Àuiographe du cabinet de M. de Gambacërès
lU.
i86 CORRESPONDANCE aÉNÉHALB.
je lui dis que vous le demandiez. Ni lui ni moi, monseigneur, ne pouvons juger si, dans ce discours, vous dites ce qu'il faut contre le jansénisme; mais on ne peut pas nier que vous n'y parliez sans ménagement contre les jansénistes, et que vous ne les traitiez d'hérétiques, de révoltés, de gens de mauvaise foi, etc.
Je ne puis vous dire combien je suis touchée de vos peines; il me semble qu'elles sont encore aug^ mentées ; c'est à vous à vous apprendre à les suppor-* ter. On ne le peut que par une soumission entière à la Providence, qui veut ou qui permet des choses si opposées à vos inclinations. Quoi qu^il arrive, monseigneur, je ne me départirai jamais des sentiments de respect, d'estime et de vénération que je vous dois. Ils sont fondés sur la vérité de votre vertu, ainsi ils ne peuvent changer.
LETTRE CDLXXXIII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS «
6 novembre 1697.
Je viens d'achever, monseigneur, l'admirable instruction que vous nous avez faite. Il ne m'appartient pas d'avoir un avis; mais il m'est permis d'en être charmée et d'en faire ma lecture fréquente pour mon édification particulière et pour instruire ceux dont je suis en quelque façon chargée.
Ceux qui jusqu'ici ont écrit contre le quiétisme