Paris, 6 mars J
« Votre idée est très-bonne, cl je vous en remercie. Faites traduire . Je ne sais si mon discours réussira partout en Angleterre, mais son cITel a été immense à Paris ; le gouvernement en est devenu cent fois plus fort. II a précipité Manuel et son parti dans cette scène dont tout le monde rit ici. — Pourquoi donc enverrais-je h M. Canning mes discours, quand certainement M. Canning ne m'enverrait pas les sicns'^ Il fout apprendre h tout le monde que nous prétendons à la parfaite égalité. C. »
« Paris, 43 mars 1823.
I' Canning ne se montre pas très-ami. C'est tout simple, il m'en veut de n'avoir pas cédé à ses menaces, et de n'avoir pas précipité la Krance aux genoux de l'Angleterre. Il ne peut pas guerroj'er, il n'en a aucune demiraison plausible. Il le sent, et il est piqué de s'clre si fort avancé. Mais, guerre ou non, la France fera ce qu'elle doit faire, ou je ne serai plus ministre.
•< Tout, au reste, va bien. Nous aurons la paix et une armée, et j'espère que la France me devra ce double bienfait. M, IBrougham sera forcé de reconnaître que l'homme des rêveries est aussi un liomme très positif; que je suis bon k quelque chose, et que je sais faire Vhittoire comme le roman. Je parlerai des injures de ce radical à la chambre des pairs, mais avec ces convenances et ce ton de bonne compagnie dont un Français ne s'écarte jamais... Donnez des fêtes, et ripostez ferme b M. Canning. C. »