Uiaute aux AfTaires Étrangères, Angleterre A16, f
Corrttpond»itce de Chtlenubriand. T. IV. 13
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vous, par un compromis adroit, convenir qu'il ne publierait pas cette pièce, à condition qu'il retrancherait des pièces de Vérone ce qui pourrait nons embarrasser à notre tour. Mais cela est d'une délicatesse extrême, et peut-être sera-t-il impossible de toucher ce .point. Quand je vous ai dit de ne plus causer, vous sentez bien qu'il n'est pas question des pièces que je vous envoie. Il faut bien que vous voyiez M. Canning pour les deux dépêches d'aujourd'hui.
Tout va bien ici et en Espagne. La misérable conspiration de quelques militaires qui veulent, comme ceux de Londres, aller rejoindre Fabvier n'a aucune racine. On les a arrêtés et tout est fini. H n'y a rien absolument à l'armée. Elle est superbe et brûle d'entrer en campagne. Voici maintenant une autre afTaire.
Ci-jointe vous trouvereii la proclamation que M. le Duc d'Angouléme publiera à Bayonne du 2 au 4 d'avril. Cachez-la bien, ne la montrez à personne au monde. Le courrier de lundi prochain 31 mars vous arrivera le jeudi 3 avril et vous portera l'ordre de communiquer la proclamation à M. Canning. Je vous dirai de plus si vous pouvez en donner une copie au New Times et au Courrier.
Cette pièce est très modérée et rentre dans les idées de M. Canning. Vous lui ferez valoir cette circonstance.
Au moment où je vous écris nous n'avons point reçu le courrier de Madrid qui nous annoncera vraisemblablement le départ du Roi pour Séville. Avant de fermer ma lettre, je vous dirai s'il y a quelque chose de nouveau.
Nous recevons un courrier de Madrid du 20. Le Roi est parti pour Séville. Les Cortès sont restées à Madrid, Il n'y a eu aucun mouvement populaire pour s'opposer au départ du Roi. *
]. CommuDicatioii dcM. de Monlbron.
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i063 31 mars 1823
Au vicomte de HarcelluB.
Je ne puis vous écrire qu'un mot. J'ai reçu votre dépêche n" 75 et votre petite lettre ce matin. Tout va bien ici comme à Londres, sauf cette malheureuse affaire de Guilleminot. Le Duc d'Angouléme ne veut pas à présent du Duc de Bellune pour Major gênéraL Nous ne savons pas comment cela s'arrangera, et c'est un déplorahle état la veille d'une invasion. Gardez cela pour vous seul. Ne montrez pas la proclamation à M. Canning. Je vous enverrai s'il le faut un courrier quand il sera temps de la communiquer.
Je vous écrirai aussi les deux mots que vous demandez pour votre acquittement. Renvoyez si vous voulez Beyerley. Je vous autorise à porter de petites sommes pour vos frais de services, pour renseignements et journaux.
Tout à vous.
Chatcagbriand.
Paris, 3f mars 1823. 1
Paris, le 31 mars 1823.
Vous m'exposez, Monsieur, par votre lettre du 24 février dernier, que votre santë s'est fort affaiblie depuis votre arrivée en Angleterre, et vous sollicitez un congé pour venir passer quelque temps en France où vous êtes d'ailleurs appelé par des affaires de famille.
D'après ces motifs je consens à vous accorder le congé que