‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 29 sur 337 · Autofjra^'hr du cabinet de M. Feuillet de Condies · texte numérisé non relu

Autofjra^'hr du cabinet de M. Feuillet de Condies

mariage, puisqu'il est fait; Dieu l'a permis; songez à votre salut, réjouissez-vous, ne jouez point du tout, si vous m'aimez, et épargnez. Jouissez du loisir, du repos et de la liberté, et surtout, mon cher frère, opposez-vous à une mélancolie qui est votre pente naturelle. Yenez ici quand vous voudrez; ou à Saint- Germain, s'il vous est plus commode; cela n'importe, vous ne manquerez point de gens qui vous présenteront. Si vous devenez chagrin, vous m'en allez donner, car je vous aime plus tendrement que je ne vous le dis, et je revins l'autre jour ravie de ce que je vous trouvai plus sain et plus gai. Songez, mon cher frère, en quel état nous sommes nés, et nous nous trouverons heureux ^

Je meurs d'envie de faire plaisir à M. Legois; mais il voudroit que je fisse tout et je n'ai pas le temps de lui chercher condition ; il faut qu'il me présente des moyens de le servir et je n'en négligerai aucun; c'est tout ce que je puis.

LETTRE GLXVIir-

A M. D'AUBIGNÉ, A GOIGxNAG K\

A Saint-Germain, ce 2 avril 1678.

Je trouvois bien mauvais de ne pas recevoir de vos

1 . Les misères de son enfance avaient fait une si profonde impression sur madame de Maintenon qu'elle en garda toujours le souvenir.

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