‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 277 sur 337 · Madame la Dauphine était aussi à Valenciennes · texte numérisé non relu

Madame la Dauphine était aussi à Valenciennes

appliquées absurdement au refus que madame de Maintenon fit à celte époque de la place de dame d'honneur de la Dauphine, place devenue vacante par la mort de la duchesse de Richelieu. Le roi, pour mieux cacher son mariage, avait offert cette place à madame de Maintenon, qui aurait pu l'accepter sans inconvénient, puisqu'elle garda celle de dame d'atours. Elle la refusa « noblement et généreusement, » dit Dangeau. Et madame de Caylus, qui n'avait alors que douze à treize ans, ajoute : « Ce refus fit beaucoup de bruit à la cour; on y trouva plus de gloire que de modestie, et j'avoue que mon enfance ne m'empêcha pas d'en porter le même jugement. Je me souviens que madame de Maintenon me fit venir à son ordinaire, pour voir ce que je pensois; elle me demanda si j'aimerois mieux être la nièce de la dame d'honneur que la nièce d'une personne qui refuseroit de l'être. A quoi je répondis sans balancer que je trouvois celle qui refusoit infiniment au-dessus de l'autre ; et madame de Maintenon, contente de ma réponse, m'embrassa. » {Souvenirs^ p. i io de l'édit. de 1806.)

A M. DAUBIGNÉ, A COIGNAG ^

A Versailles, ce 18 juin 1684.

J'étois si malcule à Yalenciennes quand je reçus la lettre où vous me proposiez de venir à Paris que je n'y pus répondre, mais je chargeai Manceau de vous mander que vous pouviez, et dans l'absence de la cour et dans tous les temps, faire ce que vous voudriez. Je vous ai conseillé de ne vous pas établira Paris, parce qu'il me paroît qu'il seroit bizarre que vous fussiez à portée d'un grand commerce avec moi, et que vous n'en eussiez pas^; mais un conseil n'est

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