‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 84 sur 195 · I. Un mot barré : a enTOfé · texte numérisé non relu

I. Un mot barré : a enTOfé

S. Mots barrés : « d'Espa^fiie ».

venir effScacemcnt et exercer une sorte de médiation dans les alTaires de la Péninsule.' L'Autriche doit le sentir; et comme nous ne pouvons croire qu'elle ait eu l'intention de donner, par cet incident, plus de valeur aux intérêts de la Maison de Bourbon, nous devons être tentés de supposer que c'est dans ses propres vues qu'elle l'a mis en avant, et pour faire, pour ainsi dire, mouvoir un ressort de plus dans des afTaires qu'elle croit trop soumises à notre influence. Elle s'est opposée, quand elle n tenu le Boide Naptes à Laybacb, à ce qu'il donnât à ses ^ sujets une constitution indépendante : il n'est pas impossible qu'elle espère, en mêlant ce monarque aux complications déjà nombreuses que présente la situation de l'Espagne, empêcher le Roi Ferdinand de donner un jour, si les circonstances le lui permettent, des institutions convenables à son peuple. D'un autre côté, nous savons qu'une des grandes objections de l'Angleterre à notre guerre contre ^ l'anarchie des Corlès, est l'intervention d'un Bourbon de France en faveur d'un Bourbon d'Espagne. Cette objection ne prendrait-elle pas de nouvelles forces, quand elle verra que les trois branches de la Maison de Bourbon semblent se réunir en faisceau et défendre, comme étant propres à leur maison, ses intérêts qui, en réalité, sont ceux de l'Alliance et de l'Europe. Je ne parle pas de l'éveil que pourrait donner cet incident aux vues de l'Angleterre sur la Sicile.

Je crois, M. le Comte, qu'il est nécessaire que vous voyiez l'Empereur, que vous lui donniez communication des deux pièces ci-jointes, et que vous lui développiez franchement les considérations que je viens d'indiquer. Ne lui laissez pas croire que nous supposions de mauvaises intentions à l'Autriche. Mais insistez sur le danger de ces combinaisons nouvelles que le principal ministre autrichien est souvent disposé à introduire dans ses plans politiques. Vous saisirez l'occasion pour dire à l'Empereur

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