LETTRE CCXLVIII
A M. DE MOXTCHEVREUIL, A EARÉGES 2.
Versailles, le 2 7 mai 16S1.
On dit, monsieur le marquis, que vous ne recevez pas nos lettres ; la perte seroit médiocre, mais je n"aimeroispasque vous crussiez que je vous ai oulilié, il n'y a que trop d'endroits qui m'en font souvenir. Celui de mon dîner passe la raillerie ; je suis maigrie de la moitié depuis que vous êtes parti ; mes repas se passent tète à tête avec mademoiselle de Mursay, en silence ou en réprimandes; ni l'un ni l'autre n'excitent l'appétit, et si vous ne revenez bientôt, je deviendrai étique. On dit que M. votre cbirurgien, car dans ce moment j'ai oublié son nom, veut baigner mon mignon à Bagnères, parce que Baréges n'est pas encore accessible : c'est une étrange raison et à la-
1 . La neaunielle ajoute et invente : « Et dont vous avez l'inibécillilé de rougir. Mais aussi vous venez un hùpilal bien entretenu, des nianu factures florissantes, nos vieillei bien \êtues et notre école de cliarité qui va fort l»ien. Madame de Moiitospan babille les pauvres et les autels. »