officiers suisses. Ces observations ont particulièrement pour objet le service de la Garde Royale, service que M. le Secrétaire Général considère comme innové en 1815, et qu'il suppose uniquement régi par t'ordonnance de création, sans égard aux anciens règlements.

J'ai désiré. Monsieur le Comte, être à portée de compléter vos instructions sur cette affaire, et j'ai prié le Ministre de la guerre de me donner tous les renseignements qui pourraient m'aider à atteindre ce but. Sa réponse traite la question dans tous ses détails, et je m'empresse de vous en adresser une copie.

Le Ministre fait observer qu'en instituant la Garde Royale et en réglant les rapports des officiers de ce corps avec ceux de l'armée, l'ordonnance royale du 1*' septembre 1815 n'a point fixé l'ordre de commandement entre les officiers des différents corps decettegarde par la raison même que cet ordre était déter-

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