‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 65 sur 195 · Minute aux Affaires Étrangères, Prusse · texte numérisé non relu

Minute aux Affaires Étrangères, Prusse

n'avons adressé aucune demande, et nous n'avons reçu aucune proposition sur ce point.

Il convient donc de chercher toutes les occasions de faire tomber un bruit qui ne peut que répandre d'inutiles inquiétudes sur cette partie de la frontière.

Vous paraissez croire, Monsieur l'Ambassadeur, qu'en augmentant l'armée sarde, on songe à lui donner un général étranger. Ce choix semblerait à la fois contraire aux intérêts du Piémont et aux vues que le Roi de Sardaigne a si souvent exprimées pour son indépendance. L'armée sera beaucoup plus dans la main du Boi quand elle sera commandée par un de ses sujets ; et puisqu'il a l'espérance que ses états seront entièrement évacués au mois de septembre par l'armée autrichienne, il est intéressé à ne pas prolonger, sous une autre forme, la tutelle dont il peut être affranchi dans six mois.

Vous reconnaîtrez aisément, Monsieur l'Ambassadeur, que vous ne devez faire usage de ces observations qu'avec réserve et d'une manière verbale etconfidentielle. Jelaisseâ votre prudence le soin d'en tirer parti de la façon la plus convenable.

Ag{réez]...i

999 [20 février 1823.]

A Madame de Castine.

Oui, je suis allé voir un soir votre voisine que je n'avais pas vue depuis un an et qui grognait. Depuis ce temps, j'ai été enfermé, travaillant jour et nuit. Avant limdi, jour de mon discoiu^ à la Chambre, je ne serai pas libre. Après, je serai tout à vous. Mille choses aux amis.

Jeudi.

Madame la marquise de Custine. ^

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