Minute aux Affaires Étrangères, Prusse
2, Pailhès Z.a ducheue de Durât, p. 339. — Collatiooné sur l'original lutographe.
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An Marquis de Caraman.
Paris, 3 mars 1823.
Monsieur le marquis,
J'ai eu rhonneur de vous écrire le 28 février, et j'ai peu de chose à ajouter à ce que je vous mandais. Je ne veux cependant pas laisser partir le courrier de M. l'Ambassadeur d'Autriche sans le charger d'un mot pour vous.
Nous n'avons pas de nouvelles d'Espagne plus fraiches que celles dont je vous ai donné la substance. Quelques journaux annoncent en avoir reçu du 24 portant que les ministres ont donné définitivement leur démission. Nous en attendons la confirmation.
C'est aujourd'hui que se discute k la Chambre des Députés la proposition relative k M. Manuel. Avant-hier, au moment où il est sorti de la séance, quelques groupes l'ont suivi, et l'ont salué de quelques acclamations. Cette petite scène n'a eu aucune importance.
J'ai reçu votre dépêche N" 15. J'ai vu avec grand plaisir le bon effet des explications que vous avez données à M. de Metternich sur les motifs qui ont porté le Roi à ne parler ni de l'Alliance, ni de Vérone dans son discours d'ouverture. Je suis extrêmement touché de la manière gracieuse dont M. de Metternich vous R parlé è ce sujet.
Comme il est possible que le courrier de M. de Vincent arrive plutôt (sic) que ma lettre du 28, je vous en envoie une copie.
Agréez... '