A M. LE DUC DU MAI^E 'JGSP
thelol. Je voudrois pour l'affaire que je viens de faire pour vous que vous me permissiez d'employer les cent pistoles que je vous dois^ en habits pour madame d'Aubigné.
J'ai bien de la joie de la conversion de M. de Vaux ; je vous prie de lui en faire mes compliments. Poignette est bonne catholique; M. de Marmande l'est aussi ; M. de Souche fit abjuration il y a deux jours; on ne voit que moi dans les églises conduisant quelque huguenot. Ne soyez point en peine de ma santé, elle est souvent délicate, mais je n"ai jamais de vraie maladie.
Nous partons mardi ; on dit aujourd'hui que c>st pour Metz * ; vous savez avec quelle tranquillité je me dispose aux voyages; j'ai mon équipage tout prêt et j'espère qu'il ira gaiement; je serois bien aise que vous vinssiez chez Turluer pendant notre absence.
Adieu; personne ne songe à vous brouiller avec moi, ni ne pourroit en venir à bout. Madame d'Aubigné ne m'écrit guère; je l'embrasse de tout mon cœur.