Mots barrés : u assez iodifférent en lui-mêrae
de la démarche positive et formelle qu'Elle faisait, de concert avec Ses Alliés. Elle a donné à cette démarche une vigueur qui lui eût manqué, si on eilt suivi le premier projet, et, sans articuler la condition du rappel de Son Ambassadeur. Elle a multiplié les chances qui doivent lui faire quitter Madrid. Elle a trouvé que cette marche entrait mieux dans l'intention témoignée par les Puissances de lui laisser ^ toute son indépendance, et même l'initiative, dans les mesures à prendre à l'égard de l'Espagne.
Je vous laisse, M. le Marquis, le soin de développer ce texte. ^ J'écris, par le même courrier, -* à M. de Metternich et à M. de Gentz. Je joins ici mes deux lettres et je vous prie de vouloir bien les leur remettre. '
Vous ferez remarquer à M. de Metternich comme une preuve de la franchise de nos sentiments la réponse que nous avons faite à la note par laquelle l'Angleterre nous a proposé sa médiation. Il comprendra que, si nous eussions eu une arrière-pensée, en établissant une légère divei^enoe entre notre conduite et celle de nos Alliés, nous n'aurions pas fait à l'Angleterre nos refus si péremptoires. ^ Vous pouvez lui dire aussi que, dans les instructions qui lui ont été expédiées avant-hier, M. de La Garde a l'ordre de faire connaître ii Sir William A'Court que nous ne
1. Au-dessous <te la corrcctioD au crayon ; a entrait mieux dans l'esprit des Puissances qui ont voulu lui laisser. »
2. Mois barrés : « dont votre excellent esprit vous suggérera toute la déduction. »
3. Au-dessous de la correction autographe de Chateaubriand : « J'écris dans le même sens en [disant mieux] è H. de Metternich. .. »
i. Ici on lit sur la minute le paragraphe suivant barré : •( Vous direz à M. Metternich que le Roi est dans la ferme intention de se maintenir dans la ligne qu'il a suivie depuis Aix-la-Chapelle, etde rester invariablement attaché BU système de l'Alliance, et que ce n'est pas au moment où il peut voir édater une guerre qui peut avoir pour la France des conséquences si graves, qu'il serait accessible à l'idée de laisser relâcher des liens qui ont garanti jusqu'ici et qui peuvent garantir le repos de l'Europe, a
5. Une Gn de celle phrase existe, barrée, sur la minute : «, et qui fait si bien suite au langage qui a été constamment tenu aux Plénipotentiaires Britanniques à Vérone. »
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voulons nous séparer en aucune manière de l'Alliance Contînen- Ule. '
Vous concevrez facilement, M. le Marquis, que je serai impa' tient de sa voir quel eftet aura produit la communication dont vous chargeait la dépêche de M, de Villèleetcelle des détails que j'ai dii vous transmettre. Le Roi compte sur votre zèle accoutumé pour recevoir promptement des informations  ce sujet.
Nous avons reçu des dépêches de M. de La Garde, en date du 27 : elles n'annoncent rien de nouveau : il y a seulement dans les autorités municipales de Madrid des changements et des nominations qui sont de mauvais augure.
Tout est fort calme ici. Nos fonds publics éprouvent, de jour à autre, de légers mouvements, soit en hausse, soit en baisse. Rien ne fait prévoir de ces variations qui ont quelquefois sur l'opinion un fâcheux effet. La convocation des Chambres a été fixée par le Roi au 28 de ce mois, comme vous l'avez vu par l'Ordonnance qui a paru dans le Moniteur d'avant-hier. M. le Marquis de Caraman à Vienne.-
iW2 [Janvier 1823.]
A la duchesse de Duras.
Véritablement, vous me feriez renoncer à vous voir. Savez-vous que je me suis couché à minuit et levé à deux heures, que j'ai
1. Paragraphe barié : « Vous jugerez, M. le Marquis, que je n'insisterais pas sur cette franche résolution, et que Je ne vous chargerais pas de la reproduire fortement, si je ne regardais comme utile de combattre les fausses interprétations qu'on aura pu donner b la retraite de M. de Montmorency. J'aime à croire, au surplus, qu'elles auront eu peu de prise sur l'esprit juste et éclairé de M. le Prince de Metternich, et qu'il ne lui sera pas enti^ dans la pensée que je consentisse à prendre le ministère, s'il eût été question pournous de se séparer d'une alliance dontlamissiouglorieuse est de mettre un terme aux Révolutions, s