Autographe û\i cabinet de M. Feuillet de Conciles
174 CORRESPO>'DANCE GÉNÉRALE.
point. Je voudrois de tout mon cœur pouvoir leur marquer Testime et l'amitié que j'ai pour eux.
Je suis ravie que vous soyez content de votre femme, et qu'elle ne perde pas sa piété dans un âge oii elle a d'ordinaire peu de solides fondements, et dans la province où il y a peu de dévotion. Dieu la bénira en tout, et elle n'aura point fait une méchante affaire en vous épousant, si elle devient une personne raisonnable. Il faut que par honnêteté et par intérêt elle ménage ses parents. J'allai deux, heures h Paris avant de venir ici, et je trouvai moyen de faire une visite à Taveugle'. Si j'avois un peu plus de loisir, je vous mitonnerois bien cet homme-là. Vous viendrez à Paris, quand vous le jugerez à propos; mais vous me trouverez toujours disposée à vous y aider en tout ce que je pourrai. M. Viette a peu de loisirs, mais je ne le laisserai pas en repos sur vos affaires ; il faut prendre patience, tout ira bien, et vendre votre maison de Sainl-Gloud qui ne vous rapporte rien.
Je n'oublierai rien pour obtenir ce que vous désirez de M. Golbert; nous retournerons bientôt à la cour.
Je ne réponds point à tout ce que vous me dites sur la guerre et sur les emplois; la paix va finir tous ces projets-là^, du moins on en a de grandes espérances.