‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 88 sur 337 · Collection de La Deaumelie, édit. de Nancy, t. I, p. IG · texte numérisé non relu

Collection de La Deaumelie, édit. de Nancy, t. I, p. IG

avoue que M. de Louvois est un homme plus dangereux que le prince d'Orange ; mais c'est un homme nécessaire. Madame de Montespan a d'abord pleuré, ensuite fait des reproches , enfin a parlé avec hauteur. Elle s'est déchaînée contre moi selon sa coutume. Cependant elle lui a promis de bien vivre avec moi. Pour son honneur, elle devroit du moins sauver les apparences. La Feuillade s'est brouillé avec Colbert, et réconcilié avec Louvois. Le prince de Marsillac trompe toute la cour. La duchesse du Lude se tient au grand nombre ^ Madame de Kochefort est entrée dans les pieuses intentions de madame la dauphine. Madame Dufresnoy - veut me persuader que le roi me trompe ; et quel intérêt auroit-il à me tromper. Mes amis ne me laissent pas le temps de respirer; je suis plus contente de la discrétion de mes parents. Je vous attends après demain à Main tenon •'•.

édit. d'Air-sterdaQi, t. 1, p. 7 2. Louis Racine met en marge : très-fausse. Celle lellre est la suite du roman précédent : le 23 août, la cour, Louis XIV, madame de Maintenon élaienl à Stenay !

1. Qu'est-ce que tout cela veut dire? C'est avec ces grands noms et ces mots énigmatiques que La Beaumelle abuse de ses lecteurs.

2. Encore madame Dufresnoy ! que madame de Maintenon ne connaissait pas et dont elle n'a jamais parlé. 11 y a la Dufresnoij ! dans redit, de Nancy.

3. Madame de Maintenon attend après-demain madame de Frontenac à Maintenon, et elle est alors en voyage et à Slenay avec la cour!

A MADAME DE FROMEXAC (1680). 123

LETTRE CCXVII (La B.)

Je SUIS ilevoi-ée de chagrins : je m'étois flattée qu,. madame de Montespan cesseroit de me persécute!que je pourrois enfin faire paisiblement mon salut auprès dune princesse, qui donne à toute la cour un exemple bien admiré et bien peu suivi... Elle Ve=t me commodée avec le roi'; Louvois a fait cola. Elle n\ nen oublie pour me perdre : elle a fait de moi le por-

he t '"^^-fff."^- ^^0" Dieu : que votre volonté soit faite ! El e vmt h.er chez moi, et m'accabla de reproches et d injures; le roi nous surprit nu milieu d'une

conversation qui a mieux fini qu'elle u a commencé. Il nou= ordonna de nous embrasser et de nous aimervous savez que ce dernier article ne se commandé

iie la paix a ! Europe que de la donner à deux femmes et que nous prenions feu pour des bagatelles.

l.ËdU.deNanc, ,.,,,,. ,c,3^,jj,,,, p. Ta. — Três-/„„sse, dil L. Hacine '

Page 1