Lettres de Bussy-Rnbutin, t. IV, p
2. Autographe lire des archives de la maison de Xoailles, à la bibliothèque du Louvre.
A M. d'aubiCtNé (1679). 53
rosse; mcst je vousdrest bien qifil ne fii>t pas sy cher c'a voslre ordinesre^
LETTRE CLXXYIII
Saint-Germain, ce jeudi saint, 30 mars, à l" heures du matin.
Je suis bien fâchée du mal de raadame d'Aubigné, et de l'embarras que vous en avez. J'aurois souhaité qu'elle eût passé l'été avec moi soit à Barège ou à Clagny, et rien n'est plus dangereux pour elle que d'avoir passé de la mauvaise éducation à être sa maîtresse, à l'âge qu'elle a. Cependant il n'y a pas de remède, et tant que je serai où je suis, il ne faut pas compter sur moi. Il faudra voir ce que nous ferons d'elle; mais une femme de seize ans n'est pas d'un petit embarras; et je vous admire de vouloir aller courir le pays, et la laisser au hasard de ce qui en arrivera; nous aurons le temps d'y penser. Je parlerai à M. Fagon si vous voulez pour qu'il vous donne quelque médecin de sa connaissance, et auquel il put donner ses avis pour la santé de madame d'Aubigné, car pour lui il ne faut pas compter qu'il puisse aller souvent à Paris.
Madame de Montespan me paroi t fort contente de vos soins et de votre procédé en tout.
1. Suscription : u Est pour madame {sic) le duc de Nouailles. »
2. Autographe du cabinet de M. Feuillet de Conclies. — La Beaumelle a fait de cette lettre et des deux suivantes une seule lettre qui n'a pas deux pages; c'est-à-dire qu'il a abrégé le texte de telle sorte qu'il en reste à peine le sens général.
o4 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE.
Je verrai M. Colbert quand il le faudra; soyez en repos là-dessus.
Je ne vous dis rien encore sur noire voyage, ne sachant comment je le ferai; s'il n'y avoit que M. du Maine, on pourroit suivre la voiture ; mais si les petits marchent, c'est un embarras qui ôte tout plaisir et toute commodité. Il y a du temps d'ici au 15 ou 20 de mai, et il n'en faut pas tant pour tout changer \
Bonjour, je vous plains tout à fait de voir toujours souffrir une personne que vous aimez.
LETTRE CLXXTX
A M. DAUBIGNÉ, A PARIS «.
A Sainl-Germain, ce vendredi, avril 1679.
Il me semble que vous avez assez de loisir pour que je vous donne une commission; je vous prie donc de me chercher chez Gautier et chez Gayot un beau damas bleu; je ne le veu\ ni pâle ni turquin, mais fort et beau ; il ne m'en faudroit que deux cents aunes; quand vous en aurez vu, envoyez m'en quelques échantillons, dont les morceaux soient un peu grands, afin que j'en puisse bien juger.
Je vous prie aussi de dire à Laleu, mon marchand de dentelles, de me faire un échantillon de campane bleue, blanche et noire, et un autre couleur d'or