C'est la bataille de Zenta, gagnée par le prince Eugène
3 . n venait d*être élu roi de Pologne par la m^orité de la diète ; mais la minorité ayant élu l'électeur de Saie, il fut fpreé 4' Abandonner ses prétentions et revint en Fraoce.
3. Le mariage de mademoiselle d'Aubigné, sa nièce, avee M. le comte d'Ajen, fils aîné du maréchal de Noaillcs. Qe mariage n'eut lieu que le 1*i^ avril suivant.
4. Collection de la Beaumelle, édition dfi Nancy, t* Hf p. 70;. édition d'Amsterdam^ t. II, p. 14 S. — tuBeaunielle ne met pfs
cent mille livres, jusqu'à ce que son affaire soit jugée par des arbitres. Le cardinal de Furstemberg ne sera point abandonné, quoiqu'on soit peu content de lui; il m'a écrit des lettres fort pressantes ; et le roi en a été toucbé. Enfin nous respirons, nous n'aurons plus que notre salut à faire; je remercie Dieu tous les jours des sentiments de paix qu'il inspire au roi ; c*est une grande grâce pour lui et pour son peuple; vous savez combien il en étoit autrefois éloigné; la dévotion rend le cœur tendre sut le malheur des hommes, et l'esprit éclairé sur les objets de la véritable gloire. Vous ne le croyez pas encore; puissiez-vous l'éprouver un jour!
LETTRE CDLXXXI
A M. L* ARCHEVÊQUE DE PARIS»
7 octobre 1697.
J'ai lu, ou pour mieux dire, parcouru le règlement des religieuses, dont j'espère de grands biens et qui les fera, je crois, un peu crier. Deux seuls endroits m'ont paru sévères; l'un de déf^dre toute sorte de déclamation aux pensionnaires, et Tautre de défendre rentrée des tailleurs.
M. de Meaux est ici, plein de confiance sur la con-
de date à cette lettre qu'il invente, mais avec des faits vrais. Ainsi il est certidn que, dans les négociations du traité de Ryswick, le roi intervint dans les différends de Madame avec l'électeur palatin et qu'il fût réglé que celui-ci lui donnerait tous les ans 300,000 livres. Mais eUe n'a pu écrire à madame de Saint-Géran, exilée et disgraciée : « La dévotion rend le cœur tendre, etc. Vous ne le croyez pas encore : puiseies-vous l'éprouver un jour ! » f . Autographe du cabinet de M. de Gambacérès.
A M. l'archevêque DB PARIS (4697]. i85
damnation da livret Le roi a parlé à M. le nonce comme vous Tavez jagé nécessaire.
J'ai vu, monseigneur, voire lettre au roi; elle est à souhait. Votre style est doux et fort. Il vaut mieux dans chaque occasion lui dire ainsi quelque chose que de trop charger. II est charmé de votre manière d*écrire, et il a raison.
M. de Meaux m*a donné de la part de M. de Reims Tordonnance qu'il a faite contre les jésuites^. Elle fera du bruit et embarrassera le roi.
Je n*ai pu encore lui montrer la lettre du bon père. Il m*est venu voir et ne m'a parlé que du pur amour.
Il est très-bon, monseigneur, que vous fassiez donner vos lettres au roi, sans affectation, tantôt par Bontemps, tantôt par moi. Mais vous ne devez pas vous faire une affaire de m'en adresser sans qu'il y eût le moindre mot pour moi. Tous mes amis en usent ainsi, et vous êtes au-dessus de tous mes amis.
LETTRE CDLXXXII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS K
A SainUCyr, le jour de la Toussaist, 1697.
Je croyois que le roi avoit brûlé le papier que vous lui aviez laissé ; mais il me le rendit hier quand
1. Le pape avait confié Texamen des Maximes des Saints à dix coMulteurs qui se partagèrent. Alors il recourut à la congrégation des cardinaux du saint- office.
2. Voir sur cette ordonnance et la querelle qui s'ensuivit Saint- Simon, t. 111, p. 126.