Manuscrits des Dames de Saint-Cyr
l'ailes peu de cas de ce que vous faites, que vous craignez, que vous vous précaulionnez, que vous voulez en faire plus, et que vous n'appuyez la termelé de voire espérance que du hon côlé, ne comptant que sur Dieu, et n'oubliant pas votre fragilité.
LETTRE CXCV (La B.)
^ NOTE PBÉLIUlNAinË
La Beaumelle place ici une lettre de la reine d'Angleterre à madame de Maintenon, que je regarde comme apocrv^ilio. Nous trouverons plus tard un assez grand nombre de lettreâ authentiques do cette reine; elles diffèrent sensibleraent de celle-ci par le style et le tour des idées ; d'ailleurs, à la fin de 1089, la reine n'avait pas encore de Tamiliarilë avec madame de Muintenon.
Saint-CermEÛa, I" décembre IS99.
Puigque vous me traitez eu cérémonie en me faisant des excuses de n'avoir pas entièrement répondu à ma lettre, il est juste que je voua en fasse autant et encore plus. Je vous conjure de ne pas oublier de me rendre compte de votre santé par mon courrier sans vous donner lu peiui: de ai'ûcrirc; car je tTiiins OuviiiitLigt: votre peine que je nu suuliaite mon plaisir. Vous eonuoissez mon cœur, il aura toujours le môme; mon amitié pour vous ne peut ni diminuer ni augmenter. Je prie Dieu pour l'amour de vous qu'il vous ftisse une grande sainti' et pour l'amour dp moi que ce ne soit pas silût.