Manuscrits des Davies de Saiut-Cyr
A M. d'aubigné ('1G8I). J53
plus occupée de votredouleur que jelesuisS et qu'il n'y a rien que je ne fisse pour la soulager. Je sais bien que voire résignation est le plus solide remède, mais s'il empêche de se plaindre et de murmurer, il n'empêche pas l'impression de la douleur, ni que le cœur se llétrisse dans une perte aussi grande que celle que nous venons de faire. Traitez- vous donc comme vous traiteriez un autre à qui vous conseilleriez la diversion, et croyez que je suis votre amie pour toujours et à toute épreuve. Plût à Dieu que ces assurances vous pussent être de quelque consolation, et que je pusse en quelque façon remplacer ce que Dieu a voulu nous ôter, et dont je vois la grandeur de la perte à tous les moments du jour.
LETTRE GGXXXYII
A M. D'AUEIGNÉ, A COIGNAC-'.
A Saint-Germaiii, ce 'j février 1681.
Tous savez trop bien que je ne me mêle de rien pour croire que j'aie voulu mettre mademoiselle de R. . . auprès de Madame la Dauphine. Madame d'Albret en a eu le dessein et me la amenée dans ma chambre, où je l'ai reçue avec la considération et l'intérêt que je prendrai toujours à tout ce qui portera le nom
1. L'aljbé Gobclin venait de perdre Le Ragois, son nevin. Cet estimable savant, qui avait de grandes qualités de cd'ur, fut frèsregretté de n.adame de Maintenon. On lui donna pour successeur dans l'éducatioa du duc du Maine M. Clievreau, dont nous parierons plus loin.