Manuscrits des Dames de Saint -Cyr
152 CORRESPO^»'DANCE GÉNÉRALE.
la venir voir; nous en prendrions soin et de ses enfants \
Mursay est plus étourdi , mais il est joli ; il s'en va à l'académie^ et le roi lui donnera unepension quand il saura ses exercices ; nous verrons à le placer pour le mieux. Croyez que je traiterai l'un et l'autre comme mes enfants, et que rien ne leur manquera. Que leur bonheur vous console de l'état où vous éteset n'oubliez rienpouradoucir mon cousin; il est honnête homme, et il vous aime, ainsi j'espère que tout se passera avec douceur. Ou'il ne se prenne point à madame deFonmort de ce qu'elle a fait ; elle n'a pu le refuser ni à sa religion ni à mes prières; et je ne pouvois avoir votre fille sans elle. Je n'ai point voulu vous embarrasser entre votre mari et moi, et quoique je ne puisse croire que, dans le fond de votre cœur, vous n'ayez de la joie de ce que j'ai fait, je connois votre tendresse pour lui et l'importance d'altérer votre union. Recommandez tout à Dieu et écrivez-moi souvent.
LETTRE CCXXXVI
A M. L'ABBÉ G0BEL1N2
A Saint-Germaiii, ce 28 janvier 1681.
Si j'étois à Paris, je vous verrois souvent, car je vous avoue que l'on ne peut être ni plus touchée ni
1. On voit par celte lettre et les autres de même penre que, si madame de Mainlenon avait eu des torts dans cette affaire, elles les rachetait par une grande affection pour les enfants de Villetle,