Auiogrupht du cabinet de M. Feuillet de Conciles
3. Toute la maison de la Dauphine partit de Saint-Germain le 25 janvier pour aller au-devant de cette princesse qui devait arriver par Strasbourg.
ne m'a point encore manqué. J'ai laissé la moitié de mes bardes à ^ancy, pour soulager les mulets; tout va bien, et si je demeure, ce ne sera pas manque d'argent. Remerciez-en bien M. Brillon, je vous prie, et lui dites de ma part de me conserver sa bonne volonté pour une autre fois, que je pourrai fort bien en avoir besoin. Il est vrai que je n'ai pu résister à la tentation d'emmener ?sanon, quand je la vis ébranlée; elle s'en trouve fort bien, et j'espère que vous réparerez le tort que son absence me pourroit faire à Paris. Vous avez un mémoire assez exact, suivezle, je vous prie. Je crois qu'il faudra préparer mon logement bientôt après que le roi sera en marche pour Châlons : il faudra que vous ayez la bonté d'y mener mademoiselle de la Harteloire, et de tout faire faire devant vous; ce sera un peu d'ennui dans la solitude où sera Saint-Germain; mais je suis persuadée que vous feriez quelque chose de plus difficile pour moi.- Il me faut un feu doré et que la grille en soit très-grosse, car j'aime le grand feu préférable ment à toute sorte de délicatesses; je vous demande aussi un miroir et de faire porter en même temps tout ce qui est chez vous, qui peut m'être bon à Saint-Germaine II seroit de mauvais sens d'acheter tout neuf partout, et d'avoir Maintenon et Paris meublés, où je n'irai guère. La maison dont M. Brillon nous parle me fait fort grand plaisir.
Je vous prie de faire mes compliments à madame de Coulanges et de lui dire qu'elle aura de mesnou-
1 . Madame de Maintenon allait être obligée de recevoir, comme dame d'atour, et elle meublait son appartement.
A M. d'aubigné (1680). iOo
velles quand j'aurai vu inadauie la Daupliiue. Mille amitiés à madame d'Aubigné, et pour vous, monsieur, croyez que je suis persuadée que notre amitié doit être égale et que je crois qu'elle l'est aussi. Adieu.